ALARIE PIERRETTE (1921-2011)

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La soprano colorature canadienne Pierrette Alarie accomplit sa carrière lyrique seule ou au côté de son époux, le célèbre ténor canadien Léopold Simoneau, de leur mariage, en 1946, à la mort de ce dernier, en 2006.

Pierrette Marguerite Alarie naît le 9 novembre 1921, à Montréal (Québec), dans une famille de musiciens. Remarquée pour sa voix de colorature cristalline, elle débute en 1938 au théâtre du Monument national de Montréal, dans un second rôle de l'opérette L'Auberge du Cheval blanc de Ralph Benatzky ; elle accède rapidement aux premiers rôles : Marie (La Fille du régiment de Donizetti, 1945), rôle-titre de Mireille de Gounod (1947), Rosine (Le Barbier de Séville de Rossini, 1949), Violetta (La Traviata de Verdi, 1951). Elle se perfectionne auprès de la soprano germano-américaine Elisabeth Schumann au Curtis Institute de Philadelphie de 1943 à 1946. Après avoir remporté les Metropolitan Opera Auditions on the Air (concours de chant lyrique organisé par le Metropolitan Opera de New York afin de découvrir de nouveaux talents), elle débute au Met le 8 décembre 1945, dans le rôle d'Oscar (Un ballo in maschera de Verdi), sous la baguette de Bruno Walter. Elle se produit au Met jusqu'en janvier 1948, ajoutant à son répertoire les rôles d'Olympia (Les Contes d'Hoffmann d'Offenbach, au côté du Hoffmann de Raoul Jobin) et de Blonde (L'Enlèvement au sérail de Mozart). Elle est ensuite engagée avec son mari par l'Opéra-Comique de Paris, où elle incarne notamment les rôles-titres de Lakmé de Léo Delibes et de Lucia di Lammermoor de Donizetti, ainsi qu'Olympia et Rosine.

Durant les trente années suivantes, Pierrette Alarie-Simoneau et son mari se produiront souvent ensemble, à l'opéra ou en récital, sur les scènes européennes et nord-américaines ; ils forment également, avec le baryton Theodor Uppman, le Bel Canto Trio. Ils apparaissent dans de nombreux festivals : Aix-en-Provence (où Pierrette Alarie crée, en 1953, deux airs de concert, Chanson et Romance du comte Olinos, de Werner Egk), Édimbourg, Glyndebourne, Vienne, Munich, Salzbourg, Montréal... Pierrette Alarie fait ses adieux à la scène en 1966, dans le rôle-titre de La Veuve joyeuse de Franz Lehár, avec le Théâtre lyrique de Nouvelle-France. En 1982, le couple fonde à Victoria, en Colombie-Britannique, le Canada Opera Piccola, où ils enseignent l'art lyrique. Pierrette Alarie est la récipiendaire de plusieurs distinctions honorifiques ; elle est notamment élevée au grade d'officier de 'l'ordre du Canada en 1967 et à celui de chevalier de 'l'ordre des Arts et des Lettres de France en 1990. Elle meurt le 10 juillet 2011, à Victoria.

Dans son abondante discographie, mentionnons le Requiem de Fauré (avec Camille Maurane, Maurice Duruflé à l'orgue, la Chorale Élisabeth Brasseur et l'Orchestre des Concerts Lamoureux, sous la direction de Jean Fournet, 1953), Orphée et Eurydice de Gluck (rôle de L'Amour, aux côtés de Suzanne Danco – Eurydice – et de Léopold Simoneau – Orphée –, avec l'Orchestre des Concerts Lamoureux dirigé par Hans Rosbaud, 1956), Die Schweigsame Frau de Richard Strauss (rôle d'Isotta), enregistré au festival de Salzbourg en 1959, sous la baguette de Karl Böhm, un disque d'arias de concert et de duos de Mozart, avec Léopold Simoneau et l'Orchestre philharmonique d'Amsterdam (grand prix du disque de l'Académie Charles-Cros en 1961).

On pourra consulter l'ouvrage de Renée Maheu, Pierrette Alarie, Léopold Simoneau : deux voix, un art, Libre Expression, Montréal, 1988.

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« ALARIE PIERRETTE - (1921-2011) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 13 août 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/pierrette-alarie/