VAUDEVILLE

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A l'origine, au xve siècle, le vaudeville, ou vaudevire, du nom du lieu où il a pris naissance, est une chanson gaie et maligne. Jusqu'à la fin du xviiie siècle, moment où il se fond avec le courant de la chanson française, le vaudeville se présente sous deux aspects : un aspect satirique inspiré des anecdotes et des événements de l'actualité (les troubles de la Fronde, par exemple), un aspect plus licencieux qui dégénéra en chant bachique. Avant de devenir une comédie, il a une longue métamorphose à subir. La transformation s'opéra au théâtre de la Foire. Dans la première moitié du xviiie siècle, la formule qui y triomphe est la comédie « à vaudevilles », c'est-à-dire entrecoupée de ballets et de couplets chantés sur un air connu et dont on change les paroles au gré de la représentation.

En 1712, Le Sage, Fuzelier et Dorneval commencent à composer des pièces avec vaudevilles qui portent le nom d'opéras-comiques. Les personnages, inspirés de la comédie italienne, sont mêlés à des situations cocasses à rebondissement. Par ailleurs, les allusions à l'actualité et les traits satiriques y sont nombreux. C'est déjà l'annonce du vaudeville tel qu'il va se présenter au xixe siècle. En 1743, une nouvelle étape est franchie lorsque Jean Monnet, devenu directeur de l'Opéra-Comique, fait appel à des artistes comme Grétry, Philidor et Monsigny, et à des auteurs de talent tels Pirou, Vadé, Favart et Sedaine qui, sur le modèle des chanteurs italiens, les bouffons, ont l'idée de faire composer une musique nouvelle pour leurs pièces. La naissance du véritable opéra-comique est consacrée. Toutefois, la simple comédie à vaudevilles subsiste, en donnant une part plus importante au dialogue parlé au détriment de la partie musicale, réduite à quelques couplets.

En 1792, la proclamation de la liberté du théâtre permit l'éclosi [...]

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Fils d'un compositeur, Antoine Désaugiers s'affirme très vite hostile à la Révolution et s'exile à Saint-Domingue puis aux États-Unis. Lorsqu'il revient en France, en 1797, le temps est redevenu plus clément pour les talents aimables. Il s'impose alors comme un des vaudevillistes les plus appréciés, joué à l'Odéon, à la Comédie-Française, au théâtre des Variétés. Surtout, il est l'âme des salons d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antoine-desaugiers/#i_2812

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Fils d'un marchand drapier de la rue Saint-Denis, Eugène Scribe ne vient au théâtre que par goût du vaudeville, qui le détourne d'une carrière d'avocat où le poussent ses parents. Il débute au théâtre des Variétés avec une piécette qui ne recueille aucun succès, Le Prétendu sans le savoir ou l'Occasion fait le larron (1810). Il reste dans l'anonymat jusqu'en 1815, date à laq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eugene-scribe/#i_2812

Pour citer l’article

Hélène LACAS, « VAUDEVILLE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/vaudeville/