ORTHOPTÈRES ET DERMAPTÈRES

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Accouplement et spermatophore des orthoptères

La fécondation est semi-directe, car les mâles fabriquent un spermatophore muqueux plus ou moins volumineux qu'ils introduisent dans les voies génitales femelles. Chez les grillons, le spermatophore est formé avant l'accouplement, alors que, chez les tettigonides, il l'est pendant l'acte sexuel. La partie essentielle du spermatophore est une petite vésicule (le flacon), qui contient les spermatozoïdes et se prolonge par un canal d'évacuation parfois compliqué par un pédoncule et des lamelles. Chez les tettigonides, le spermatophore est volumineux et de consistance gélatineuse. Après sa fixation, il est généralement détruit par la femelle avec ses mandibules. Cette mastication qui peut durer plusieurs heures est difficilement explicable, mais il est possible qu'elle facilite l'injection des spermatozoïdes dans les voies génitales de la femelle. Le spermatophore des criquets est peu volumineux et moins bien connu. Son fonctionnement semble très différent de celui des ensifères, puisqu'il reste fixé dans les voies génitales des deux partenaires durant la totalité de l'accouplement et que ce sont les muscles des organes génitaux mâles qui pressent sur le réservoir.

1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 7 pages

Médias de l’article

Tettigonia viridissima : vue latérale

Tettigonia viridissima : vue latérale
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Tettigonia viridissima : face supérieure des ailes

Tettigonia viridissima : face supérieure des ailes
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Tettigonia viridissima : extrémité de l'abdomen

Tettigonia viridissima : extrémité de l'abdomen
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Gryllus bimaculatus : nervation des élytres

Gryllus bimaculatus : nervation des élytres
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Afficher les 7 médias de l'article


Écrit par :

Classification

Autres références

«  ORTHOPTÈRES ET DERMAPTÈRES  » est également traité dans :

AUTOTOMIE

  • Écrit par 
  • Andrée TÉTRY
  •  • 458 mots

Rupture volontaire d'un appendice (patte ou queue) à la suite d'une brusque pression assez intense. Une sauterelle, saisie par sa patte postérieure, la détache tout entière et s'enfuit ; un lézard, attrapé par sa longue queue, la brise et l'animal mutilé s'échappe. Ce phénomène d'autotomie est un comportement inné, un réflexe de conduite ; il est connu chez les crabes, les phalangides, les pycnogo […] Lire la suite

GRILLON

  • Écrit par 
  • Catherine BLAIS
  •  • 402 mots

Petit insecte sauteur, à ailes antérieures durcies (élytres) et à longues antennes filiformes, connu pour son chant. Classe : Insectes ; ordre : Orthoptères ; sous-ordre : Ensifères ; famille : Gryllidés Les grillons, représentés par environ 2 400 espèces, vivant surtout sous les climats tempérés, ont un développement de type hémimétabole (à développement progressif), pouvant comporter jusqu'à dix […] Lire la suite

TUMEURS ET GALLES VÉGÉTALES

  • Écrit par 
  • Jean ROUSSAUX
  •  • 6 456 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Tumeurs à virus »  : […] Parmi les viroses des plantes, certaines forment des hyperplasies à l'occasion de traumatismes : c'est le cas du virus des tumeurs de blessure de Black (1944). La maladie affecte de nombreuses plantes (mélilot, trèfle, oseille, tabac...) sur lesquelles on observe des déformations de feuilles et des tumeurs localisées sur les tiges et les racines. Le virus (Reoviridae) est un icosahèdre de 75 nm d […] Lire la suite

Voir aussi

Pour citer l’article

Robert GAUMONT, « ORTHOPTÈRES ET DERMAPTÈRES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 juin 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/orthopteres-et-dermapteres/