SYLVESTRE II, GERBERT D'AURILLAC (938-1003) pape (999-1003)

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Né en Auvergne, Gerbert fait ses études au monastère de Saint-Géraud d'Aurillac. Il est présenté au pape Jean XIII pour sa science exceptionnelle, puis à l'empereur Otton Ier ; Adalbéron, évêque de Reims, le fait écolâtre de son studium épiscopal : Gerbert y enseigne et y fait enseigner toutes les connaissances possibles, profanes et religieuses, antiques et modernes ; lui-même acquiert une grande réputation de mathématicien et d'astronome. Il conseille Adalbéron quand ce dernier, au concile de Senlis (987), fait élire comme roi, puis sacre Hugues Capet, au détriment des derniers descendants de Charlemagne. Il succède à son protecteur sur le trône archiépiscopal de Reims, ce qui lui vaut des démêlés infinis avec les évêques fidèles à l'Empire, et avec la papauté, dont il conteste l'autorité ; il joue un rôle dominant dans une série de conciles de France, où il se fait le champion de l'indépendance des Églises nationales, notamment pour la nomination des évêques. Il est suspendu et excommunié par le pape pour avoir refusé de quitter le siège de Reims ; Otton III le fait évêque de Ravenne, puis, à la mort de son autre protégé Grégoire V, le fait élire pape en 999.

Gerbert, qui prend le nom de Sylvestre, pratique alors la méthode autoritaire qu'il avait combattue dans les nominations et destitutions d'évêques ; il lutte vigoureusement contre la simonie et cherche à relever de son délabrement le Saint-Siège, jouet des factions aristocratiques de Rome et de la politique européenne. On lui attribue l'introduction du système féodal français dans l'État pontifical, qui l'ignorait : en fait, il reprend la tradition juridique traditionnelle des concessions territoriales en échange d'une censive dérisoire, mais introduit la clause militaire : le puissant laïc bénéficiaire doit au pape un service en armes et en hommes ; surtout, il essaie d'introduire dans l'État pontifical des personnages puissants qui soient étranger [...]


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Issu de la famille des Robertiens qui domine la Francie (région entre Meuse et Loire) depuis un siècle, et qui a déjà donné deux rois (Eudes — 888-898, et Robert — 922-923), Hugues Capet est, à la veille de son élection à la royauté, le prince le mieux pourvu du royaume : duc de France, duc de Bourgogne, il est suzerain du duc de Normandie (il a par là des droits sur la Bretagne) et suzerain (théo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hugues-ier-capet/#i_25914

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Pour citer l’article

Jean-Pierre BORDIER, « SYLVESTRE II, GERBERT D'AURILLAC (938-1003) - pape (999-1003) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/gerbert-d-sylvestre-ii/