SAVOIE MAISON DE

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Quelques données de l'histoire de la province de Savoie se rattachent à celle de l'Europe. Ce n'est point un hasard si l'activité des princes s'est manifestée dans la partie médiane de l'ancienne Lotharingie, à la naissance du fugitif royaume de Bourgogne. À l'échec des Rodolphiens succéda la tentative poursuivie pendant plusieurs siècles par les Blanches-Mains, ces princes des Alpes dont l'influence qui s'exerçait sur les deux versants dès la fin du xie siècle s'étendit rapidement aux plaines du Rhône et du Pô. Au xiie et au xiiie siècle, la Bresse et le Bugey amènent les comtes de Savoie à la Saône ; ils passent des bords du lac Léman au pays vaudois jusqu'en vue de Berne. En même temps s'affermit un contrôle sur les cols du Grand-Saint-Bernard et du Simplon par le Valais et la région valdotaine. Une ouverture sur la mer se fait à Nice par le col de Tende, entre la république de Gênes et le royaume de France.

Cette expansion, commandée depuis la Savoie, se heurte bientôt à plusieurs obstacles tenant aux Capétiens, aux Bernois, aux Habsbourg d'Autriche et d'Espagne. Les Français s'installent en Provence, à Lyon, puis en Dauphiné, les Bernois contrôlent jusqu'au Chablais, et l'Italie du Nord devient le terrain de rencontre des influences autrichienne et espagnole. Que la France s'intéresse à l'Italie, et la Savoie est submergée. Cela est le cas au temps de François Ier, de Henri II, de Louis XIV, de la Révolution et de Napoléon. Ayant perdu la Bresse, le Bugey et leurs positions helvétiques, n'ayant d'espoir ni à l'ouest ni au nord, les princes louvoient et se déplacent vers Turin d'où ils reprennent les chemins de l'aventure. Et cette fois ils réussissent. Il faut dire que, tout au long, ils ont été autant soutenus que contrariés par les dynastes voisins : dix-sept mariages avec les Capétiens en témoignent comme les titres de duc et de roi dus à l'influence impériale. À la fois craints, recherchés, surveillés, ils ont eu un destin remarquable. Ces obstinés, échouant en Lotharingie ce [...]


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AMÉDÉE V LE GRAND (1249-1323) comte de Savoie (1285-1323)

  • Écrit par 
  • Gérard RIPPE
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Second fils de Thomas II, Amédée doit, à la mort de son père (1259), laisser gouverner ses oncles. Arrivé au pouvoir en 1285, il cède ses domaines piémontais en apanage à son neveu Philippe d'Achaïe, fils de son frère aîné Thomas III, mort en 1282. En 1272, sa femme, Sibylle de Bage, lui avait apporté la Bresse en dot. Continuant la politique prudente de ses aïeux, il cherche, comme eux, à agrandi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/amedee-v-le-grand/#i_17526

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  • Gérard RIPPE
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  • Écrit par 
  • Gérard RIPPE
  •  • 430 mots

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EMMANUEL-PHILIBERT (1528-1580) duc de Savoie (1553-1580)

  • Écrit par 
  • Jean MEYER
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Fils de Charles III (1504-1553), le malchanceux, et de Béatrix de Portugal, Emmanuel-Philibert de Savoie est à peine âgé de huit ans quand les troupes françaises et suisses occupent, pour une durée de vingt-trois ans, la quasi-totalité de l'État savoyard à l'exception de Nice, de Vercelli et de la vallée d'Aoste. Occupation qui est, en réalité, une annexion pure et simple. Aussi le jeune homme est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/emmanuel-philibert/#i_17526

EMPIRE SECOND (1852-1870)

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Dans le chapitre « La politique italienne »  : […] C'est encore la politique des nationalités que Napoléon III voudrait faire triompher en Italie. Mais, conduite jusqu'au bout, elle aboutirait à la création d'une grande puissance aux portes de la France. Il se contentera donc pour les Italiens de l'indépendance dans le cadre d'une confédération analogue à la Confédération germanique, projet conforme aux idées de l'époque, car la plupart des Itali […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/second-empire/#i_17526

GENÈVE

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Pour citer l’article

Jacques LOVIE, « SAVOIE MAISON DE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 13 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/maison-de-savoie/