SAINT-PIERRE-ET-MIQUELON

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Composé de huit petites îles, l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon couvre une superficie totale de 242 kilomètres carrés, à 20 kilomètres au large de Terre-Neuve (c'est le seul territoire français en Amérique du Nord). On y distingue deux groupes : Saint-Pierre et les petites îles proches (26 km2) ; Miquelon-Langlade, constitué par la Grande-Miquelon et la Petite-Miquelon (ou Langlade) (216 km2). Formées de roches paléozoïques recouvertes de dépôts glaciaires pauvres, elles sont soumises à un rude climat maritime frais : température moyenne annuelle de 6 0C, neige abondante, mer gelée en hiver, brume et vent violent presque permanent. De ce fait, elles offrent peu de possibilités à l'agriculture ; les habitants ne peuvent tirer parti que de l'exploitation de la faune marine, très abondante et très riche dans cette partie de l'Atlantique grâce au contact entre le courant froid du Labrador et le Gulf Stream.

Saint-Pierre-et-Miquelon [France] : carte physique

Saint-Pierre-et-Miquelon [France] : carte physique

carte

Carte physique de Saint-Pierre-et-Miquelon [France]. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Afficher l'atlas

Occupé par les Français depuis 1604, Saint-Pierre-et-Miquelon n'a pas cessé d'être français depuis lors, mis à part quelques brèves périodes d'occupation britannique. Il devient territoire d'outre-mer en 1946, département d'outre-mer en 1976, collectivité territoriale à statut spécial en 1985 et collectivité d'outre-mer depuis la loi constitutionnelle de 2003. La population est presque entièrement d'origine bretonne, normande et basque : elle s'élevait à 6 300 habitants en 2013, dont 625 à Miquelon-Langlade et 5 687 à Saint-Pierre. Avec un port en eau profonde, le chef-lieu, Saint-Pierre, était le centre de la vie économique, consacrée à la pêche de la morue et au conditionnement du poisson jusqu'en 1992, date à laquelle cette activité a disparu après la décision du tribunal arbitral de New York de restreindre la zone économique exclusive et d'interdire la pêche à Terre-Neuve. Le Canada, s'en tenant à cette décision, refuse toute extension des eaux territoriales de l'archipel, qui a entrepris une reconversion dans l'élevage des moutons. Le tourisme canadien et américain constitue une ressource non négligeable, mais l'économie de l'archipel est quasi paralysée.

—  Jean-Claude GIACOTTINO

Écrit par :

Classification


Autres références

«  SAINT-PIERRE-ET-MIQUELON  » est également traité dans :

OUTRE-MER FRANCE D'

  • Écrit par 
  • Jean-Christophe GAY
  •  • 6 567 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Des territoires éparpillés et inégalement peuplés »  : […] Sur les 12 millions de kilomètres carrés de l’empire colonial français de l’entre-deux-guerres, il n’en reste plus que le centième, dispersé dans les trois grands océans et dans les deux hémisphères (cf. carte ). Les trois départements français d’Amérique, la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane, ainsi que les petites collectivités de Saint-Martin, Saint-Barthélemy et Saint-Pierre-et-Miquelon r […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/outre-mer-france-d/#i_49483

Pour citer l’article

Jean-Claude GIACOTTINO, « SAINT-PIERRE-ET-MIQUELON », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 avril 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/saint-pierre-et-miquelon/