MAO ZEDONG ou MAO TSÉ-TOUNG (1893-1976)

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Naissance de la République populaire de Chine, 1949

Naissance de la République populaire de Chine, 1949
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Mao Zedong à Yan'an, 1938

Mao Zedong à Yan'an, 1938
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Révolution culturelle en Chine, 1966

Révolution culturelle en Chine, 1966
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Propagande maoïste dans les campagnes chinoises, 1967

Propagande maoïste dans les campagnes chinoises, 1967
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Apprentissage de la politique (1921-1927)

Dans l'immédiat, un pas important est franchi avec l'adhésion au communisme, dessinée en 1920, à la faveur de brefs contacts à Shanghai et à Pékin, puis au sein d'un petit groupe marxisant de Changsha, que Mao représente au congrès qui fonde le Parti communiste chinois (P.C.C.) en juillet 1921. Cela ne fait de lui ni un dirigeant du parti – rôle réservé aux intellectuels cosmopolites de Shanghai – ni un « vrai » communiste. Tout au long des années 1920, il est un agitateur de province contré dans ses tentatives d'ascension, et, s'il est devenu un homme de parti, c'est autant et parfois plus dans le G.M.D. qu'au sein du P.C.C. (allié en Front uni à ce dernier de 1923 à 1927). Les années 1920 sont celles de l'apprentissage politique, qui sera dépassé. Le premier communisme de Mao est avant tout la volonté d'ancrer l'idéal de la transformation sociale dans un modèle d'organisation, alors confondu avec la révolution russe. La transformation sociale et l'organisation politique changeront de modèle, mais la formule subsistera. Jusqu'au bout, elle sera la marque indélébile de l'identification du maoïsme au communisme.

En acceptant l'instrument politique par excellence qu'est un parti, Mao suit une minorité d'activistes qui se sont persuadés que l'action de masse nécessite une organisation stricte à l'échelle du pays. Devenu prépondérant en 1919, l'exemple russe se durcit sous leurs yeux, passant de la démocratie des soviets à la dictature bolchevique. Les débats qui exposent la faiblesse organisationnelle du modèle activiste conduisent à mettre en lumière son caractère réformiste et modéré. S'identifier à la lutte des classes et à l'action ouvrière est un gage d'appartenance à une révolution mondiale perçue comme une voie d'accès à la modernité plus sûre pour la Chine que l'activisme fondé sur l'éducation, les coopératives, les réformes locales ou l'agitation s'adressant à l'ensemble de la société. Peu importe que les ouvriers soient si peu nombreux : quand ils se soucient de répondre à cet [...]

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Écrit par :

  • : directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, directeur du Centre d'études sur la Chine moderne et contemporaine, E.H.E.S.S.-C.N.R.S.

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Autres références

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AI QING [NGAI TS'ING] (1910-1996)

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ARMÉE ROUGE, Chine

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CENT FLEURS LES

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CHEN BODA [TCH'EN PO-TA] (1905-1989)

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  • Michel HOANG
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Ce futur interprète de la politique de Mao Zedong et cet éminent porte-parole du Parti communiste chinois voit le jour à Hui'anxian au Fujian dans une famille de paysans pauvres. Ne pouvant se permettre de poursuivre de longues études, Chen Boda entre au service d'un chef de guerre qui l'emploie comme secrétaire. Dans les années vingt, il part à Moscou où il étudie, semble-t-il, la philosophie, à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chen-boda-tch-en-po-ta/#i_18418

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CHINE AU XXe SIÈCLE - (repères chronologiques)

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CHINOISE CIVILISATION - Les arts

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CHINOISE (CIVILISATION) - La littérature

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CLAUSEWITZ KARL VON (1780-1831)

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  • André GLUCKSMAN
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Dans le chapitre « Signification du primat de la guerre défensive »  : […] Si une guerre défensive peut être « la forme de guerre la plus forte », c'est uniquement dans la mesure où elle est capable politiquement d'exploiter son avantage naturel. L'avantage du terrain et de l'espace suppose la politisation de la population : le roi de Prusse, sur le conseil des « réformateurs », édicta le premier décret officialisant la guerre des partisans. L'avantage du temps suppose l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/karl-von-clausewitz/#i_18418

CONFUCIUS & CONFUCIANISME

  • Écrit par 
  • ETIEMBLE
  •  • 14 466 mots
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Dans le chapitre « Confucius et Mao »  : […] Une fois supprimés les examens après la révolution de 1911, Kang Youwei, soucieux de revenir à Confucius et Mencius, voulut en vain faire adopter leur pensée, constitutionnellement, comme religion d'État ; c'est en vain également que Zhen Huanzhang prétendit déduire du confucianisme des principes économiques capables de « moderniser l'Empire du Milieu ». Le confucianisme se releva d'autant plus di […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/confucius-et-confucianisme/#i_18418

