PARASITOLOGIE ET MALADIES PARASITAIRES

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Les voies de pénétration et de sortie du parasite

En parasitologie, on utilise le terme d'infestation pour les Protozoaires et les Métazoaires, réservant celui d'infection pour les bactéries, les virus et les champignons. Pour pénétrer dans l'organisme de leurs hôtes, ou pour en sortir, les endoparasites empruntent plusieurs voies et des méthodes très diverses.

Les voies de pénétration du parasite sont :

– La voie buccale : la forme infestante est absorbée avec la nourriture habituelle de l'hôte. Il peut s'agir d'une forme de résistance du parasite libre dans le milieu extérieur (kystes d'amibes dans l'eau, métacercaires de grande douve sur les végétaux aquatiques, mais parfois également de larves hébergées par un premier hôte qui sera la proie du carnivore, lequel accueillera à son tour le parasite adulte. Ainsi se trouvent définis deux types d'hôtes pour certains parasites : un hôte définitif qui abrite l'adulte, un hôte intermédiaire qui abrite la larve. Cela conduit à la notion de cycle évolutif qui sera évoquée plus loin. Une variante de la pénétration buccale est l'inhalation des formes infestantes (spores de champignons parasites des poumons). L'œstre du cheval (Gasterophilus equi) utilise une méthode originale, puisqu'il pond ses œufs sur les poils, aux endroits accessibles par l'hôte lorsqu'il se lèche.

– La voie transcutanée : les modalités de cette voie sont innombrables. La plus simple est l'inoculation accidentelle par une écharde végétale (champignons des mycétomes). Parfois, la forme infestante (cercaires de schistosomes, larves d'ankylostomes) traverse la peau ou la muqueuse oculaire pour le trypanosome chagasique, par ses propres moyens dès qu'elle parvient à son contact. Plus élaborée est la méthode (phorésie) utilisée par Dermatobia cyaniventris, mouche non piqueuse d'Amérique du Sud, qui capture un insecte (mouche ou moustique), pond dessus, puis le relâche ; lorsque celui-ci se pose ensuite sur un bœuf ou un homme, les œufs éclosent et les larves se laissent tomber sur [...]

1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 13 pages

Écrit par :

  • : professeur à la faculté de médecine de Paris-Saint-Antoine, université de Paris-VI-Pierre-et-Marie-Curie

Classification

Autres références

«  PARASITOLOGIE ET MALADIES PARASITAIRES  » est également traité dans :

ACARIENS

  • Écrit par 
  • Jean-Louis CONNAT, 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 6 633 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre «  Acariens et maladies »  : […] Les acariens sont à l'origine de nombreuses maladies ou nuisances chez l'homme, les animaux et les plantes. Chez l'homme, les deux maladies les plus connues sont la maladie de Lyme et la gale. La première, rencontrée essentiellement dans les zones tempérées, est une infection bactérienne dont les atteintes chroniques peuvent être redoutables. Elle est propagée par les tiques qui transmettent, lor […] Lire la suite

ALIMENTATION (Économie et politique alimentaires) - Malnutrition dans le monde

  • Écrit par 
  • Laurence ROUDART
  •  • 7 247 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Les multiples aspects de la malnutrition »  : […] La sous-alimentation, les autres carences nutritionnelles, la suralimentation, les mauvaises conditions de soins, d’hygiène et de santé se combinent et conduisent à cette situation : plus du tiers de l’humanité est malnutrie . En effet, si on additionne le nombre de personnes en surpoids ou obèses (1,9 milliard) et le nombre de personnes sous-alimentées (0,8 milliard), on obtient 2,7 milliards soi […] Lire la suite

AMIBIASE

  • Écrit par 
  • Robert DURIEZ, 
  • Yves GOLVAN
  •  • 1 647 mots

Affection parasitaire et contagieuse, l'amibiase est due à un protozoaire, l' amibe dysentérique, Entamoeba histolytica. On l'observe dans le monde entier, mais surtout dans les régions chaudes et humides. Les grands deltas tropicaux, en Asie tout particulièrement, ont le triste privilège de représenter le domaine électif de l'endémie amibienne. En climat tempéré, tel celui d'Europe occidentale, […] Lire la suite

