RÉACTION, chimie

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Le terme « réaction » vient de ce que, aux xviie et xviiie siècles, les chimistes analysaient les substances en observant leur réponse à l'action d'un réactif. Ils donnaient ainsi des réponses expérimentales à des questions telles que : la substance inconnue X se dissout-elle dans l'eau ? dans l'alcool ? dans de la soude ? Que se passe-t-il si je la chauffe dans un creuset avec de la potasse ? Les acides l'altèrent-ils ?

Mais le mot réaction, tel que la chimie l'adopta sous l'influence de la mécanique newtonienne, où le dualisme action-réaction joue un grand rôle, a une origine bien plus ancienne, qui se trouve dans les traductions médiévales en latin des textes d'Aristote. Les philosophes scolastiques usaient des deux couples de termes antinomiques, action-passion et réaction-repassion. Seuls les trois premiers de ces mots ont survécu jusqu'à nos jours.

Nous n'en sommes plus là, et la réaction se définit à présent comme transformation d'un édifice microscopique existant. Elle est la modification des positions relatives des atomes, à la suite de la rupture d'une ou de plusieurs liaisons ou de l'établissement de nouvelles.

Réaction, transformation, équilibre

Un exemple d'une telle transformation est la formation d'acide chlorhydrique HCl à partir du dihydrogène H2 et du dichlore Cl2, qui répond donc à l'équation : H2+Cl2 → 2HCl (lire « une molécule de dihydrogène H2 se combine avec une molécule de dichlore Cl2 pour produire deux molécules d'acide chlorhydrique HCl »).

Des milliers de réactions chimiques s'opèrent à chaque instant dans l'organisme, en particulier pour transformer les aliments en énergie. D'autres se font en usine, par exemple la synthèse de l'ammoniac NH3 à partir du diazote N2 et du dihydrogène H2, dont l'équation s'écrit : N2+3H2→ 2 NH3, et qui s'effectue grâce au procédé que mirent au point, au début du xxe siècle, les Allemands Fritz Haber et Carl Bosch. Ce procédé exige une catalyse, ainsi que des températures et des pressions élevées au sein du réacteur.

Or toute réaction chimique, surtout celles qui se dérou [...]

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Écrit par :

  • : professeur honoraire à l'École polytechnique et à l'université de Liège (Belgique)

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ABZYMES

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BIOÉNERGÉTIQUE

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Dans le chapitre « Les conversions d'énergie »  : […] Les réactions biochimiques se déroulant à température sensiblement constante, les processus biologiques d'utilisation de l'énergie ne provoquent proportionnellement pas une augmentation d'entropie aussi importante que les machines thermiques qui fonctionnent en utilisant une différence de température, suivant un principe complètement différent. Tandis que, dans un four solaire, la lumière absorbée […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bioenergetique/#i_93772

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CHIMIE THÉORIQUE

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Dans le chapitre « Le rôle de la symétrie dans le contrôle des réactions chimiques »  : […] C'est principalement aux savants américains Woodward (prix Nobel 1965) et Hoffmann (prix Nobel 1981) ainsi qu'au chimiste japonais Fukui (prix Nobel 1981) qu'incombe la découverte du rôle joué par la symétrie des fonctions d'onde dans le contrôle des chemins de réaction. Il s'agit, dans le cas présent, de la symétrie spatiale des orbitales moléculaires. Woodward et Hoffmann ont considéré la réacti […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chimie-theorique/#i_93772

CINÉTIQUE CHIMIQUE

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Étant donné un système chimique comprenant des composés chimiques, dans un état physique quelconque et répartis selon une localisation quelconque, on dira que ce système est chimiquement inerte si aucun des composés présents ne se transforme dans sa nature chimique. Dans le cas contraire, on est en présence d'un système réactionnel qui subit une transformation chimique. Si les composés se transf […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cinetique-chimique/#i_93772

COORDINATION (chimie) - Composés de coordination

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DEUTÉRIUM

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En 1932, H. C. Urey, F. G. Brickwedde et G. M. Murphy mettent en évidence l'existence du deutérium, isotope de l'atome d'hydrogène, en analysant les raies du spectre de Balmer issues d'un résidu lourd de distillation fractionnée d'hydrogène liquide. Ces résultats furent confirmés la même année par W. Bleaknay à l'aide du spectrographe de masse. Le deutérium est un isotope stable, de numéro atomiq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/deuterium/#i_93772

