SCHEIN JOHANN HERMANN (1586-1630)

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Le cantor à Saint-Thomas de Leipzig

Le 19 août 1616, Schein succède à Sethus Calvisius (mort le 24 novembre 1615) au poste très envié de cantor de l'église Saint-Thomas de Leipzig, pour laquelle Calvisius avait composé des hymnes et des chorals (pour les services religieux et pour ses élèves). Schein réussit la synthèse entre l'héritage luthérien de la Réforme et de l'humanisme, et entre les idées de la Renaissance et l'esthétique musicale italienne.

Comme Jean-Sébastien Bach, Schein rencontre des difficultés d'organisation et ses charges sont très lourdes. Depuis 1617, les obligations du cantor sont les suivantes : il dispense dix heures de cours de matières scientifiques et quatre heures de cours de musique ; il s'occupe, en plus, du chœur des élèves, divisé en chorus primus et chorus secundus (il est secondé par un autre professeur) ; il assure la musique dans deux églises, Saint-Thomas et Saint-Nicolas, et pour des circonstances particulières (mariages, enterrements, élections au Conseil...).

En 1617, dans son Banchetto Musicale, il s'intitule « Cantor und Musicus zu Leipzig » et, en 1618, dans son recueil Opella nova, « Director Musicus » et « Director musici chori ». Depuis Weissenfels, il est lié d'amitié avec Samuel Scheidt, et avec Heinrich Schütz, qui, lors de la mort de Schein, en 1630, composera un motet funèbre.

Schein, qui occupera ses fonctions à Leipzig jusqu'en 1630, a eu de nombreux élèves, parmi lesquels Christoph Schultze (1606-1683), Andreas Unger (Ungar), le cantor de l'église Saint-Wenzel à Naumbourg (sur la Saale), Christian Koch, Daniel Schade... Le 8 novembre 1630, Schütz lui rend visite et compose, à sa demande, le motet à six voix Das ist je gewisslich wahr... (« C'est une parole certaine et entièrement digne d'être reçue... ») d'après la Première Épître à Timothée, I, 15-17, qui sera publié le 9 janvier 1631 à Dresde, et repris dans la Geistliche Chormusik (1648). Schein meurt le 19 novembre et ses obsèques ont lieu le 21 novembre 1630, en présence de nombreuses personnalités ; l'éloge funèbre est prononcé par Wilhelm Avianus, le Rector Academiae Lipsiensis, le sermon allemand par le pasteur de Saint-Nicolas, Johannes Höpner. Le successeur de Schein sera Tobias Michael – le fils de son maître Rogier Michael –, nommé le 26 avril 1631.

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Écrit par :

  • : professeur à l'université de Paris-Sorbonne, professeur à l'Institut catholique de Paris, docteur ès lettres et sciences humaines

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«  SCHEIN JOHANN HERMANN (1586-1630)  » est également traité dans :

SCHEIDT SAMUEL (1587-1654)

  • Écrit par 
  • Edith WEBER
  •  • 1 442 mots

Dans le chapitre « Une œuvre musicale entre tradition et modernité »  : […] L'œuvre de Scheidt – environ sept cents numéros connus – comprend deux tiers de chorals et un tiers d'œuvres liturgiques, ou encore environ 50 p. 100 de musique vocale et 50 p. 100 de musique instrumentale. Plus de cent madrigaux sont perdus. Sa production assure la synthèse entre les œuvres de musiciens de l'Allemagne du Nord, la science du contrepoint et de la variation codifiée par les musicien […] Lire la suite

Pour citer l’article

Edith WEBER, « SCHEIN JOHANN HERMANN - (1586-1630) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 septembre 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/johann-hermann-schein/