LIBÉRATION, France (1944-1946)

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Omaha Beach, 7 juin 1944

Omaha Beach, 7 juin 1944
Crédits : Fox Photos/ Getty

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Le général Leclerc à Paris, 25 août 1944

Le général Leclerc à Paris, 25 août 1944
Crédits : National Archives, Washington, D.C.

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Charles de Gaulle, 26 août 1944

Charles de Gaulle, 26 août 1944
Crédits : Ralph Morse/ The LIFE Picture Collection/ Getty Images

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Combats pour la libération de Paris, 1944

Combats pour la libération de Paris, 1944
Crédits : Hulton-Deutsch/ Hulton-Deutsch Collection/ Corbis Historical/ Getty Images

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Le choix démocratique (1945-1946)

Partis

En dépit des espoirs caressés par leurs chefs, le temps des mouvements de résistance est passé, celui des forces politiques légitimes revient. Le Mouvement de libération nationale (M.L.N.), issu de la résistance non communiste, et le Front national (F.N.) sont satellisés. Le parti le plus tôt reconstitué et de loin le plus puissant est le P.C. Fort de plusieurs millions de sympathisants (et plus de 500 000 adhérents revendiqués en 1945), il anime une nébuleuse d'organisations, dont le F.N., et contrôle une grande partie de la C.G.T. S'il n'a pas rompu avec la tactique de débordement adoptée durant la clandestinité, il accepte peu à peu de mettre son activisme en conformité avec sa participation au gouvernement. Pour préserver et élargir les positions conquises à la Libération, le P.C. rend prioritaire la stratégie de large front électoral. Elle est servie par le F.N. qui intègre des modérés, radicaux ou catholiques, et propose la fusion au M.L.N. À la fin de janvier 1945, la majorité du congrès du M.L.N. fait échouer le projet. Tiraillée entre les proches de la S.F.I.O. et les partisans de l'autonomie, elle opte finalement pour sa transformation en un parti charnière hétérogène, l'Union démocratique et socialiste de la Résistance (U.D.S.R.). La S.F.I.O., qui est l'un des piliers du nouveau pouvoir, a une attitude ambivalente. D'abord sévère vis-à-vis de ses cadres qui n'ont pas donné de gages résistants, elle se montre plus conciliante ensuite pour conserver des positions électorales. Face au P.C. dont elle refuse la main tendue, elle tend à camper sur des positions « de gauche ». Son congrès de novembre 1944 refuse l'option du travaillisme à la française et l'ouverture vers des résistants venus des mouvements. Il pâtit vite dans l'opinion de la contradiction entre un discours radical et une pratique qui ne l'est pas. Se voulant lui aussi révolutionnaire, un nouveau parti, le Mouvement républicain populaire (M.R.P.) se constitue en novembre 1944 à partir de la mouvance résistante démocrate-chrétienne et de syndicalistes chrét [...]

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BILLOTTE PIERRE (1906-1992)

  • Écrit par 
  • Charles-Louis FOULON
  •  • 855 mots
  •  • 3 médias

Né à Paris le 8 mars 1906, Pierre Billotte, saint-cyrien à vingt ans, suit un parcours militaire classique. Lieutenant en 1930, élève de l'École supérieure de guerre de 1934 à 1936, le commandant Billotte est blessé pendant la campagne de France et fait prisonnier. Évadé d'Allemagne par l'U.R.S.S., avec cent quatre-vingt-cinq autres Français, il connaît les geôles soviétiques avant de devenir le r […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-billotte/#i_88030

BOUCHINET-SERREULLES CLAUDE (1912-2000)

  • Écrit par 
  • Charles-Louis FOULON
  •  • 673 mots

Claude Bouchinet-Serreulles, fils d'industriel, né le 26 janvier 1912 à Paris, licencié en droit et diplômé de l'École libre des sciences politiques, avait observé les méfaits du nazisme en 1937-1938 lorsqu'il avait été attaché du conseiller commercial à Berlin. Officier d'ordonnance du général de Gaulle à partir du 26 juillet 1940, son « ami et compagnon de toutes les heures » et un de ses truch […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/claude-bouchinet-serreulles/#i_88030

BUCKMASTER MAURICE (1902-1992)

  • Écrit par 
  • Charles-Louis FOULON
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De 1941 à 1945, le colonel Buckmaster est entré dans l'histoire et la légende de la Résistance française et des services secrets britanniques ; il fut, en effet, chef de la section française du Special Operations Executive (S.O.E.) qui devait « mettre l'Europe en feu » à la demande de Winston Churchill. Créé sur décision du cabinet de guerre en août 1940, sous la responsabilité du ministère de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maurice-buckmaster/#i_88030

CHOLTITZ DIETRICH VON (1894-1966)

  • Écrit par 
  • André BRISSAUD
  •  • 211 mots
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Né à Schloss Wiese en Silésie, Dietrich von Choltitz sert comme officier dans l'armée allemande pendant la Première Guerre mondiale. Au cours de la seconde, il se révèle excellent chef de corps, parfaitement discipliné et sans pitié. Il participe aux campagnes de Pologne et de France et est remarqué par Hitler lors de la prise d'Amsterdam. C'est à von Choltitz qu'est confié l'écrasement de la vil […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dietrich-von-choltitz/#i_88030

COMITÉ FRANÇAIS DE LIBÉRATION NATIONALE (C.F.L.N.)

