TRAITÉ DES LOIS, CicéronFiche de lecture

Le Traité des lois (De legibus) appartient à la série des œuvres politiques de Cicéron. Il fut sans doute rédigé à la suite du traité Sur la République (De re publica), écrit en 54 avant J.-C. Après avoir établi la meilleure forme de régime, Cicéron se propose en effet de rédiger les lois les mieux adaptées à celui-ci. Comme dans le De re publica, l'ouvrage se présente sous la forme d'un dialogue, mais réunissant cette fois Cicéron, son frère Quintus et son ami Atticus.

Buste de Cicéron, Ier siècle avant J.-C.

Buste de Cicéron, Ier siècle avant J.-C.

photographie

Cicéron, le plus grand orateur romain, s'est illustré en déjouant, lors de son consulat de 63 avant J.-C., la conjuration de Catilina en prononçant contre celui-ci quatre discours, les Catilinaires. Buste de Cicéron. Ier siècle avant J.-C. Marbre. Palais ducal, Mantoue,... 

Crédits : The Bridgeman Art Library/ Getty

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Trois livres nous sont parvenus : dans le livre I, sont examinés les fondements du droit véritable, situés dans la raison et la nature ; dans le livre II, sont exposées les lois concernant le culte et la religion ; dans le livre III, les lois concernant le droit public : magistrats, sénat. Plusieurs remarques, formulées dans le cours du dialogue, laissent penser que d'autres livres, aujourd'hui perdus, complétaient cet ensemble.

Une philosophie du droit

Avant de préciser quelles sont les lois les plus utiles à la communauté civique, Cicéron entend établir leur fondement, définir le juste véritable et « puiser le droit au cœur de la philosophie » (I, 5, 17). Il montre les limites du droit positif, inscrit dans les textes, car il ne saurait à lui seul fonder une justice digne de ce nom (I, 15, 42 ; II, 4, 10). Cette affirmation, sans cesse répétée dans le dialogue, conduit à rechercher dans la nature l'origine du droit et des lois. Le point de départ de ce système est la droite raison inscrite dans la nature, commune aux dieux et aux hommes, qui constitue la « loi véritable », antérieure à l'établissement de toute cité. Dans l'âme humaine, elle prend la forme de la vertu appelée « prudence », qui permet de distinguer ce qui est juste et injuste. De cette loi découle le droit véritable, lié à la ressemblance et à [...]


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  • : docteur d'État ès lettres, professeur agrégé à l'université de Paris-IV-Sorbonne

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Dans le chapitre « Le théoricien politique »  : […] Écrit en même temps, et faisant peut-être partie du même plan initial, le De legibus, qui ne fut publié que beaucoup plus tard, est une réflexion sur la philosophie du droit religieux et du droit « civil » dont la partie la plus intéressante est sans doute un véritable projet de Constitution présenté par Cicéron qui se met en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ciceron/#i_32316

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Pour citer l’article

Michèle DUCOS, « TRAITÉ DES LOIS, Cicéron - Fiche de lecture », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 septembre 2017. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/traite-des-lois/