PARTHES

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

-200 à 200 apr. J.-C. La loi romaine

-200 à 200 apr. J.-C. La loi romaine
Crédits : Encyclopædia Universalis France

vidéo

Investiture d'Ardachir Ier

Investiture d'Ardachir Ier
Crédits : Bridgeman Images

photographie

Détail d’un arc orné de têtes sculptées, Hatra, Irak

Détail d’un arc orné de têtes sculptées, Hatra, Irak
Crédits : G. Degeorge/ Akg-images

photographie

Vue aérienne du site archéologique de Hatra, nord de l’Irak

Vue aérienne du site archéologique de Hatra, nord de l’Irak
Crédits : F. Guénet/ AKG-images

photographie


Langue et littérature

Les souverains sassanides, qui régnèrent du iiie siècle après J.-C. aux invasions arabes au milieu du viie siècle, utilisaient un dialecte moyen iranien occidental appelé moyen perse ou parfois pârsîk, originaire du Sud-Ouest, et constituant le chaînon intermédiaire entre le vieux perse des inscriptions achéménides écrit en caractères cunéiformes et le persan moderne écrit à l'aide de l'alphabet arabe. Le moyen perse est connu par les inscriptions des rois sassanides, par une abondante documentation sur papyrus datant du viie siècle et par des textes d'inspiration mazdéenne ou manichéenne.

Une fâcheuse confusion, et cela pour plusieurs raisons, risque de se produire entre les deux dialectes du moyen iranien occidental, l'un du Nord-Ouest, le parthe, l'autre du Sud-Ouest, le moyen perse. Tout d'abord, le terme générique pour désigner le moyen iranien occidental est généralement le pehlevi, ou pahlavîk, qui n'est autre qu'un dérivé de l'ethnique Parthava. Certains auteurs emploient donc le terme de pehlevi au lieu de parthe, tandis que pour d'autres ce nom désigne la langue officielle de l'État et de l'Église sassanides. D'autre part, il existe une continuité historique et politique entre l'époque arsacide et l'époque sassanide, d'où une successivité de certains documents. Dans d'autres textes, en revanche, on constate une simultanéité entre les écrits en parthe et ceux en moyen perse : ainsi dans les inscriptions officielles d'époque sassanide ou dans les textes manichéens conservés sur des manuscrits provenant du Tourfan (Sin-Kiang).

Les plus anciens témoignages du parthe, consistant en trois noms propres, datent de la grande inscription achéménide de Bîsoutoûn. Leur interprétation est douteuse, de même que celle des noms de gouverneurs « parthes » mentionnés dans une inscription assyrienne.

On admet actuellement que les milliers d'ostraca trouvés à Nisâ, à proximité de la moderne Ashkhâbâd en Turkmenistan du Sud, sont rédigés en parthe, mais presque seuls les compléments phonétiques de ces textes écrits [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 9 pages


Écrit par :

  • : directeur d'études à l'École pratique des hautes études
  • : docteur en philosophie et lettres, professeur ordinaire à l'université de Louvain

Classification


Autres références

«  PARTHES  » est également traité dans :

AFGHANISTAN

  • Écrit par 
  • Daniel BALLAND, 
  • Gilles DORRONSORO, 
  • Mir Mohammad Sediq FARHANG, 
  • Pierre GENTELLE, 
  • Sayed Qassem RESHTIA, 
  • Olivier ROY, 
  • Francine TISSOT
  • , Universalis
  •  • 34 325 mots
  •  • 21 médias

Dans le chapitre « La période barbare »  : […] On connaît l'époque pendant laquelle les Saka, les Parthes et les Kouchans envahissent ou traversent l'Afghanistan pour aller en Inde (fin du ii e  siècle av. J.-C. -  ii e  siècle apr. J.-C.) sous le nom de période barbare. Les orfèvres saka connaissaient depuis longtemps les différentes techniques de transformation du métal, ainsi que le montage des pierres dures ; ils ont travaillé pour toutes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/afghanistan/#i_19791

ARDACHIR Ier (mort en 241) roi des Perses (224-241)

  • Écrit par 
  • Philippe OUANNÈS
  •  • 401 mots
  •  • 2 médias

Petit-fils de Sāsān, ancêtre éponyme de la dynastie sassanide qu'Ardashīr (Ardachir) contribua à fonder. Jeune encore, il obtient de son suzerain Gushihr, le commandement militaire de la ville de Darabdjird. Il étend peu à peu son pouvoir sur les villes voisines, en les assiégeant, en tuant les princes ou chefs, et en y instaurant sa propre loi. Son père tue Gushihr, prend le titre de roi et décid […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ardachir-ier/#i_19791

