DUPRÉ MARCEL (1886-1971)

Organiste, compositeur et éminent représentant de l'orgue symphonique, Dupré fut renommé pour son talent d'improvisateur (il fit de nombreuses tournées dans le monde entier, improvisant fugues et symphonies sur des thèmes fournis spontanément par des musiciens de l'auditoire). Son enseignement eut une profonde influence, même si, aujourd'hui, dans l'interprétation des œuvres baroques (Bach en particulier), on n'obéit plus, par exemple, aux règles du legato trop systématique qu'il prônait. Il fut l'élève de Diémer, de Guilmant, de Vierne et de Widor. En 1914, il obtint le grand prix de Rome. Il remplaça momentanément Vierne au grand orgue de Notre-Dame de Paris (1916-1922) et succéda à Widor à celui de Saint-Sulpice (de 1934 à sa mort). En 1920, il joua de mémoire, en dix récitals fameux, l'œuvre intégrale pour orgue de Bach. Parmi ses nombreuses compositions, citons trois Préludes et fugues (1912), la Symphonie-Passion (1924), Le Chemin de la Croix (1931-1932) — ces deux dernières d'abord improvisées, puis écrites — soixante-dix-neuf Chorals (1931), trois Préludes et fugues (1938), Le Tombeau de Titelouze (1942). Synthétisant le fruit de son enseignement au conservatoire de Paris (dont il dirigea la classe d'orgue après la mort de Gigout en 1926, et dont il fut le directeur de 1954 à 1956), il écrivit notamment Trait d'improvisation à l'orgue, Cours d'harmonie analytique, Cours de contrepoint, Cours de fugue.

—  Pierre-Paul LACAS

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Écrit par :

  • : psychanalyste, membre de la Société de psychanalyse freudienne, musicologue, président de l'Association française de défense de l'orgue ancien

Classification


Autres références

«  DUPRÉ MARCEL (1886-1971)  » est également traité dans :

COCHEREAU PIERRE (1924-1984)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 561 mots

Pendant près de trente ans, Pierre Cochereau a tenu le grand cinq claviers de Notre-Dame de Paris. Organiste et compositeur, il a été formé au Conservatoire national supérieur de musique de Paris à partir de 1944, après qu'il eut travaillé le piano avec […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-cochereau/#i_18420

IMPROVISATION MUSICALE

  • Écrit par 
  • André-Pierre BOESWILLWALD, 
  • Alain FÉRON, 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 5 115 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Improvisation et création »  : […] partielle, cette constatation est vraie encore pour qualifier l'improvisation totale. On n'amoindrit pas le mérite de Marcel Dupré improvisant sa Symphonie-Passion au cours d'un concert spirituel si l'on affirme qu'il parle un langage déjà constitué. Avant d'improviser dans les « modes à transposition limitée », Olivier Messiaen les a créés, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/improvisation-musicale/#i_18420

Pour citer l’article

Pierre-Paul LACAS, « DUPRÉ MARCEL - (1886-1971) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/marcel-dupre/