VERNEUIL HENRI (1920-2002)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

D'origine arménienne, Achod Malakian est né en Turquie, à Rodosto, le 15 octobre 1920. Fuyant le génocide, toute sa famille s'installe dès 1924 à Marseille. Il connaît une jeunesse studieuse, récompensée en 1943 par un diplôme d'ingénieur à l'École nationale des arts et métiers. Bercé par les récits de son père, il rêve déjà de fixer par l'image des histoires captivantes. Après un passage rapide à la radio locale et au Petit Marseillais comme critique de films, il pénètre dans les studios. Assistant de Robert Vernay, il va bientôt voler de ses propres ailes.

De 1946 à 1951, il signe du nom d'Henri Verneuil une vingtaine de courts-métrages : comédies de première partie (À la Culotte de Zouave), évocations musicales (Cuba à Montmartre), tentatives insolites (Maldonne). Lors du tournage d'Escale au soleil, en 1948, il rencontre Fernandel qui, deux ans plus tard, accepte d'interpréter son premier long-métrage  : La Table aux crevés, adaptation sensible d'un roman de Marcel Aymé. Monstre sacré, Fernandel place le réalisateur devant ses responsabilités : « Il m'a appris à diriger les acteurs, car j'ai compris que si je n'y arrivais pas avec lui, je me ferais dévorer tout cru. » L'audace est payante. Le comédien redouté offre dès lors son concours, et parcourt avec lui toute la gamme de son talent : chronique provençale (Le Boulanger de Valorgue, 1952), parodie (L'Ennemi public no1, 1953), bouffonnerie (Le Mouton à cinq pattes, 1954), drame sentimental (Le Fruit défendu, 1952). L'odyssée tragi-comique de La Vache et le Prisonnier (1959) sera un énorme succès public. Il y a aussi place pour des divertissements parfois brillants : Paris Palace Hôtel (1956), ou Maxime (1958).

Il ne restait plus à Henri Verneuil qu'à confier à Michel Audiard l'écriture de dialogues à la mesure de Jean Gabin. L'acteur apprécie très vite l'efficacité du metteur en scène et apparaît particulièrement émouvant dans Des gens sans importance (1955), simple histoire d'amour, [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 2 pages




Écrit par :

Classification


Autres références

«  VERNEUIL HENRI (1920-2002)  » est également traité dans :

OBÉISSANCE (psychologie)

  • Écrit par 
  • Michel CHAMBON, 
  • Michaël DAMBRUN
  •  • 1 000 mots

L’obéissance désigne le changement psychologique et comportemental qui se produit lorsqu’un individu accepte de suivre les instructions d’une autorité. L’assistant qui exécute les gestes requis par le chirurgien lors d’une opération à cœur ouvert ou le soldat qui se soumet à l’ordre de sa hiérarchie en envoyant un obus sur une cible ennemie sont d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/obeissance-psychologie/#i_34661

SHARIF OMAR (1932-2015)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 439 mots

L’acteur égyptien Omar Sharif se fit connaître du public international et fut une nommer aux oscars (meilleur acteur dans un second rôle) pour son interprétation d’Ali Ibn el Kharish, le loyal chef arabe du film épique de David Lean, Lawrence d’Arabie ( Lawrence of Arabia , 1962). Le rôle-titre du D octeu r Jivago ( Doctor Zhivago , 1965), un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/omar-sharif/#i_34661

Pour citer l’article

Raymond CHIRAT, « VERNEUIL HENRI - (1920-2002) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 mars 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/henri-verneuil/