ARTABAN LES

  • Écrit par 
  • Valentin NIKIPROWETZKY
  •  • 1 012 mots

Plusieurs rois parthes arsacides portèrent le nom d'Artaban. La lutte que la tribu iranienne des Parthes engagea, sous l'impulsion d'Arsakès, contre les Séleucides, vers ~ 250, avait pour objectif dernier, au-delà de la reconquête de l'indépendance nationale, la reconstitution d'un empire iranien comparable à celui des Achéménides. Arsakès, le fondateur de la dynastie, s'affranchit pratiquement de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-artaban/#i_19791

ASIE CENTRALE

  • Écrit par 
  • Henri-Paul FRANCFORT, 
  • Frantz GRENET
  •  • 9 676 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Les royaumes hellénisés (IIIe-IIe s. avant notre ère) »  : […] En Asie centrale comme au Proche-Orient, l'héritage d'Alexandre avait été recueilli par les Séleucides. Vers 250 avant notre ère, deux monarchies firent sécession : en Parthyène-Margiane celle des Parthes, noyau de l'empire du même nom ; à l'est celle des Grecs de Bactriane, destinée à s'étendre en direction de l'Inde. Les rois parthes, bien qu'issus du milieu iranien de la steppe, se proclamèren […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/asie-centrale/#i_19791

AVÈNEMENT DE LA DYNASTIE DES ANTONINS - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Xavier LAPRAY
  •  • 352 mots

69 Vespasien clôt la guerre civile en fondant la dynastie des Flaviens ; ses deux fils, Titus et Domitien, lui succédent. 81 Mort de Titus et avènement du dernier empereur flavien : Domitien. 96 Domitien, qui depuis plusieurs années faisait régner la terreur au Sénat, est assassiné par son chambellan et par le préfet du prétoire ; le Sénat décerne le même jour les pouvoirs impériaux à Nerva, âg […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/avenement-de-la-dynastie-des-antonins-reperes-chronologiques/#i_19791

BABYLONE

  • Écrit par 
  • Guillaume CARDASCIA, 
  • Gilbert LAFFORGUE
  •  • 7 315 mots
  •  • 14 médias

Dans le chapitre « Les dominations étrangères, le déclin de Babylone (VIe s. av. J.-C.-Ier s. apr. J.-C.) »  : […] Plus guerrier qu'on ne le pense généralement, le royaume néo-babylonien tient tête aux États voisins et défend les merveilles de ses cités restaurées. Mais Nabuchodonosor n'a que des successeurs médiocres ; le seul qui se maintienne quelque temps sur le trône, Nabonide (556-539), suscite par ses bizarreries une solide impopularité et doit passer huit ans loin de sa capitale dans l'oasis arabe de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/babylone/#i_19791

CARRHES BATAILLE DE (53 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 352 mots

Cette bataille met fin à l'invasion romaine de la Mésopotamie par le triumvir Marcus Licinius Crassus, proconsul de Syrie. La guerre est précipitée par Crassus, qui brûle d'égaler en réputation militaire les deux autres triumvirs, Pompée et César. Avec sept légions (environ 44 000 hommes) mais une cavalerie insuffisante, il envahit la Mésopotamie, domaine du roi parthe Orodès défendu par un seigne […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bataille-de-carrhes-53-av-j-c/#i_19791

CTÉSIPHON

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 189 mots

Ancienne ville parthe, située sur la rive gauche du Tigre, au sud-est de l'actuelle Bagdad. De cette résidence d'hiver des souverains parthes puis sassanides, il subsiste les vestiges d'un gigantesque palais voûté, le Taq Kisra, dont la construction entreprise par Shābuhr I er (241-272) fut poursuivie par Chosroès I er (531-575). Ctésiphon est mentionnée pour la première fois comme un camp milit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ctesiphon/#i_19791

HELLÉNISTIQUE CIVILISATION

  • Écrit par 
  • Paul GOUKOWSKY
  •  • 8 767 mots

Dans le chapitre «  Une réalité complexe et fluctuante »  : […] La civilisation hellénistique est d'une grande complexité, et ce pour deux raisons principales. D'une part, l'immensité des territoires touchés. Au iii e  siècle, époque de sa splendeur, le monde « hellénistique » s'étendait d'est en ouest depuis l'Oxos (Amou-Darya) jusqu'à Marseille, du nord au sud depuis la Crimée jusqu'au royaume éthiopien de Méroé. Mais la densité du peuplement gréco-macédonie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/civilisation-hellenistique/#i_19791