  • Écrit par 
  • Armel MARIN
  •  • 694 mots
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La première séance du Comité français de Libération nationale (C.F.L.N.), créé le 3 juin 1943, eut lieu le 4 juin à Alger, sous la coprésidence du général de Gaulle , représentant les Français de Londres, et du général Giraud , représentant ceux d'Alger. Il comportait cinq membres : général Catroux, général Georges, Massigli, Monnet, Philip. Le 7, il sera complété avec Abadie, Couve de Murville et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/comite-francais-de-liberation-nationale/#i_88030

CORSE

  • Écrit par 
  • Christian AMBROSI, 
  • Gilbert GIANNONI, 
  • Janine RENUCCI, 
  • André RONDEAU
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Dans le chapitre « L'assimilation »  : […] Bonaparte, devenu Premier consul, maintint la Corse sous un régime d'exception, tout en lui accordant des avantages fiscaux (les arrêtés Miot de Mélito, administrateur général de l'île) ; le général Morand, qui eut tous les pouvoirs jusqu'en 1811, exerça une justice impitoyable. La présence de Napoléon à la tête de l'Empire favorise l'assimilation rapide de la Corse à la France. Désormais, l'histo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/corse/#i_88030

ÉPURATION (1944-1945)

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En France, répression des actes de collaboration avec l'ennemi, en particulier à partir de l'été 1944. Dès le début de 1943, la mise à l'index de tous ceux qui avaient occupé de hautes fonctions dans le gouvernement de Vichy était décidée par les résistants et les gaullistes. En novembre 1943, l'Assemblée consultative d'Alger se prononce pour la condamnation sans appel de Vichy et des vichystes (« […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epuration/#i_88030

F.F.I. (Forces françaises de l'intérieur)

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  • Armel MARIN
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Nom donné, en février 1944, à l'ensemble des forces de la résistance intérieure française. Placées, en mars, sous l'autorité du général Kœnig, commandant suprême des forces françaises en Grande-Bretagne, les F.F.I. ont un état-major national et un commandement régional, parfois départemental. Le lien entre les forces militaires de la clandestinité et l'organisme politique créé au printemps de 1943 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/forces-francaises-de-l-interieur/#i_88030

FRENAY HENRI (1905-1988)

  • Écrit par 
  • Charles-Louis FOULON
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« Patriote ardent, au courage exceptionnel, a, dès la première heure, mis son activité totale au service de la Résistance française. Toujours à la pointe du combat, s'est attaché à forger les armes de la délivrance en créant, malgré les pires dangers, une organisation de propagande et de lutte contre l'ennemi, qui a acquis des titres impérissables à la reconnaissance de la Nation. » Cette citation […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/henri-frenay/#i_88030

F.T.P. (Francs-tireurs et partisans)

  • Écrit par 
  • Armel MARIN
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Organisation armée de résistance à l'occupation allemande de la France, durant la Seconde Guerre mondiale, les F.T.P., ou Francs-tireurs et partisans , avaient été créés par le Front national, lui-même mouvement de résistance en zone nord à partir de juin 1941 et qui était dominé par le Parti communiste. Ces maquisards conservèrent jusqu'à la fin de la guerre une indépendance de fait, même lorsque […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francs-tireurs-et-partisans/#i_88030

GRENIER FERNAND (1901-1992)

  • Écrit par 
  • Charles-Louis FOULON
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Né à Tourcoing le 9 juillet 1901, Fernand Grenier est le fils d'un ouvrier métallurgiste mort pour la France en 1917. Ouvrier boulanger, il témoigne de son antimilitarisme lors de l'occupation de la Ruhr. Dès 1924, il suit les cours de l'école centrale du parti, aux côtés de Jacques Duclos. À la mairie d'Halluin avant guerre, comme député de Saint-Denis de 1937 à 1939 et de 1945 à 1968, il ne s'éc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fernand-grenier/#i_88030

GUERRE MONDIALE (SECONDE)

  • Écrit par 
  • Henri MICHEL
  •  • 19 555 mots
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Dans le chapitre « Le débarquement en Normandie »  : […] Les préparatifs du débarquement en Normandie avaient commencé à la fin de 1943 : construction de péniches de débarquement et d'éléments de ports préfabriqués ; étude des problèmes posés par le ravitaillement, avec construction d'un oléoduc ; concentration et entraînement des troupes, élaboration d'un plan à la fois extrêmement complexe et soigneusement minuté ; destruction par l'aviation des voies […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guerre-mondiale-seconde/#i_88030

