FRANCEL'année politique 2018

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Alexandre Benalla devant la commission d’enquête du Sénat, 2018

Alexandre Benalla devant la commission d’enquête du Sénat, 2018
Crédits : Alain Jocard/ AFP

photographie

Célébration du centenaire de l’armistice de 1918 à Paris

Célébration du centenaire de l’armistice de 1918 à Paris
Crédits : Peter Klaunzer/ Keystone/ EPA-EFE

photographie

Mouvement des « gilets jaunes », 2018

Mouvement des « gilets jaunes », 2018
Crédits : Serge Goujon (en haut), Mo Wu (en bas)/ Shutterstock.com

photographie

Dégradation d’une statue du musée de l’Arc de triomphe lors d’une manifestation des « gilets jaunes », 2018

Dégradation d’une statue du musée de l’Arc de triomphe lors d’une manifestation des « gilets jaunes », 2018
Crédits : Sathiri Kelpa/ SOPA Images/ LightRocket/ Getty Images

photographie


Après une année 2017 riche en bouleversements politiques (élection d’Emmanuel Macron, effondrement de la gauche, affaissement de la droite parlementaire, naissance et victoire écrasante d’un nouveau parti de gouvernement, réformes au pas de charge surmontant les contestations sociales…), le nouvel exécutif pouvait compter sur l’absence d’échéance électorale en 2018 pour consolider ses ambitions réformatrices, tout en récoltant les premiers fruits de sa politique. Mais ces prévisions optimistes sont vite démenties : 2018 est en effet une année de tourmente pour la France. L’année s’ouvre pourtant sous le signe de l’espoir, avec l’annonce d’une croissance en forte hausse en 2017, alors que les ambitieuses réformes de l’année écoulée se mettent en place (ordonnances « travail », transformation de l'ISF en impôt sur la fortune immobilière, taxe fixe de 30 p. 100 sur les revenus de l’épargne, hausse de la CSG, réforme de la taxe d'habitation). Mais, rapidement, les signes de défiance vis-à-vis du gouvernement se multiplient, pour culminer, à la fin de l’année, avec le mouvement des « gilets jaunes ». L’euphorie unanimiste suscitée le 15 juillet par la victoire des Bleus à la Coupe du Monde de football est aussitôt écornée par les révélations du Monde qui lancent « l’affaire Benalla », la première crise politique du quinquennat, rapidement suivie des démissions de deux ministres d’État : Nicolas Hulot et Gérard Collomb. Malgré un faible rebond en octobre, la cote de popularité du chef de l’État s’effondre, avant de remonter légèrement en fin d’année. Les partis de gouvernement continuent de souffrir d’un fort discrédit dans l’opinion, ce qui donne l’impression de plus en plus vive que le paysage politique connaît une nouvelle forme de polarisation, la majorité présidentielle se considérant de plus en plus comme seule et isolée en face des extrêmes.

À ces tensions inédites sur la scène intérieure française, s’ajoute l’obscurcissement de l’horizon [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 8 pages




Écrit par :

  • : président du Centre d'étude et de réflexion pour l'action politique

Classification

Voir aussi

Pour citer l’article

Nicolas TENZER, « FRANCE - L'année politique 2018 », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-l-annee-politique-2018/