PALMYRE

  • Écrit par 
  • André LARONDE
  • , Universalis
  •  • 2 976 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « L'intégration dans l'Empire et la chute »  : […] Si l'éclat de la civilisation palmyrénienne au ii e  siècle exprimait bien la puissance commerciale de la ville, les activités militaires ne lui étaient pas étrangères, grâce aux archers montés sur des chevaux ou des chameaux, qui assuraient la sécurité des communications. Ces hommes d'armes servaient aussi dans l'armée romaine à titre d'auxiliaires, par exemple en Dacie et en Numidie, et leur nom […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/palmyre/#i_19791

PERSE - Histoire

  • Écrit par 
  • Jean CALMARD, 
  • Philippe GIGNOUX
  •  • 8 041 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Aux prises avec les Séleucides et avec les Romains »  : […] Face à l'hellénisme envahissant, l'installation au pouvoir de nouveaux Iraniens, pour près de cinq siècles, peut apparaître comme une réaction nationale. Il s'agit d'une nouvelle vague d'envahisseurs sakas, venus des steppes araliennes, qui, sous la conduite d'Arsace, s'établissent en Hyrcanie-Parthyène dès la seconde moitié du iii e  siècle. Leur premier objectif fut de conquérir les provinces so […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/perse-histoire/#i_19791

PERSE - Langues et littératures

  • Écrit par 
  • Christophe BALAY, 
  • Charles-Henri de FOUCHÉCOUR, 
  • Jean de MENASCE, 
  • Mohammad Djafar MOÏNFAR
  •  • 8 286 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « L'écriture »  : […] L'écriture du moyen perse, ou pehlevi, comporte un type calligraphique avec deux alphabets, selon qu'il s'agit du parthe ou du moyen perse, dont les lettres sont presque toutes distinctes et individualisées. Il a été employé pour les inscriptions rupestres officielles, les monnaies, des intailles, les dipinti de la synagogue de Doura-Europos, la traduction pehlevie du psautier découverte au Turke […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/perse-langues-et-litteratures/#i_19791

PERSE - Arts

  • Écrit par 
  • Pierre AMIET, 
  • Ernest WILL
  •  • 11 882 mots
  •  • 27 médias

Dans le chapitre « L'hellénisation de l'Iran et l'art gréco-iranien »  : […] Les monuments propres à la période correspondant à l'hellénisation de l'Iran sont rares et la chronologie reste flottante . On attribue à la domination séleucide les vestiges d'un temple à Kengavar, temple entouré d'un péribole rectangulaire à portiques ; des colonnes ioniques à Khorhè et un chapiteau corinthien d'Istakhr. L'altération plus ou moins accusée des modèles helléniques (base en tore, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/perse-arts/#i_19791

ROME ET EMPIRE ROMAIN - Le Haut-Empire

  • Écrit par 
  • Yann LE BOHEC, 
  • Paul PETIT
  •  • 35 194 mots
  •  • 17 médias

Dans le chapitre « Trajan »  : […] Trajan (98-117) était un soldat au tempérament autoritaire, qui se montra très respectueux du Sénat, mais sans sacrifier une parcelle de son autorité personnelle. Il gouverna en prince absolu, mais pour le bien public, ce qui donnait satisfaction à l'idéologie politique alors dominante (Dion de Pruse). Né en Espagne, à Italica, d'une famille italienne émigrée et « coloniale », il favorisa les prov […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rome-et-empire-romain-le-haut-empire/#i_19791

TIGRANE II LE GRAND (env. 121-env. 54 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 560 mots

Roi d'Arménie (95-54), né vers 121 av. J.-C., mort vers 54 av. J.-C. Membre de la dynastie fondée au début du ii e siècle par Artaxias, Tigrane est le fils ou le frère d'Artavasdès I er (ou Artavazd). Donné en otage au roi des Parthes Mithridate II, il rachète par la suite sa liberté en cédant soixante-dix vallées bordant la Médie, dans le nord-ouest de l'actuel Iran. Tigrane II le Grand, monté […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tigrane-ii-le-grand/#i_19791

TRAJAN (53-117)

  • Écrit par 
  • Yann LE BOHEC
  •  • 3 137 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Un stratège »  : […] Ce meilleur des princes a surtout laissé une image de guerrier. Il a d'ailleurs tout fait pour diffuser ce portrait, en utilisant dans sa propagande en particulier le thème de la fortitudo (le courage), surtout à partir de 112, année où le bellicisme prend le pas. Qu'en est-il en réalité ? Nous savons que les armées impériales ont été engagées sur plusieurs fronts. En Afrique, le quartier général […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/trajan/#i_19791

Voir aussi

Pour citer l’article

Philippe GIGNOUX, Guy JUCQUOIS, « PARTHES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 04 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/parthes/