STURZO LUIGI (1871-1959)

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L'un des pères de la démocratie chrétienne en Italie, Sturzo naît à Caltagirone, en Sicile ; élève au séminaire de sa cité natale puis aux académies thomiste et grégorienne de Rome, il est ordonné prêtre en 1894 et devient professeur de philosophie à Caltagirone. Dominant une santé fragile par une énergie ascétique et une intense activité intellectuelle, don Sturzo est fortement marqué par le catholicisme social de l'Œuvre des Congrès et de l'encyclique Rerum novarum (1891). Pour contrer l'influence du socialisme, il fonde des associations d'ouvriers, de métayers, d'étudiants et un journal, La Croix de Constantin, dont le titre exprime sa préoccupation de réconcilier les masses catholiques et l'État unitaire italien.

Son engagement politique se précise, après 1896, dans le premier mouvement des « démocrates chrétiens », aux côtés de Giuseppe Toniolo, de Romolo Murri et de Filippo Meda. Malgré le coup d'arrêt donné par Pie X à l'Œuvre des Congrès, supprimée en 1904, don Sturzo continue son action, sous l'ère de Giolitti. En 1905, il est élu syndic de Caltagirone, puis devient secrétaire général du comité de l'Action catholique (1915-1917) et vice-président de l'Association des communes italiennes.

La grande époque de Sturzo commence dans l'après-guerre, avec la fondation, le 18 janvier 1919, du Partito popolare italiano. Cette formation, dont le programme de base a été rédigé par don Sturzo dans son appel « aux libres et aux forts », se veut non confessionnelle. En politique intérieure, elle préconise une large décentralisation régionale, l'autonomie des communes, et la liberté de l'enseignement, à l'extérieur, la concertation internationale et l'adhésion active à la Société des Nations. Dans le domaine économique, les popolari veulent traduire dans les faits la doctrine sociale de Léon XIII en mettant en œuvre des mesures très hardies : droit au travail, protection des ouvriers contre l'arbitrai [...]

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Dans le chapitre « La Grande Guerre et la « victoire mutilée » »  : […] En 1914, comme la déclaration de guerre est le fait de l'Allemagne, l'Italie fait jouer une clause de la Triplice prévoyant cette éventualité, pour proclamer sa neutralité. Dans sa majorité, le pays désire demeurer en dehors du conflit. Le gouvernement est soumis, par les deux camps, à une intense pression diplomatique, pour l'inciter à entrer en guerre. En face du bloc « neutraliste », animé par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/italie-histoire/#i_4930

Pour citer l’article

Paul GUICHONNET, « STURZO LUIGI - (1871-1959) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/luigi-sturzo/