DOUZOU PIERRE (1926-2000)

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Biologiste français, promoteur et acteur d'approches originales aux frontières de l'inanimé et du vivant, Pierre Douzou a marqué de sa personnalité attachante la politique scientifique de la France pendant plusieurs décennies. Né à Millau (Aveyron) le 25 août 1926, Pierre Douzou mène tout d'abord, à l'école du service de santé des armées de Lyon, des études supérieures de pharmacie et, en parallèl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-douzou/#i_93772

EIGEN MANFRED (1927-2019)

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  • Georges BRAM
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Chimiste allemand né le 9 mai 1927 à Bochum, Manfred Eigen suit les cours de physique et de chimie de l'université de Göttingen, qui lui décerne un doctorat en 1951. Assistant de physique et de chimie dans cette université, il rejoint en 1953 l'Institut Max-Planck de chimie-physique, qui venait de s'installer à Göttingen, dont il va devenir directeur en 1957. Eigen étudie les réactions très rapide […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/manfred-eigen/#i_93772

ÉLECTROCHIMIE

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Dans le chapitre « Courant d'électrolyse et loi de Faraday »  : […] La conversion électrolytique d'une espèce, selon une réaction électrochimique mettant en jeu n électrons, implique une proportionnalité entre la quantité d'électricité Q nécessaire et la quantité de matière (N molécule) transformée. La constante de proportionnalité F est le faraday, soit 96 487 coulombs/mole : Le courant d'électrolyse d'une électrode de surface unité peut […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/electrochimie/#i_93772

ENZYMES

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
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Dans le chapitre « Les principaux mécanismes réactionnels impliqués »  : […] Les réactions chimiques catalysées par des enzymes sont dues à la mise en œuvre locale, à l'intérieur du site actif, d'un mécanisme ou d'une combinaison de mécanismes réactionnels par ailleurs classiques en chimie organique, mais qui dans ce dernier cas sont réalisés sur une surface ou en solution et indépendamment de la spécificité moléculaire qui demeure le caractère distinctif des enzymes. On […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enzymes/#i_93772

FERMENTATIONS

  • Écrit par 
  • Claude LIORET
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Dans le chapitre « La fermentation alcoolique »  : […] La fermentation alcoolique est la plus anciennement étudiée. Elle correspond à la transformation des sucres en alcool éthylique et anhydride carbonique. Elle est utilisée pour la fabrication de toutes les boissons alcooliques (en particulier le vin). Par le gaz carbonique dégagé, elle intervient dans la levée de la pâte en boulangerie et en pâtisserie. Lavoisier montra que les quantités de carbon […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fermentations/#i_93772

FONCTION, chimie

  • Écrit par 
  • Pierre LASZLO
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En chimie, la signification du mot « fonction » est proche de celles de l'indice pour le détective, ou de la caractéristique pour l'historien de l'art, et non de l'acception qu'il a pour un mathématicien ou un biologiste. La fonction est en effet un atome, ou le plus souvent un groupement d'atomes ou groupement fonctionnel, montrant une palette caractéristique de réactions. Par exemple, la foncti […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fonction-chimie/#i_93772

FORMULE, chimie

  • Écrit par 
  • Pierre LASZLO
  •  • 1 539 mots

Dans le chapitre « Équation chimique »  : […] L'équation chimique fait intervenir uniquement la formule brute, celle au contenu informationnel le plus pauvre. Un exemple en est CO 2  + H 2 O = H 2 CO 3 . Cette équation exprime une réaction, par laquelle une molécule d'eau s'additionne à une molécule de gaz carbonique. Cette équation est muette sur la géométrie du processus, puisque la molécule du produit H 2 CO 3 est évoquée seulement par s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/formule-chimie/#i_93772

