SHARIF OMAR (1932-2015)

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L’acteur égyptien Omar Sharif se fit connaître du public international et fut une nommer aux oscars (meilleur acteur dans un second rôle) pour son interprétation d’Ali Ibn el Kharish, le loyal chef arabe du film épique de David Lean, Lawrence d’Arabie (Lawrence of Arabia, 1962). Le rôle-titre du Docteur Jivago (Doctor Zhivago, 1965), une adaptation par Lean du roman éponyme de Boris Pasternak, lui permet d’affermir sa renommée.

Michel Demitri Chalhoub, de son vrai nom, naît le 10 avril 1932 à Alexandrie. Il appartient à une famille libano-syrienne. Quand il a quatre ans, sa famille part s’installer au Caire ; il y fait sa scolarité dans des établissements anglais et participe à des mises en scène de théâtre au cours de ses études secondaires. Par la suite, sur l’insistance de son père, il travaille pour l’entreprise familiale de commerce de bois précieux. Son désir d’être acteur prend forme quand il est engagé sur le tournage de Ciel d’enfer (Siraa Fil-Wadi, 1954), de Youssef Chahine, où il donne la réplique à sa future femme, la star égyptienne Faten Hamama (mariés en 1955, ils divorceront en 1974). Sharif devient rapidement une vedette dans son pays, jouant dans plus de vingt films, parmi lesquels Le Démon du désert (Shaytan al-Sahra, 1954) et Les Eaux noires (Siraa Fil-Mina, 1956), également de Chahine. Son interprétation dans Lawrence d’Arabie va faire de lui le premier acteur du Moyen-Orient à exister comme star internationale. Il incarne par la suite des personnages aussi variés que l’officier allemand de La Nuit des généraux d’Anatole Litvak (The Night of the Generals, 1967), le prince héritier austro-hongrois Rodolphe de Mayerling, de Terence Young (1968), le patriarche de Mayrig (1991) et de 588, rue Paradis d’Henri Verneuil (1992), ou encore l’épicier turc plein de sagesse de Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, de François Dupeyron (2003). Il doit également sa popularité au rôle de Nick Arnstein, le mari de Fanny Brice (interprétée par Barbara Streisand) dans Funny Girl, de William Wyler (1968) et sa suite, Funny Lady, de Herbert Ross (1975).

Joueur de bridge de renommée internationale, Omar Sharif était aussi un passionné des casinos. On lui doit en outre une autobiographie, L’Éternel Masculin (1976), coécrite avec Marie-Thérèse Guinchard. Il s’éteint le 10 juillet 2015 au Caire.

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Pour citer l’article

« SHARIF OMAR - (1932-2015) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/omar-sharif/