SYLLOGISME

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Règles du syllogisme

Comment discerner un syllogisme concluant d'un syllogisme non concluant ? Aristote a recours à une procédure complexe qui, étant admis que les quatre modes par lui reconnus de la 1re figure sont « évidents », consiste à réduire chacun des syllogismes valides des autres figures à l'un de ces quatre modes fondamentaux (dits parfaits par Aristote). Dans une syllogistique axiomatisée, on obtient plus aisément les vingt-quatre modes concluants par l'application des règles suivantes : une prémisse au moins doit être affirmative ; si une prémisse est négative, la conclusion doit être négative, et une conclusion négative requiert une prémisse négative ; si les deux prémisses sont affirmatives, la conclusion doit être affirmative ; l'une au moins des deux prémisses doit être universelle ; si l'une ou l'autre des prémisses est particulière, la conclusion doit être particulière. Même si ces règles n'ont pas été expressément posées par Aristote, on se convaincra aisément que, dans la perspective « intuitive » qui était la sienne, elles ont pour elles une certaine évidence : le passage de l'universel au particulier et de l'affirmatif au négatif représente une sorte de « dégradation » qu'aucun raisonnement ne peut impunément remonter (d'où la difficulté que rencontre Aristote à mettre sous forme syllogistique l'induction, qui s'élève du particulier à l'universel).

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Pour citer l’article

Pierre AUBENQUE, « SYLLOGISME », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 juillet 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/syllogisme/