GÉNIE CHIMIQUE

  • Écrit par 
  • Henri ANGELINO, 
  • Henri GIBERT, 
  • Pierre PIGANIOL
  •  • 7 784 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « Cinétique chimique »  : […] De manière très générale, la formation ou la disparition d'un composé par transformation chimique ou biochimique peut être décrite par un schéma réactionnel du type : On peut la suivre au cours du temps en observant l'avancement ξ de la réaction, ξ étant défini par l'une ou l'autre des équations suivantes : où [A], [B] , ...[X], ...[Y] désignent les concentrations molaires. La vitesse de réactio […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/genie-chimique/#i_93772

HERSCHBACH DUDLEY ROBERT (1932- )

  • Écrit par 
  • Georges BRAM
  •  • 329 mots

Chimiste américain né le 18 juin 1932 à San Jose (Californie). Après des études de chimie à l'université Stanford (Palo Alto, Californie), Dudley Robert Herschbach prépare à l'université Harvard (Cambridge, Massachusetts) un doctorat en chimie physique qu'il soutient en 1958. Il est nommé assistant en 1959, puis, en 1961, professeur associé à l'université de Berkeley (Californie). En 1963, il reto […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dudley-robert-herschbach/#i_93772

HINSHELWOOD CYRIL NORMAN (1897-1967)

  • Écrit par 
  • Georges BRAM
  •  • 243 mots

Physico-chimiste britannique né et mort à Londres. Cyril Norman Hinshelwood fait ses études à l'université d'Oxford où il obtient son doctorat et où, nommé professeur en 1937, il va effectuer toute sa carrière. Hinshelwood a considérablement contribué par ses recherches au développement des aspects théoriques et pratiques de la cinétique chimique. Dès 1923, il s'intéresse à l'étude cinétique des r […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cyril-norman-hinshelwood/#i_93772

HOFFMANN ROALD (1937- )

  • Écrit par 
  • Georges BRAM
  •  • 323 mots

Chimiste américain d'origine polonaise né le 18 juillet 1937 à Złoczów (Pologne). Rescapé des massacres antisémites nazis, Roald Hoffmann peut, avec sa mère, quitter la Pologne en 1946 ; il arrive finalement aux États-Unis en 1949. Il effectue ses études supérieures à l'université Harvard (Cambridge, Massachusetts), où il obtient, en 1962, un doctorat préparé sous la direction de William Nunn Lips […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roald-hoffmann/#i_93772

LEE YUAN TSEH (1936- )

  • Écrit par 
  • Georges BRAM
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Chimiste américain d'origine taïwanaise né le 19 novembre 1936 à Hsin-chu. Après des études de chimie à Taiwan, Yuan Tseh Lee va préparer à l'université de Californie, à Berkeley, un doctorat en dynamique moléculaire qu'il obtient en 1965. En 1967, Il rejoint l'équipe de Dudley Robert Herschbach à Harvard (Cambridge, Massachusetts) où, en dix mois, ils mettent au point le réacteur « à jets croisé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/yuan-tseh-lee/#i_93772

LUMINESCENCE

  • Écrit par 
  • Séverine MARTRENCHARD-BARRA
  •  • 3 907 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Chimiluminescence, bioluminescence »  : […] Ce n’est plus l’absorption de la lumière mais une réaction chimique qui produit les molécules excitées, se désexcitant ensuite en émettant de la lumière. On parle de bioluminescence quand la réaction chimique a lieu chez un être vivant. La luciole n’est ni fluorescente ni phosphorescente, mais bioluminescente. Un des exemples les plus quotidiens de chimiluminescence est la flamme bleue du gaz de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/luminescence/#i_93772

MAGNÉTOCHIMIE

  • Écrit par 
  • Jean HOARAU
  •  • 5 364 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Cinétique et mécanique des réactions chimiques »  : […] Théoriquement, à chaque fois qu'une réaction est accompagnée d'une variation de susceptibilité magnétique, il est possible de suivre son évolution par des mesures de magnétisme statique. Cependant, cette méthode n'est intéressante que si cette variation de susceptibilité est suffisamment importante. C'est ainsi que si l'on peut suivre effectivement la polymérisation d'un certain nombre de composés […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/magnetochimie/#i_93772

MARCUS RUDOLPH ARTHUR (1923- )