INTELLECTUEL

  • Écrit par 
  • Jean Marie GOULEMOT
  •  • 9 430 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La guerre et l'Occupation »  : […] Comme le constate Stefan Zweig dans Le Monde d'hier (1942), une certaine Europe cultivée est morte avec l'arrivée du nazisme au pouvoir. Une majorité d'intellectuels allemands et autrichiens ont fui. Installés en France, certains d'entre eux gagneront les États-Unis, d'autres seront déportés, Walter Benjamin se suicidera. L'Espagne, après une dure répression, s'installe dan […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intellectuel/#i_88030

LIBÉRATION ORDRE DE LA

  • Écrit par 
  • Charles-Louis FOULON
  •  • 742 mots

Destiné à « récompenser les personnes ou les collectivités militaires et civiles qui se seront signalées d'une manière exceptionnelle dans l'œuvre de libération de la France et de son empire », l'ordre de la Libération est fondé par Charles de Gaulle dès le 16 novembre 1940. Si le chef des Français libres considère qu’il incarne la légitimité, il se refuse alors à décerner des croix de guerre sauf […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ordre-de-la-liberation/#i_88030

MICHEL HENRI (1907-1986)

  • Écrit par 
  • Henry ROUSSO
  •  • 870 mots

Selon ses propres termes, l'historien Henri Michel fut un laboureur. Pendant quarante ans, il a défriché le vaste champ de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, tâche d'autant plus ardue qu'il devait tailler dans le maquis touffu de souvenirs collectifs contradictoires, conflictuels et souvent douloureux. Agrégé, il se destinait avant la guerre à une carrière d'enseignant. Mais l'Occupation év […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/henri-michel/#i_88030

MOORE FRED (1920-2017)

  • Écrit par 
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Toujours Français l ibre  : par le titre de ses mémoires publiés deux ans après la fin de ses fonctions de dernier chancelier de l'ordre de la Libération, Fred Moore réaffirmait sa fidélité à l'engagement de ses vingt ans. Lors de l'hommage national qui lui fut rendu le 22 septembre 2017, six jours après son décès survenu à Paris, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fred-moore/#i_88030

MURACCIOLE JULES (1906-1995)

  • Écrit par 
  • Charles-Louis FOULON
  •  • 688 mots

« Jules Muracciole, c'est le dernier carré », cette phrase d'André Malraux à propos du secrétaire général de l'ordre de la Libération fut citée à sa mort, le 22 octobre 1995, par le général Simon, chancelier de l'Ordre, qui la compléta pour résumer l'engagement de ce grognard du gaullisme : dernier carré à Londres en juin 1940, dernier carré à Bir Hakeim, dernier carré des survivants. Né à Sète, l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jules-muracciole/#i_88030

PALEWSKI GASTON (1901-1984)

  • Écrit par 
  • Charles-Louis FOULON
  •  • 921 mots

Salué par Michel Debré, en Sorbonne, le 19 janvier 1984, comme le « premier des gaullistes par l'ancienneté », Gaston Palewski a servi le gaullisme pendant cinquante ans puisque, dès 1934, il avait aidé à la diffusion des idées du colonel de Gaulle sur l'utilisation des divisions blindées, et qu'il a occupé ses dernières années au développement national et international des études gaulliennes. Né […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gaston-palewski/#i_88030

PARODI ALEXANDRE (1901-1979)

  • Écrit par 
  • Charles-Louis FOULON
  •  • 987 mots

Haut fonctionnaire, auditeur au Conseil d'État dès 1926, Parodi a occupé la vice-présidence de la Haute Assemblée de 1960 à 1971. Né à Paris, descendant d'un député de 1848, fils de Dominique Parodi, inspecteur général de l'Instruction publique, philosophe et membre de l'Institut, Alexandre Parodi, légiste républicain, est apparu dans toute sa stature aux temps difficiles de l'Occupation. « L'air […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alexandre-parodi/#i_88030

REFUS ET VIOLENCES (J. Verdès-Leroux) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Jacques LECARME
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Il faut d'abord saluer le travail énorme, méthodique et maîtrisé de Jeannine Verdès-Leroux, qui entreprend, avec Refus et violences (Gallimard), de brosser le tableau d'une génération d'écrivains d'extrême droite. Personne, avant elle, n'avait inventorié cette masse de revues et de journaux, proliférant dans une période où un seul média, la presse, régnait sans partage. On é […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/refus-et-violences/#i_88030

ROL-TANGUY HENRI (1908-2002)

  • Écrit par 
  • Charles-Louis FOULON
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« Le colonel Rol, commandant les F.F.I. de l'Île-de-France ». Ces mots manuscrits dans l'en-tête d'un exemplaire des conventions de reddition signées par le général von Choltitz, commandant du Gross-Paris, le 25 août 1944, et la signature Rol , sur la même ligne que celle du général Leclerc au bas de ce document historique, ont fait d'Henri Rol-Tanguy « une figure mythique de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/henri-rol-tanguy/#i_88030

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Pour citer l’article

Jean-Marie GUILLON, « LIBÉRATION, France (1944-1946) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/liberation-france/