SAINT-PIERRE-ET-MIQUELON

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

La collectivité d’outre-mer de Saint-Pierre-et-Miquelon est le seul territoire français en Amérique du Nord. Situé à 4 000 kilomètres de l’Europe continentale et à 25 kilomètres du Canada (Terre-Neuve), cet archipel de 242 kilomètres carrés est composé de huit îles ou îlots, en bordure des Grands Bancs de Terre-Neuve, immenses plateaux sous-marins riches de nombreuses espèces de poissons, dont la morue. Saint-Pierre-et-Miquelon, pourtant à la même latitude que Nantes, connaît un climat froid (température moyenne annuelle de 5,7 0C sur la période 1981-2010 contre 12 0C pour Nantes), pluvieux, neigeux et venté, avec de surcroît une centaine de jours de brouillard par an, notamment en juin et juillet. Visité par des Paléoesquimaux avant notre ère, l’archipel fut occupé par des Amérindiens béothuks, un peuple autochtone définitivement éteint peu après l’arrivée des Européens vers 1520. Les premières installations permanentes de ces derniers ne datent toutefois que du début du xviie siècle. Elles sont le fait de pêcheurs normands, bretons et basques pratiquant la chasse à la baleine. Français et Britanniques se disputent la souveraineté sur l’archipel au siècle suivant. Il faut attendre l’année 1816 pour que son rattachement à la France soit définitif.

Saint-Pierre-et-Miquelon [France] : carte physique

Saint-Pierre-et-Miquelon [France] : carte physique

Carte

Carte physique de Saint-Pierre-et-Miquelon [France]. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Afficher l'atlas

La pêche a été la raison d’être de la colonie dont l’économie fluctue selon les incertitudes de l’industrie morutière, hormis pendant la période de grand enrichissement lié à la prohibition de l’alcool aux États-Unis, de 1919 à 1933, au cours de laquelle Saint-Pierre-et-Miquelon joue le rôle de centre de transit pour le trafic. Après la Seconde Guerre mondiale, la pêche est relancée par l'installation d’une flotte industrielle locale avec transformation sur place. Mais un contentieux franco-canadien prend naissance à la fin des années 1960 et aboutit à une révision des frontières maritimes en 1992, par décision du tribunal d’arbitrage de New York qui cir [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 2 pages


Écrit par :

  • : agrégé de géographie, professeur des Universités, université de Nice Sophia-Antipolis

Classification


Autres références

«  SAINT-PIERRE-ET-MIQUELON  » est également traité dans :

OUTRE-MER FRANCE D'

  • Écrit par 
  • Jean-Christophe GAY
  •  • 6 567 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Des territoires éparpillés et inégalement peuplés »  : […] Sur les 12 millions de kilomètres carrés de l’empire colonial français de l’entre-deux-guerres, il n’en reste plus que le centième, dispersé dans les trois grands océans et dans les deux hémisphères (cf. carte ). Les trois départements français d’Amérique, la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane, ainsi que les petites collectivités de Saint-Martin, Saint-Barthélemy et Saint-Pierre-et-Miquelon r […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/outre-mer-france-d/#i_49483

Pour citer l’article

Jean-Christophe GAY, « SAINT-PIERRE-ET-MIQUELON », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/saint-pierre-et-miquelon/