NOMS VERNACULAIRES, botanique

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

L'étude des noms vernaculaires qui ont été donnés à des végétaux et des champignons par les différents peuples du monde, au cours du temps et dans leurs langues, constitue un immense domaine encore très peu exploré (surtout pour les champignons) et dont on peut appeler les deux parties, selon qu'il s'agit de végétaux ou de champignons, « phytonymie » et « myconymie » ou, plus précisément si l'on y intègre vraiment une approche ethnologique, « ethnophytonymie » et « ethnomyconymie ».

Dans les langues vivantes naturelles, la situation des noms vernaculaires est évidemment tout autre que celle de la nomenclature scientifique (cf. règles internationales de nomenclature botanique). Ceux-ci ont été formés, en dehors de toute règle contraignante, au cours des siècles d'évolution de la langue, et dépendent tout d'abord de la flore présente dans l'environnement des locuteurs, puis des relations de ceux-ci avec leurs voisins, des voyages, de l'importation de plantes et des emprunts à d'autres langues. L'ethnobotanique et l'ethnomycologie étudient les connaissances qu'ont les différents peuples du monde de leur environnement végétal et mycologique et leurs relations avec celui-ci : tel végétal ou tel champignon peut ainsi être utilisé (comme plante alimentaire, médicinale, cosmétique, tinctoriale, textile, à bois – de construction, à sculpter ou de chauffage –, à gomme ou à résine, fourragère, mellifère, salifère, saponifère, magique, à usages artistiques, ludiques ou autres – par exemple, plantes toxiques utilisées comme poisons de chasse ou de pêche –, ou comme champignon alimentaire, médicinal, hallucinogène, magique ou autre), évité (car toxique ou tabou), plus ou moins réservé à certains initiés ou certaines circonstances (plantes ou champignons hallucinogènes), ou ignoré. Peut-on déceler quelques caractéristiques fréquentes des noms vernaculaires de végétaux et champignons, qui témoignent d'un mode traditionnel de classification et de compréhension du monde, et en dresser une typologie ?

Quelques aspects de la problématique en ethnophytonymie et ethnomyconymie

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 6 pages




Écrit par :

  • : éditeur, diplômé en sciences de l'éducation, mathématique, économie, philosophie, ethnologie et bibliothéconomie

Classification


Autres références

«  NOMS VERNACULAIRES, botanique  » est également traité dans :

NOMS VERNACULAIRES FRANÇAIS (botanique)

  • Écrit par 
  • Jean-Marie PRUVOST-BEAURAIN
  •  • 3 898 mots
  •  • 2 médias

Chaque langue possède un champ lexical propre pour nommer les végétaux et les champignons , ou plutôt une partie d'entre eux, et ce qui s'y rapporte (cf. noms vernaculaires, botanique). La formation de ces noms étant en général tout à fait indépendante de la nomenclature scientifique (cf. règles […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/noms-vernaculaires-francais/#i_99725

Voir aussi

Pour citer l’article

Jean-Marie PRUVOST-BEAURAIN, « NOMS VERNACULAIRES, botanique », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 10 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/noms-vernaculaires-botanique/