ANKYLOSTOMOSE

  • Écrit par 
  • Jacques BEJOT
  •  • 612 mots

Parasitose intestinale due à deux espèces très voisines de vers ronds (nématodes) : Ancylostoma duodenale et Necator americanus . Elle est très répandue sous les tropiques, où elle prend un aspect endémique (600 millions de sujets parasités, en 1962, d'après l'O.M.S.) ; dans les zones tempérées, il en existe de petits foyers dans des microclimats favorables (mines, tunnels). Les ankylostomes sont […] Lire la suite

ASCARIDIOSE

  • Écrit par 
  • Michel PRIVAT DE GARILHE
  •  • 292 mots

Maladie humaine provoquée par la présence, dans l'intestin grêle, d'un ver rond, Ascaris lumbricoides . La contamination se fait par l'ingestion des œufs de ce parasite. Ceux-ci, éliminés dans les selles des sujets parasités, subiront ensuite dans le milieu extérieur une phase de maturation, et finalement pourront être véhiculés par les légumes, les fruits et la terre. Dans l'intestin grêle, les l […] Lire la suite

BILHARZIOSES ou SCHISTOSOMIASES

  • Écrit par 
  • Robert DURIEZ, 
  • Yves GOLVAN
  •  • 1 900 mots

Il existe, dans le monde, plus de 400 millions de sujets hébergeant des bilharzies dans leur système circulatoire, et 200 millions d'entre eux sont atteints de troubles plus ou moins sévères. Ce phénomène est au premier plan des préoccupations actuelles de l'Organisation mondiale de la santé. Les bilharzioses (ou schistosomiases) sont des affections parasitaires dues à de petits vers du genre S […] Lire la suite

CÉNUROSES

  • Écrit par 
  • Yves GOLVAN
  •  • 739 mots

Les cénuroses sont des parasitoses graves, liées au développement, chez les animaux herbivores et, exceptionnellement, chez l'homme, des larves dites cénures de ténias appartenant au genre Multiceps . Un cénure est une larve vésiculaire contenant plusieurs têtes de ténia (ou scolex). C'est-à-dire qu'à partir d'un seul œuf la larve va élaborer plusieurs scolex dont chacun donnera un ténia adulte. C […] Lire la suite

CHLOROQUINE ET HYDROXYCHLOROQUINE

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 3 080 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Effets biologiques de la chloroquine et de l’hydroxychloroquine »  : […] La chloroquine et l’hydroxychloroquine sont utilisées dans le traitement et la prévention du paludisme, mais aussi dans le traitement de différentes formes de lupus (érythémateux, systémique et discoïde) et de la polyarthrite rhumatoïde. Les modes d’action dans ces situations physiopathologiques différentes ne sont pas complètement élucidés. Dans le cas du paludisme, ces molécules ont surtout un […] Lire la suite

COCCIDIES

  • Écrit par 
  • Robert GAUMONT
  •  • 3 136 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Les Toxoplasmatinés »  : […] Les Toxoplasma sont des parasites des Mammifères qui ont une certaine importance en parasitologie humaine. Mais leur cycle n'est connu dans le détail que depuis 1970 (Hutchinson, Frenkel). L'hôte principal est le chat. Le parasite se développe dans les cellules de l'épithélium intestinal où s'effectue d'abord la schizogonie puis la gamogonie. L'ookyste est rejeté dans l'intestin et expulsé avec l […] Lire la suite

COLUZZI MARIO (1938-2012)

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 493 mots

Le professeur Caio Mario Coluzzi Bartoccioni est né le 30 novembre 1938 à Pérouse et décédé à Rome le 30 octobre 2012, au terme d’une lutte douloureuse de plusieurs années contre la maladie de Parkinson. Sa carrière scientifique a été entièrement consacrée à l'étude du paludisme, et tout particulièrement à l'étude génétique et écologique des diptères ( Anopheles ) vecteurs du Plasmodium , parasit […] Lire la suite

Voir aussi

Pour citer l’article

Yves GOLVAN, « PARASITOLOGIE ET MALADIES PARASITAIRES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 mai 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/parasitologie-et-maladies-parasitaires/