  • Écrit par 
  • Georges BRAM
  •  • 273 mots

Chimiste américain d'origine canadienne né le 21 juillet 1923 à Montréal, Rudolph Arthur Marcus fait ses études de chimie à l'université McGill à Montréal, où il obtient son doctorat en 1946. Il est ensuite chercheur à Ottawa, dans un laboratoire du Conseil national de la recherche du Canada, puis, de 1949 à 1951, au département de chimie de l'université de Caroline du Nord, à Chapel Hill (États-U […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rudolph-arthur-marcus/#i_93772

MOLÉCULE

  • Écrit par 
  • André JULG
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Dans le chapitre « Propriétés chimiques des molécules »  : […] Ces quelques exemples montrent toute la difficulté pour trouver une définition vraiment générale du terme molécule. Les subdivisions que nous avons été amenés à faire peuvent même paraître bien formelles et finalement sans grand intérêt pratique. En fait, il n'en est rien car ce qui intéresse avant tout le chimiste c'est de savoir comment une substance A va se comporter en présence d'une substanc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/molecule/#i_93772

NORRISH RONALD GEORGE WREYFORD (1897-1978)

  • Écrit par 
  • Georges BRAM
  •  • 280 mots

Chimiste britannique né et mort à Cambridge. Ronald George Wreyford Norrish interrompt ses études à Cambridge en 1915 pour s'engager et servir comme officier d'artillerie au cours de la Première Guerre mondiale. Capturé en 1918, il restera six mois prisonnier de guerre. Il reprend ses études en 1919 et obtient son doctorat en 1924, à Cambridge, où il fera toute sa carrière. Il obtient son premier […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ronald-george-wreyford-norrish/#i_93772

NUCLÉAIRE (PHYSIQUE) - Isotopes

  • Écrit par 
  • René BIMBOT, 
  • René LÉTOLLE
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Dans le chapitre « Traceurs et molécules marquées en chimie »  : […] Le principe de l'utilisation des traceurs radioactifs est l'identité chimique des isotopes. Pour suivre l'évolution d'un élément donné au cours d'une ou de plusieurs réactions chimiques, on ajoute un isotope radioactif de cet élément au mélange initial. La mesure du rayonnement émis par le noyau est utilisée comme méthode de dosage, méthode qui a l'intérêt d'être très rapide, quelle que soit la f […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nucleaire-physique-isotopes/#i_93772

ORGANIQUE CHIMIE

  • Écrit par 
  • Jacques METZGER, 
  • Charles PRÉVOST
  •  • 7 019 mots
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Dans le chapitre « Les théories de la chimie organique »  : […] À peine promue au rang des véritables sciences après Lavoisier, la chimie organique devait connaître un essor prodigieux entre 1800 et 1900 ; de quelques dizaines de produits naturels elle passait à quelque 350 000 composés, dont la majorité provenaient de semi-synthèses. On comprendrait mal ces progrès si l'on faisait abstraction des théories qui les ont largement épaulés. Laissant de côté la th […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chimie-organique/#i_93772

ORGANOMÉTALLIQUES COMPOSÉS

  • Écrit par 
  • Jacques METZGER, 
  • Charles PRÉVOST
  •  • 4 235 mots
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Dans le chapitre « Réaction des composés à hydrogène mobile »  : […] En principe, tous les composés dont le pK a est inférieur à 25 décomposent quantitativement les organomagnésiens : Cette échelle d'acidité suffisante s'étend des acides forts aux hydrocarbures acétyléniques vrais en passant par les acides faibles, les phénols, l' eau, les alcools, les amines non tertiaires. La nature de MgXA dépend de celle de A ; MgXA peut se comporter comme un sel métallique si […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/composes-organometalliques/#i_93772

OXYDORÉDUCTIONS, biologie

  • Écrit par 
  • René HELLER
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Dans le chapitre « Intérêt »  : […] Si deux systèmes rédox sont en compétition, les électrons vont du système dont le potentiel rédox est le plus bas (en valeur algébrique) vers celui dont le potentiel rédox est le plus élevé. Dans une chaîne de systèmes – modalité inhérente aux cellules vivantes –, les électrons, s'ils sont libres de leurs déplacements, « remontent » donc les potentiels rédox. Ce n'est que si la chaîne reçoit de l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/oxydoreductions-biologie/#i_93772

