FRANCEL'année politique 2018

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Alexandre Benalla devant la commission d’enquête du Sénat, 2018

Alexandre Benalla devant la commission d’enquête du Sénat, 2018
Crédits : Alain Jocard/ AFP

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Célébration du centenaire de l’armistice de 1918 à Paris

Célébration du centenaire de l’armistice de 1918 à Paris
Crédits : Peter Klaunzer/ Keystone/ EPA-EFE

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Mouvement des « gilets jaunes », 2018

Mouvement des « gilets jaunes », 2018
Crédits : Serge Goujon (en haut), Mo Wu (en bas)/ Shutterstock.com

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Dégradation d’une statue du musée de l’Arc de triomphe lors d’une manifestation des « gilets jaunes », 2018

Dégradation d’une statue du musée de l’Arc de triomphe lors d’une manifestation des « gilets jaunes », 2018
Crédits : Sathiri Kelpa/ SOPA Images/ LightRocket/ Getty Images

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L’économie française peine à se redresser

L’économie française semble se redresser au début de 2018 mais, en fin d’année, l’INSEE annonce que la croissance du produit intérieur brut (PIB) ne sera que de 1,5 p. 100 (après un rebond à 2,2 p. 100 en 2017). La Banque de France divise par deux sa prévision initiale de croissance pour le dernier trimestre (de 0,4 à 0,2 p. 100), et le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire affirme en décembre que les manifestations des « gilets jaunes » devraient faire perdre 0,1 point de croissance au pays. Conséquence logique de ce tassement, le taux de chômage ne varie pas au cours de l’année et la création d’emplois dans le secteur marchand diminue au moins de moitié par rapport à 2017. En outre, d’après la ministre du Travail Muriel Pénicaud, les opérations de blocage des « gilets jaunes » de la fin de l’année auraient mis plus de 50 000 personnes en chômage partiel, ce qui lui fait redouter à terme une hausse du taux de chômage.

Au cours de 2018, les prévisions quant au redressement des comptes de l’État et de la sécurité sociale sont optimistes. Après un déficit public de 3,4 p. 100 du PIB en 2016, et de 2,6 p. 100 en 2017, la Cour des comptes considère encore en juin que l’objectif de 2,3 p. 100 de déficit est réalisable en 2018 – tout en pointant des risques de dérapage du côté des collectivités territoriales. La loi de programmation des finances publiques pour les années 2018 à 2022 (du 22 janvier 2018) prévoit une baisse de 5 points de PIB de la dette publique, une baisse de plus de 3 points de la dépense publique et une baisse de 1 point des prélèvements obligatoires. Ces objectifs semblent déjà ambitieux à la Cour des comptes en début d’année. Mais, en décembre, les mesures annoncées par le président de la République en réponse à la crise des « gilets jaunes » semblent les rendre encore plus délicats à atteindre. Estimées à dix milliards d’euros, ces mesures risquent de faire passer le déficit 2019 au-delà des 3 p. 100 de PIB, maximum prescrit par le pacte de stab [...]

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Écrit par :

  • : président du Centre d'étude et de réflexion pour l'action politique

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Nicolas TENZER, « FRANCE - L'année politique 2018 », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 25 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-l-annee-politique-2018/