LEONHARDT GUSTAV (1928-2012)

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Transmettre la musique

Après une année d'études de la musicologie à Vienne, il devient en 1952 professeur de clavecin à l'Akademie für Musik de Vienne ; il y reste jusqu'en 1955, année où il regagne les Pays-Bas. Il grave quelques disques miraculeux aux côtés de son épouse Marie, de Nikolaus et d'Alice Harnoncourt, d'Eduard Melkus, de Michel Piguet et d'Alfred Deller. De 1954 à 1988, il occupera au Conservatoire d'Amsterdam un poste d'enseignant similaire à celui qu'il occupait à Vienne. Il est aussi, de 1959 à 1982, organiste à la Waalse Kerk de la capitale néerlandaise, église calviniste qui possède un remarquable orgue baroque du facteur Johann Christiaan Müller datant de 1733.

Sa vie durant, Gustav Leonhardt a eu la passion de transmettre son savoir. À propos de sa manière d'enseigner, le claveciniste français Pierre Hantaï, qui fut son élève, a déclaré : « Lorsqu'il donnait une leçon, on le sentait avide d'apprendre. On ne le voyait jamais aussi content que lorsqu'il était convaincu par des idées éloignées des siennes. » Parmi les différents lieux où il transmet son savoir, on citera encore l'université Harvard (Massachusetts), où il séjourne en 1969 et 1970 en qualité de professeur invité.

Plusieurs générations de clavecinistes ont bénéficié de son enseignement. On mentionnera Pierre Hantaï, Christopher Hogwood, Bob van Asperen, Davitt Moroney, Andreas Staier, Christophe Rousset, Ton Koopman, Skip Sempé, Joyce Mekeel, Alan Curtis et Geneviève Soly.

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Écrit par :

  • : musicologue, analyste, chef de chœur diplômée du Conservatoire national supérieur de musique de Paris, chargée de cours à Columbia University, New York (États-Unis)

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Pour citer l’article

Juliette GARRIGUES, « LEONHARDT GUSTAV - (1928-2012) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 01 décembre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/gustav-leonhardt/