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  • Écrit par 
  • Karine DESBOEUFS, 
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Dans le chapitre « Différentes catégories de particules »  : […] Les particules atmosphériques correspondent à l’ensemble des particules qui peuvent rester en suspension dans l’atmosphère et voyager sur des distances plus ou moins longues. On utilise également la notion d’aérosol atmosphérique pour définir l’ensemble des particules solides et (ou) liquides en suspension dans l’atmosphère. Ce terme intègre non seulement les particules, mais également la phase g […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/particules-atmospheriques/#i_93772

PHOTOCHIMIE

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La photochimie est l'étude de l'action de la lumière sur les réactions chimiques. D'une façon plus précise, elle regroupe les travaux dont la finalité est de déterminer la nature des états excités réactifs des molécules obtenues par absorption de la lumière, d'étudier les processus de désactivation de ces états, notamment ceux qui conduisent à des produits différents des réactifs irradiés et d'ét […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/photochimie/#i_93772

POLANYI JOHN CHARLES (1929- )

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  • Georges BRAM
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Chimiste canadien né le 23 janvier 1929 à Berlin dans une famille d'origine hongroise. Son père, Michael Polanyi (1891-1976), qui allait se distinguer par ses travaux de cinétique chimique, est alors professeur de chimie physique à l'université de Berlin, mais démissionne en 1933 après les premières mesures de discrimination raciale prises par les nazis envers les scientifiques juifs. M. Polanyi e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/john-charles-polanyi/#i_93772

PORTER GEORGE (1920-2002)

  • Écrit par 
  • Georges BRAM
  •  • 431 mots

Chimiste britannique né à Stainforth (Yorkshire). George Porter commence ses études universitaires en 1938 à l'université de Leeds. Après la guerre, il occupe divers postes en chimie-physique à l'université de Cambridge de 1945 à 1955, et effectue sous la direction de Ronald George Wreyford Norrish ses premières recherches en photochimie. Il construit le premier appareil de photolyse-éclair en 19 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/george-porter/#i_93772

PRIX NOBEL DE CHIMIE 2013

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 397 mots
  •  • 3 médias

Le prix Nobel de chimie récompense en 2013 trois théoriciens experts de la simulation numérique des réactions chimiques. L'Austro-Américain Martin Karplus (né le 15 mars 1930 à Vienne en Autriche) est professeur émérite à l'université Harvard et directeur du laboratoire de chimie-biophysique de l'Institut de science et d'ingénierie supramoléculaires (I.S.I.S.) à Strasbourg ; l'Américano-Israélo- […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/prix-nobel-de-chimie-2013/#i_93772

SEMIONOV NIKOLAÏ NIKOLAÏEVITCH (1896-1986)

  • Écrit par 
  • Georges BRAM
  •  • 257 mots

Physico-chimiste soviétique né à Saratov, mort à Moscou. Nikolaï Nikolaïevitch Semionov obtient son doctorat en 1917 à l'université de Petrograd (Saint-Pétersbourg jusqu'en 1914, Leningrad à partir de 1924) et dirige, dès cette année-là, le laboratoire des phénomènes électroniques de l'Institut physico-technique de cette ville. En 1931, il est nommé directeur de l'Institut de chimie-physique de l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nikolai-nikolaievitch-semionov/#i_93772

SOLUTION ÉQUILIBRES EN

  • Écrit par 
  • Claude COLIN, 
  • Alain JARDY
  •  • 9 735 mots
  •  • 16 médias

Dans le chapitre « Produit de solubilité »  : […] Soit la réaction de formation de complexe : Supposons que AX soit peu soluble. Deux situations peuvent se présenter. 1. La solution est saturée de AX ; du solide est alors en excès et on a les deux équilibres simultanés : (s) désignant la phase solide. Par exemple : L'application de la loi d'action de masses aux deux équilibres donne : – pour le premier |AX| = S 0 (S 0 étant la solubilité propre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/equilibres-en-solution/#i_93772

