BROWN GORDON (1951- )

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Né le 20 février 1951 à Glasgow, James Gordon Brown a été le Premier ministre du Royaume-Uni du 28 juin 2007 au 11 mai 2010. Il a succédé à Tony Blair, dont il fut l'inamovible chancelier de l'Échiquier. Cette fonction a couronné une brillante carrière au sein du Parti travailliste, en dépit d'un certain nombre d'obstacles et de rivalités politiques.

Cadet d'une famille de trois enfants, fils d'un pasteur de l'Église presbytérienne, le jeune Gordon a eu très tôt le goût du sport (le football, le rugby, où il perd l'usage d'un œil en 1967) et surtout des études. Surdoué, il brûle les étapes : étudiant en histoire à Édimbourg à l'âge de seize ans, il est « recteur » des étudiants de l'université de 1972 à 1975 et obtient son doctorat en 1982 sur l'histoire du Labour écossais dans les années 1920. Maître de conférences dans cette même université puis professeur à Glasgow, il travaille ensuite pour Scottish T.V. jusqu'à son élection en 1983 à la Chambre des communes.

Son engagement politique date de ses années étudiantes et repose sur une conscience aiguë de la pauvreté et des inégalités, ce qu'il synthétise dans le livre Scotland, The Real Divide : Poverty and Deprivation in Scotland, écrit en 1983 avec Robin Cook, futur titulaire du Foreign Office (1997-2001) dans le gouvernement travailliste. En pleine période thatchérienne, il se lie d'amitié avec un autre jeune parlementaire, Tony Blair : on les appelle alors « les frères jumeaux », tant ils paraissent inséparables. Gordon Brown devient l'un des artisans de la rénovation du Labour, sous la direction de Neil Kinnock, puis de John Smith. Converti au libéralisme social de la « troisième voie », il opère un recentrage du parti et un dépoussiérage idéologique : il réactualise des thèmes abandonnés aux conservateurs, comme l'insécurité, l'identité nationale, l'immigration, la mondialisation. Il fait ses classes au sein du « cabinet fantôme » comme se [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 3 pages

Écrit par :

  • : agrégé de l'Université, docteur en histoire, professeur de chaire supérieure au lycée Louis-le-Grand, Paris

Classification

Autres références

«  BROWN GORDON (1951- )  » est également traité dans :

ROYAUME-UNI - Histoire

  • Écrit par 
  • Bertrand LEMONNIER, 
  • Roland MARX
  •  • 43 250 mots
  •  • 66 médias

Dans le chapitre « Un pouvoir fragilisé par le désastre irakien  »  : […] La période 2001-2007 est toutefois marquée par nombre de crises intérieures et par la prééminence des enjeux internationaux. Face à la fronde de la gauche travailliste qui dénonce les insuffisances de la politique sociale et la paupérisation de l' underclass (notamment issue de l'immigration), face aux impatiences de son successeur annoncé Gordon Brown, face aux progrès des libéraux-démocrates, T […] Lire la suite

ROYAUME-UNI - Économie

  • Écrit par 
  • Emmanuel HACHE
  •  • 7 976 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Un nouveau cadre de politique monétaire et budgétaire »  : […] Le gouvernement Blair poursuit l'effort de transparence de la politique économique en clarifiant les objectifs de moyen terme, notamment en termes d'inflation et de gestion des finances publiques. En mai 1997, Gordon Brown, alors ministre des Finances, donne son indépendance à la Banque d'Angleterre. Cette mesure améliore la crédibilité de la politique monétaire, notamment dans sa gestion de l'in […] Lire la suite

Les derniers événements

Royaume-Uni. Élection d'Ed Miliband à la tête du Labour. 25 septembre 2010

Lors du congrès du Parti travailliste à Manchester, les trois collèges d'électeurs concernés – les membres du parti, les députés nationaux et européens, et les syndicats – élisent Ed Miliband à la tête du parti, en remplacement de Gordon Brown, dont le gouvernement a perdu les élections […] Lire la suite

Royaume-Uni. Victoire électorale des conservateurs et formation d'un gouvernement de coalition. 6-29 mai 2010

du Premier ministre sortant Gordon Brown arrive en deuxième position avec 29 p. 100 des voix et 258 élus (— 98). Avec 23 p. 100 des suffrages et 57 députés (— 5), le Parti libéral-démocrate de Nick Clegg se pose en arbitre du scrutin. Le taux de participation s'élève à 65,1 p. 100. Les tories et le Lib-Dem […] Lire la suite

Royaume-Uni. Accord sur le transfert au gouvernement nord-irlandais des pouvoirs de police et de justice. 5 février 2010

des Premiers ministres britannique et irlandais, Gordon Brown et Brian Cowen. Il conclut le processus de paix engagé par l'accord d'avril 1998. En janvier, le Premier ministre nord-irlandais Peter Robinson, soupçonné d'être impliqué dans les malversations de son épouse, avait dû quitter provisoirement […] Lire la suite

Afghanistan. Attaque contre Kaboul et conférence internationale. 2-28 janvier 2010

initialement prévues en mai. Le 28 se tient à Londres une conférence internationale sur l'Afghanistan convoquée par le Premier ministre britannique Gordon Brown. Les représentants de soixante-dix États et organisations internationales manifestent leur volonté d'accélérer le transfert du contrôle […] Lire la suite

France. Taxe sur les bonus dans les banques. 16 décembre 2009

renforcer le fonds de garantie des dépôts des épargnants. Cette surtaxe française est calquée sur le projet britannique annoncé le 9 décembre, et intervient après la signature le 10, par le Premier ministre britannique Gordon Brown et le président Sarkozy, d'un texte commun sur la nécessaire […] Lire la suite

Pour citer l’article

Bertrand LEMONNIER, « BROWN GORDON (1951- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 novembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/gordon-brown/