DALAÏ-LAMA TENZIN GYATSO (1935- )

  • Écrit par 
  • Jean-Claude CARRIERE
  •  • 1 978 mots
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Dans le chapitre « L'invasion chinoise »  : […] Cet isolement du Tibet explique la très vive surprise de l'adolescent vénéré (réincarnation officielle, comme tous les dalaï-lamas, du grand bodhisattva de la compassion, Avalokiteshvara), quand en 1950, alors qu'il avait quinze ans, l'armée chinoise envahit son pays . Les communistes chinois ne cachaient pas leur intention de délivrer le Tibet de ce qu'ils appelaient une théocratie, soumise à des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dalai-lama-tenzin-gyatso/#i_18418

DENG XIAOPING [TENG SIAO-P'ING] (1904-1997)

  • Écrit par 
  • Valérie NIQUET
  • , Universalis
  •  • 1 201 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les débuts d'un révolutionnaire »  : […] Deng Xixian, qui ne prendra le nom de Xiaoping que dans les années 1920, est né, sans doute le 22 août 1904, dans le village de Paifang (province du Sichuan). En 1918, quelques années après la révolution républicaine de 1911, il reçoit à Chongqing, la capitale provinciale, l'éducation d'un tuteur. En 1920, sa famille l'envoie à Paris en compagnie de quatre-vingt-dix autres jeunes du Sichuan. Pris […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/deng-xiaoping-teng-siao-p-ing/#i_18418

GLUCKSMANN ANDRÉ (1937-2015)

  • Écrit par 
  • Laurent LEMIRE
  •  • 834 mots
  •  • 1 média

Figure de la « nouvelle philosophie » dans les années 1970, profondément marqué par la lecture de Soljenitsyne, André Glucksmann fit siens les combats contre les totalitarismes . Né le 19 juin 1937 à Boulogne-Billancourt, André Glucksmann baigne dans la culture de la Mitteleuropa. Rubin et Martha, ses parents, juifs autrichiens, sont des militants sionistes de gauche devenus communistes et qui on […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/andre-glucksmann/#i_18418

GUÉRILLA

  • Écrit par 
  • Pierre DABEZIES
  •  • 8 190 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « L'école chinoise »  : […] La synthèse viendra de l'Asie. La théorie des « trois mondes », en effet, échafaudée lors du conflit sino-soviétique de 1965, non seulement renouvelle sur le plan stratégique la vieille théorie de l'impérialisme, mais rend à la guérilla, sous l'angle tactique, la place que le blanquisme ou la dérive militariste tendent souvent à lui enlever. La campagne encercle les villes, donnant seule aux parti […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guerilla/#i_18418

HUA GUOFENG [HOUA KOUO-FENG] (1921-2008)

  • Écrit par 
  • Jean-Philippe BÉJA
  •  • 896 mots

Hua Guofeng, président du Parti communiste chinois (P.C.C.) de 1976 à 1981, est décédé le 20 août 2008 à Pékin. De son vrai nom Su Zhu, il était né le 16 février 1921 (1920, selon certaines sources) en Chine du Nord, dans une famille paysanne du district de Jiaocheng, province du Shanxi, célèbre pour ses mines de charbon. Entré au P.C.C. en 1938, il participe à la guérilla antijaponaise depuis la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hua-guofeng-houa-kouo-feng/#i_18418

JIANG QING [KIANG TS'ING] LI WEIFEN dite (1913-1991)

  • Écrit par 
  • Michel HOANG
  •  • 724 mots

Assez peu connue en Occident avant la révolution culturelle prolétarienne, Jiang Qing, la quatrième épouse du président Mao Zedong, eut bien antérieurement une influence insoupçonnée dans le domaine culturel en Chine populaire. Originaire d'une famille pauvre du Shandong et orpheline de bonne heure, Li Weifen occupe un emploi de secrétaire dans une bibliothèque de Jinan. Elle s'inscrit à l'Institu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jiang-li/#i_18418

LEYS SIMON (1935-2014)

  • Écrit par 
  • Jean-Philippe BÉJA
  •  • 853 mots

Pierre Ryckmans, qui prit le pseudonyme de Simon Leys et fut l’un des plus grands sinologues de notre époque, est mort le 11 août 2014 à Sydney (Australie) où, de 1987 à 1993, il avait dirigé à l’université la section des études chinoises. À un moment où le « marché chinois » conduit les dirigeants occidentaux à aller s’incliner devant les dirigeants de Pékin, il n’est pas inutile de revenir sur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/simon-leys/#i_18418

LONGUE MARCHE (LA)

