FRANCEL'année politique 2011

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France : groupes politiques au Sénat (2004-2011)

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France : abstentionnisme au premier tour des élections cantonales (1982-2011)

France : abstentionnisme au premier tour des élections cantonales (1982-2011)
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France : élections cantonales (1988-2011)

France : élections cantonales (1988-2011)
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France : basculement des majorités départementales (1998-2011)

France : basculement des majorités départementales (1998-2011)
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Impossible recomposition pour une droite divisée

Après le remaniement de février, une nouvelle modification du gouvernement intervient en juin en raison du départ de Christine Lagarde pour Washington afin de remplacer Dominique Strauss-Kahn à la tête du F.M.I. Par ailleurs, les tensions au sein de la droite gouvernementale restent importantes. Certaines paraissent liées à des querelles de personnes, notamment entre le Premier ministre François Fillon et Jean-François Copé, avec en toile de fond l'investiture du premier comme candidat à la mairie de Paris en 2014. Ces conflits d'ambitions n'épargnent pas les plus jeunes membres du gouvernement, qui cherchent à se positionner pour la suite. Surtout, des conflits de fond opposent les partisans d'une position plus marquée à droite, notamment sur les questions de sécurité et d'immigration, rassemblés dans la « droite populaire », et ceux qui prônent une voie plus modérée, européenne et politiquement libérale, refusant toute idée d'alliance avec le F.N. Une défaite de la droite en 2012 pourrait, selon certains analystes, entraîner l'éclatement de l'U.M.P., une partie de ses membres pouvant être tentés de rejoindre Marine Le Pen.

Celle-ci continue à vouloir transformer le F.N. en un parti populaire à l'italienne et, à la différence de son père, elle affiche sa volonté d'exercer un jour le pouvoir. Tout en cultivant, d'un côté, le vieux fond frontiste sécuritaire et hostile aux immigrés, Marine Le Pen déclare bannir le racisme et l'antisémitisme et adopte un discours qui se veut républicain sur la laïcité, moderne sur l'avortement notamment et social afin de conserver, voire de conquérir, un électorat d'ouvriers et d'employés qui se reconnaît peu dans le P.S. et dans l'U.M.P. Son ambition affichée est d'être, comme son père en 2002, présente au second tour de la présidentielle d'avril-mai 2012.

Plus au centre, alors que Dominique de Villepin, à la tê [...]


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Écrit par :

  • : président du Centre d'étude et de réflexion pour l'action politique

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Nicolas TENZER, « FRANCE - L'année politique 2011 », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-l-annee-politique-2011/