RAFFLÉSIALES

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Ces plantes n'ont ni tige ni racine, en général. Leur appareil végétatif, très peu différencié, est inséré dans les tissus des plantes hôtes. C'est pourquoi on l'interprète classiquement comme un état de dégradation parasitaire, réalisé par régression des structures normales. D'autres pensent qu'il s'agit d'une « préadaptation », génétiquement déterminées, qui oblige la plante à vivre en parasite (Mangenot).

Les Rafflésiacées émettent dans les racines ou les tiges de leurs hôtes, au niveau du bois et du liber, donc au contact de la sève, soit des cordons à vascularisation discontinue comme chez le cytinet (Cytinus hypocistis), soit de simples filaments ramifiés, sans trace de vascularisation, qui ne sont pas sans rappeler le thalle des champignons. Sur ce réseau végétatif se développeront les bourgeons toujours vascularisés : ils percent l'écorce de l'hôte et donnent naissance à des fleurs. Celles-ci peuvent être portées par de courtes tiges écailleuses (cytinet) ou, plus généralement, être isolées et sessiles.

Les fleurs unisexuées, souvent dioïques, parfois énormes (de 15 cm à 1 m de diamètre chez divers Rafflesia), sont construites sur le type quatre (Cytinus, Apodanthes), cinq ou plus. Elles montrent les caractéristiques morphologiques (gynostème) et biologiques des fleurs des aristoloches. Cependant, les ovules sont unitégumentés, les fruits charnus (baies), les embryons indifférenciés.

Les Hydnoracées ont un tout autre aspect : d'une part, elles forment de gros rhizomes, profonds à section hexagonale, vascularisés et reliés à la plante hôte par des suçoirs ; d'autre part, les fleurs, dressées, hermaphrodites et généralement de type trois, ne présentent pas de gynostème ; les étamines sont réduites à des anthères multiples, soudées aux lobes du périanthe tubuleux ; les ovules sont orthotropes, et les graines ont un périsperme corné.

Ces plantes sont des parasites stricts et spécifiques : la graine ne peut germer qu'en présence d'une racine hô [...]


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Pour citer l’article

Chantal BERNARD-NENAULT, « RAFFLÉSIALES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/rafflesiales/