SNOW MICHAEL (1929- )

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

D'origine canadienne, Michael Snow a été, comme l'Autrichien Peter Kubelka, un hôte de marque pour les cinéastes et théoriciens de l'avant-garde new-yorkaise rassemblés autour de Jonas Mekas, avec qui il a travaillé, faisant évoluer le film expérimental américain vers un minimalisme qui marque la fin de son processus évolutif. Devenu une des figures de proue de ce que le théoricien P. Adams Sitney nomme, dans un article de 1969, le film structurel, Snow, comme d'autres filmmakers de la fin des années 1960, parmi lesquels on peut citer Paul Sharits ou Hollis Frampton, trouve, dans la grammaire du cinéma (mouvements de caméra, vitesse, granularité...), le moyen d'accéder à une abstraction cinématographique qui ne doit plus rien à la transposition de l'abstraction picturale sur pellicule telle que la pratiquèrent Richter ou Ruttmann dans les années 1920.

Né à Toronto, Michael Snow entreprend des études de peinture et de sculpture (1948-1952) et éprouve un vif intérêt pour le jazz. La même année que sa première exposition personnelle, en 1956, il réalise un film, A to Z, court-métrage d'animation. Mais ce n'est qu'à partir de 1963, lorsqu'il s'installe à New York avec son épouse, Joyce Wieland, appelée elle aussi à devenir une cinéaste expérimentale de renom, qu'il se met à suivre les projections organisées par Jonas Mekas et se découvre un véritable intérêt pour le film expérimental. Son deuxième film, New York Eye and Ear Control (1964) se situe encore dans une démarche de plasticien. Après un autre essai, Short Shave (1965), Snow réalise Wavelength (1967), qui fait l'effet d'une bombe : ce moyen-métrage aura la même importance historique pour l'avant-garde nord-américaine que, en leur temps, Meshes of the Afternoon de Maya Deren et Alexander Hammid (1943) ou Anticipation of the Night de Stan Brakhage (1958). Wavelength est constitué d'un zoom avant de quarante-cinq minutes dans un atelier new-y [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 2 pages

Écrit par :

Classification

Autres références

«  SNOW MICHAEL (1929- )  » est également traité dans :

AKERMAN CHANTAL (1950-2015)

  • Écrit par 
  • Raphaël BASSAN
  •  • 1 453 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « De l’expérimental à l’autobiographie »  : […] Chantal Akerman séjourne en 1971 aux États-Unis et fréquente assidûment l’Anthology Film Archives de New York ; là, elle découvre le cinéma expérimental de Jonas Mekas et de Michael Snow. Ce dernier influence directement son premier long-métrage, Hôtel Monterey (1972), une description fragmentaire et sans commentaire d'un lieu pour déshérités filmé en plans fixes. Mais la cinéaste ne s'attache pa […] Lire la suite

CINÉMA (Cinémas parallèles) - Le cinéma d'avant-garde

  • Écrit par 
  • Raphaël BASSAN
  •  • 11 533 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Vers un nouveau cinéma expérimental »  : […] Bien que la réalisation désordonnée de petits films expérimentaux ne se soit jamais arrêtée aux États-Unis, l’apparition sur la scène intellectuelle de Maya Deren avec sa célèbre trilogie autobiographique, Meshes of the Afternoon , At Land (1944) et Ritual in Transfigured Time (1946), suivie de la publication immédiate de deux livres ( Cinema as an Art Form et An Anagram of Ideas on Art, […] Lire la suite

Pour citer l’article

Raphaël BASSAN, « SNOW MICHAEL (1929- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 novembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/michael-snow/