  • Écrit par 
  • Michel HOANG
  •  • 1 069 mots
  •  • 2 médias

Épopée militaire que l'on a comparée aux plus fabuleux exploits guerriers de l'histoire, la Longue Marche ( Chang Zheng ) constitue le meilleur symbole de l'accomplissement de la révolution chinoise. Elle a pour origine une défaite : celle de l'Armée rouge acculée dans ses bases rouges de plus en plus réduites par les troupes nationalistes du Guomindang (GMD) commandées par T […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/longue-marche-la/#i_18418

LONGUE MARCHE, en bref

  • Écrit par 
  • Olivier COMPAGNON
  •  • 183 mots
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Confronté depuis 1927 aux campagnes d'anéantissement menées par le Guomindang de Tchiang Kai-chek, le Parti communiste chinois est contraint de quitter, en octobre 1934, les derniers bastions qu'il avait pu conserver dans le sud du pays. Commence alors une longue retraite à travers la Chine qui, en l'espace d'un an, conduit le noyau dur des militants communistes jusqu'au refuge de Yan'an, dans la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/longue-marche-en-bref/#i_18418

MARXISME - Le matérialisme dialectique

  • Écrit par 
  • Étienne BALIBAR, 
  • Pierre MACHEREY
  •  • 6 386 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le problème de la contradiction »  : […] Le quatrième énoncé du matérialisme peut se formuler à partir de la notion de contradiction. « Au sens propre, la dialectique est l'étude de la contradiction dans l'essence même des choses » (Lénine, Cahiers philosophiques ). « La dialectique est la théorie qui montre comment les contraires peuvent être et sont habituellement (et deviennent) identiques – dans quelles conditio […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marxisme-le-materialisme-dialectique/#i_18418

MARXISME - Les révisions du marxisme

  • Écrit par 
  • Pierre BOURETZ, 
  • Evelyne PISIER
  •  • 3 652 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le révisionnisme moderne »  : […] Après la Seconde Guerre mondiale, la revendication yougoslave d'un passage spécifique au socialisme ouvre la voie au révisionnisme moderne. Sur le plan international, Tito se réclame du neutralisme, alors que sur le plan interne la critique du centralisme conduit à défendre le système de l'autogestion. La Yougoslavie est exclue du Kominform en 1948 ; désormais, titisme et révisionnisme se conjugu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marxisme-les-revisions-du-marxisme/#i_18418

PAYSANNE RÉVOLUTION

  • Écrit par 
  • Claude LEFORT
  •  • 528 mots

C'est une des thèses fondamentales de Marx que le prolétariat industriel constitue la seule classe révolutionnaire à l'ère du capitalisme. Convaincu que les paysans pauvres se rallieront à la cause de la révolution quand le prolétariat apparaîtra comme une force dirigeante, capable de détruire toute forme d'exploitation, il ne l'est pas moins de leur manque de cohésion et de leur impuissance, en c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/revolution-paysanne/#i_18418

PENG DEHUAI [P'ENG TÖ-HOUAI] (1898-1974)

  • Écrit par 
  • Michel HOANG
  •  • 1 033 mots
  •  • 1 média

Né au Hunan, Peng Dehuai a une enfance misérable ; il exerce divers petits métiers avant de s'engager dans les armées provinciales et il est emprisonné pour avoir attenté à la vie d'un gouverneur. En 1918, il reçoit un commandement qui va l'amener à participer à l'« expédition du Nord » des républicains contre les potentats septentrionaux (1926). Introduit par sa femme au mouvement révolutionnaire […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/peng-dehuai-p-eng-to-houai/#i_18418

PENG ZHEN [P'ENG TCHEN] (1902-1997)

  • Écrit par 
  • Michel HOANG
  •  • 871 mots

De son véritable nom Fu Maogong, Peng Zhen naît à Chuwu, dans le Shānxi. Issu d'un milieu humble de paysans, il doit travailler très tôt pour survivre et poursuivre des études. À l'âge de vingt et un ans, les premiers périodiques révolutionnaires chinois, en particulier La Nouvelle Jeunesse ( Xin Qingnian ), et la presse communiste l'initient au marxism […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/peng-zhen-p-eng-tchen/#i_18418

PROCLAMATION DE LA RÉPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE

  • Écrit par 
  • Olivier COMPAGNON
  •  • 241 mots
  •  • 1 média

La République populaire de Chine est proclamée par Mao Zedong à Pékin le 1 er  octobre 1949, vingt-huit ans après la fondation du Parti communiste chinois, qui conquiert ainsi le pouvoir après des années de guerre civile contre les nationalistes du Guomindang. Confirmant l'expansion du communisme en Extrême-Orient malgré les efforts de containment (e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/proclamation-de-la-republique-populaire-de-chine/#i_18418

