SARDAIGNE

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Le royaume de Sardaigne et le Risorgimento (1848-1860)

En 1848, non seulement le roi reconnut le mouvement libéral en accordant une Constitution, mais il accepta de se mettre à la tête du courant unitaire anti-autrichien. Mal préparée, menée sans alliés, l'offensive sarde en Milanais échoua en 1848 (à Custozza) et en 1849 (à Novarre). Charles-Albert abdiqua, mais son fils Victor-Emmanuel II (r. 1849-1878) conserva le Statuto (la Constitution) et fit ainsi du royaume le seul État libéral de la péninsule. Une équipe de ministres éminents : Balbo, Ratazzi, Siccardi, Azeglio, groupés autour de Cavour, entreprirent de préparer le royaume à la revanche et à l'unité italienne. L'Église fut dépouillée de ses privilèges et de ses biens. La Marmora réorganisa l'armée. La plaine piémontaise et la côte ligure furent dotées d'une économie moderne (au détriment des pays de montagne). Le chemin de fer et le tunnel du Mont-Cenis concrétisèrent l'alliance avec la France. À la suite de la campagne de 1859, le royaume de Sardaigne s'effaça en 1861 devant celui d'Italie auquel il servit de modèle. Cette promotion se paya néanmoins par l'abandon de Nice et de la Savoie et par l'oubli de la Sardaigne. La plaine (surtout piémontaise) libérale et capitaliste l'emportait définitivement sur la montagne conservatrice et archaïque, tout comme en Italie le Nord l'emportait sur le Sud.


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Pour citer l’article

André PALLUEL-GUILLARD, Pierre-Yves PÉCHOUX, « SARDAIGNE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 août 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/sardaigne/