FIGUEROA LES

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On peut, grâce aux Figueroa, famille d'architectes espagnols, suivre, à Séville, l'épanouissement de l'art baroque puis le passage au classicisme.

Leonardo (Utiel, 1650 env.-Séville, 1730) est le plus connu des Figueroa. Installé à Séville dès avant 1675, il dirige la construction de l'hôpital des Venerables Sacerdotes (1687 à 1697), dont le patio séduit par la clarté de sa composition. On décèle une forte influence italienne dans la plupart de ses œuvres : l'église de San Pablo (1691-1709), la majestueuse collégiale du Salvador (1696-1711) et San Luis, l'église du noviciat des Jésuites — une rotonde sur laquelle s'ouvrent des absides et des niches (à partir de 1699). Plus tard (1724), il signe le contrat de construction du grand cloître du couvent de la Merced, aujourd'hui musée des Beaux-Arts, et il fait accomplir des progrès décisifs à l'œuvre du Colegio seminario de San Telmo, l'un des chefs-d'œuvre baroques de Séville. Dans l'exécution, les œuvres de Leonardo Figueroa demeurent très sévillanes : par l'emploi de la brique, par le soin apporté au décor des portes et des fenêtres, par la somptuosité de l'ornementation intérieure et le rôle joué par les clochers et les coupoles.

Matías José (Séville, 1698-env. 1765), fils de Leonardo, termine le Colegio seminario de San Telmo et reconstruit l'église de San Jacinto (1735-1740). Son style témoigne de l'influence du rococo, qu'il avait appris à connaître à Séville grâce à son collègue sévillan Diego Antonio Díaz (1680-1748).

Ambrosio (Séville, 1700 env.-1775), autre fils de Leonardo, continue le style du père. On lui doit de très nombreuses églises à Séville et dans la basse Andalousie (Carmona, Marchena, Huelva).

Antonio Matías (1734 env.-1796 ?), peut-être fils d'Ambrosio, s'inspire de la Giralda de Séville pour le dessin de ses clochers (église paroissiale de la Palma del Condado, 1780). Son style témoigne par ailleurs des progrès du néo-classicisme.

—  Marcel DURLIAT

Écrit par :

  • : professeur émérite d'histoire de l'art à l'université de Toulouse-Le-Mirail

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Pour citer l’article

Marcel DURLIAT, « FIGUEROA LES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 26 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-figueroa/