RÉVOLUTION CULTURELLE EN CHINE, en bref

  • Écrit par 
  • Olivier COMPAGNON
  •  • 189 mots
  •  • 1 média

Contesté à la tête du régime après l'échec du Grand Bond en avant (1958-1961), qui a provoqué un véritable marasme économique en Chine populaire et accéléré la rupture des relations avec l'U.R.S.S. (1960), Mao Zedong lance, lors de l'été de 1966, une « grande révolution culturelle prolétarienne » censée représenter une nouvelle étape de développement dans l'histoire du pays. La mobilisation de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/revolution-culturelle-en-chine-en-bref/#i_18418

SNOW EDGAR PARKS (1905-1972)

  • Écrit par 
  • Michel HOANG
  •  • 1 080 mots
  •  • 1 média

Durant plus d'une décennie, Edgar Snow fut sans doute le plus aventureux et le plus entreprenant des journalistes en Chine et il est indiscutablement le premier à avoir témoigné de l'importance d'une révolution en train de se faire en 1936 quelque part du côté de Yan'an . Né à Kansas City (Missouri), Snow s'embauche comme fermier, cheminot et marin avant de suivre les cours de l'école de journalis […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/edgar-parks-snow/#i_18418

SOCIALISTES ART DANS LES PAYS

  • Écrit par 
  • Robert ABIRACHED, 
  • Louis MARCORELLES, 
  • Jean-Jacques NATTIEZ
  •  • 12 580 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « Après la « déstalinisation » »  : […] Le réalisme socialiste fut, après la Seconde Guerre mondiale, importé dans les démocraties populaires avec la plus grande rigueur et s'y développa, comme en U.R.S.S., jusqu'au XX e  congrès du P.C.U.S. de 1956. Mais après cette date les diatribes de Khrouchtchev contre l'art abstrait (cf. son « Discours contre l'art abstrait » du 8 mars 1963) ont montré que, sur le plan es […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/art-dans-les-pays-socialistes/#i_18418

YIGUANDAO [YI-KOUAN-TAO]

  • Écrit par 
  • Kristofer SCHIPPER
  •  • 607 mots

Société secrète, ou plutôt secte interdite et persécutée, de la Chine moderne, le Yiguandao (Voie de l'unité fondamentale) a connu un succès considérable dans la Chine du Nord, à partir de 1920. Quoique persécutée systématiquement, tant par le Guomindang (qui la considérait comme étant d'inspiration communiste) que par le Parti communiste (qui la jugeait inféodée au Guomindang), cette secte semble […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/yiguandao-yi-kouan-tao/#i_18418

ZHANG GUOTAO [TCHANG KOUO-T'AO] (1897-1979)

  • Écrit par 
  • Michel HOANG
  •  • 912 mots

Leader influent du mouvement communiste chinois jusqu'en 1938, date à laquelle il entra en conflit direct avec Mao Zedong dont il fut un sérieux rival, Zhang Guotao naît dans une famille hakka de propriétaires aisés. Pendant ses années d'études il soutient l'agitation révolutionnaire contre Yuan Shikai (1915) et se lie avec Chen Duxiu qui deviendra son mentor durant vingt ans malgré les divergence […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/zhang-guotao-tchang-kouo-t-ao/#i_18418

ZHOU ENLAI [TCHEOU NGEN-LAI] ou CHOU EN-LAI (1898-1976)

  • Écrit par 
  • Lucien BIANCO, 
  • Universalis
  •  • 2 135 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Dans l'ombre de Mao »  : […] Les retournements fréquents et parfois brutaux de la ligne politique du parti ont souvent occasionné ou accompagné des modifications dans le personnel dirigeant, mais Zhou Enlai a survécu à toutes les crises, disponible pour appliquer une politique opposée à celle qu'il préconisait la veille. En juillet 1930, par exemple, il défendait encore à Moscou la stratégie d'attaque des grandes villes (conn […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/zhou-chou-en-lai/#i_18418

ZHU DE [TCHOU TÖ] (1886-1976)

  • Écrit par 
  • Michel HOANG
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Né à Dawan (Sichuan), mais d'origine cantonaise, Zhu De fait des études classiques et, après l'abrogation du système traditionnel des examens, fréquente l'école moderne de Nanchang puis entre en 1909 à l'académie militaire du Yunnan ; il est, en 1911, l'un des premiers lieutenants diplômés de l' « armée étrangère » formée sur les modèles européens. Membre d'organisations progressistes (Tongmenghui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/zhu-de-tchou-to/#i_18418

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Pour citer l’article

Yves CHEVRIER, « MAO ZEDONG ou MAO TSÉ-TOUNG (1893-1976) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/mao-zedong-mao-tse-toung/