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LYSE, biochimie et biologie

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Signifiant étymologiquement dissolution, ce terme est maintenant synonyme de destruction.

Les phénomènes d'hydrolyse, que catalysent les enzymes du catabolisme, ne peuvent toutefois déterminer la destruction complète des molécules organiques qui sont les substrats de ces enzymes, c'est-à-dire en assurer la minéralisation. Elles n'aboutissent qu'à les scinder en fragments de plus en plus petits, qui devront ensuite être disloqués au cours de processus d'oxydoréduction qui ont lieu dans les mitochondries du cytoplasme cellulaire (avec participation d'enzymes d'oxydoréduction et de transporteurs d'électrons).

La cytolyse est un effet de désorganisation que provoquent des facteurs physico-chimiques ou biologiques portant atteinte aux structures cellulaires. Elle peut être due à l'agression par des agents destructeurs (cellules cytotoxiques, complément, anticorps) agissant dans le cadre de la réponse immunitaire. Elle peut être provoquée aussi par l'hypotonie du milieu où la cellule est placée, c'est-à-dire sa dilution excessive. Elle peut enfin se produire spontanément, à la mort d'une cellule, sous l'action des enzymes lytiques libérées par les lysosomes qu'elle renferme.

— Didier LAVERGNE

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Pour citer cet article

Didier LAVERGNE. LYSE, biochimie et biologie [en ligne]. In Encyclopædia Universalis. Disponible sur : (consulté le )

Article mis en ligne le et modifié le 10/02/2009

Autres références

  • BACTÉRIOPHAGES ou PHAGES

    • Écrit par
    • 3 521 mots
    • 1 média
    L'activité d'un bactériophage sur les bactéries sensibles conduit à la lyse bactériophagique, c'est-à-dire soit à l'éclaircissement des cultures microbiennes en milieu liquide, soit (dans le cas de cultures sur milieu solide) à l'apparition des « plages », petites zones de lyse limitée, circulaires,...
  • DÉVELOPPEMENT, biologie

    • Écrit par , et
    • 19 221 mots
    • 14 médias
    ...occuper tout le centre de la cavité cellulaire. Les méthodes cytochimiques et biochimiques ont montré que l'appareil vacuolaire jeune était riche en enzymes lytiques. En particulier lorsque les échantillons sont incubés dans un milieu contenant un substrat phosphaté (le glycérophosphate de sodium, par...
  • HÉRELLE FÉLIX D' (1873-1949)

    • Écrit par
    • 794 mots

    Né à Montréal, orphelin de père à six ans, il est emmené par sa mère à Paris, puis en Hollande. On manque de précisions sur ses études supérieures. Mais on sait comment Félix d'Hérelle s'est orienté, par hasard, vers la microbiologie, en apprenant qu'une place de chef de laboratoire...

  • LYSOGÉNIE

    • Écrit par
    • 3 857 mots
    • 3 médias
    Pour Félix d'Hérelle, qui redécouvre en 1917 la lyse bactérienne transmissible, à laquelle il donne le nom de bactériophagie, les cultures secondaires à cette analyse entretiennent indéfiniment le bactériophage en formant avec lui une association symbiotique, dont on verra plus loin qu'elle...