SPECTROPHOTOMÉTRIE OPTIQUE

  • Écrit par 
  • Dora GRAND
  •  • 5 229 mots
  •  • 11 médias

Dans le chapitre « Spectrophotométrie d'absorption »  : […] Cette technique repose sur l'utilisation de deux impulsions. La première impulsion, ou « pompe », vient perturber l'échantillon au temps t = 0, avec formation d'espèce(s) transitoire(s). L'autre impulsion, dite « sonde », retardée par rapport à la première, sert à mesurer la lumière transmise . Les mesures photoélectriques directes sont souvent limitée […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/spectrophotometrie-optique/#i_93772

SUPPORTS MINÉRAUX, chimie

  • Écrit par 
  • André LOUPY
  •  • 342 mots

De nombreux oxydes minéraux naturels tels que les alumines, les argiles et les silices sont utilisés en lieu et place des solvants dans de nombreux procédés de synthèse organique. Grâce aux éléments présents dans leurs structures, notamment des sites oxygénés basiques et des sites métalliques ou acides, et du fait des valeurs élevées des surfaces spécifiques de ces supports (jusqu'à 500 m […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/supports-mineraux-chimie/#i_93772

SYNTHÈSE CHIMIQUE

  • Écrit par 
  • Jean-Marie SURZUR
  •  • 1 899 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « La synthèse organique »  : […] À cet intérêt historique de la synthèse organique est venu se substituer son rôle dans la vérification des structures de produits naturels . Le développement des méthodes spectroscopiques a progressivement effacé cet intérêt. Au cours de ces vingt dernières années, des réactions de plus en plus sélectives ont été proposées et il semble qu'il n'existe plus de limites à la synthèse des composés org […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/synthese-chimique/#i_93772

SYNTHÈSE CHIMIQUE PAR MICRO-ONDES

  • Écrit par 
  • Jack HAMELIN, 
  • Françoise TEXIER-BOULLET
  •  • 388 mots

Bien connu du public, le chauffage par micro-ondes est utilisé pour la cuisson, le séchage, la stérilisation, l'élaboration de matériaux et de polymères, la vulcanisation du caoutchouc, etc. De nombreuses réactions de synthèse organique sont plus rapidement effectuées dans des fours à micro-ondes domestiques que dans des fours classiques, à température identique, soit en quelques minutes au lieu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/synthese-chimique-par-micro-ondes/#i_93772

THERMODYNAMIQUE - Lois fondamentales

  • Écrit par 
  • Paul GLANSDORFF, 
  • Ilya PRIGOGINE
  •  • 3 735 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Le second principe »  : […] Le second principe de la thermodynamique trouve son origine dans le célèbre mémoire de Sadi Carnot intitulé Réflexions sur la puissance motrice du feu et sur les machines propres à développer cette puissance , publié à Paris, en 1824. Toutefois, comme il s'y trouvait exposé dans l'ancien langage du calorique, il a fallu toute la perspicacité de E. Clapeyron et de W. Thomson […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thermodynamique-lois-fondamentales/#i_93772

THERMODYNAMIQUE - Thermodynamique chimique

  • Écrit par 
  • Pierre SOUCHAY
  •  • 7 295 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Équilibres chimiques et prévision des réactions »  : […] Soit une réaction du type : après avoir attendu le temps suffisant pour qu'elle se produise (elle n'est pas obligatoirement instantanée), on dit qu'elle est complète si le réactif de départ en proportion la plus faible (les proportions employées n'étant pas obligatoirement celles de la réaction) a été consommé entièrement. Dans le cas contraire, on dit qu'il y a équilibre : les produits d'arrivée […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thermodynamique-thermodynamique-chimique/#i_93772

TURBULENCE

  • Écrit par 
  • Fabien ANSELMET, 
  • Michel COANTIC, 
  • Gérard TAVERA
  •  • 24 115 mots
  •  • 43 médias

Dans le chapitre « Écoulements réactifs et combustion »  : […] Toute réaction chimique, notamment la combustion, nécessite que les réactifs qui y participent soient en contact intime, à l'échelle moléculaire. Seule la diffusion moléculaire est capable de mélanger des réactifs à cette échelle, avec une efficacité qui est très faible en écoulement laminaire mais que la turbulence accroît dans des proportions considérables, au prix d'une dépense accrue d'énergi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/turbulence/#i_93772

Voir aussi

Pour citer l’article

Pierre LASZLO, « RÉACTION, chimie », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/reaction-chimie/