CANNES FESTIVAL DE

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Le Troisième Homme

Le Troisième Homme
Crédits : Bert Hardy/ Picture Post/ Getty Images

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Rashomon, A. Kurosawa

Rashomon, A. Kurosawa
Crédits : Hulton Getty

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La Dolce Vita, F. Fellini

La Dolce Vita, F. Fellini
Crédits : Hulton Getty

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Silvana Mangano dans Mort à Venise

Silvana Mangano dans Mort à Venise
Crédits : Istituto Geografico De Agostini

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Nouveaux rivages

Après 1970, le festival ayant surmonté les turbulences et absorbé la contestation et les contestataires (1969 a vu la création de la quinzaine des réalisateurs), il se partage au long de la décennie entre les valeurs sûres, telles que Losey (Le Messager, grand prix international du film 1971) et Visconti (Mort à Venise, prix du XXVe Festival international du film 1971), les frères Taviani (Padre Padrone, palme d'or 1977), Coppola (Apocalypse Now, palme d'or 1979) ex aequo avec Le Tambour de Volker Schlöndorff, et les habiletés diplomatiques : La Maman et la Putain de Jean Eustache et La Grande Bouffe de Marco Ferreri, événements majeurs du festival, sont écartés de la palme d'or en 1973, tandis que Chronique des années de braise de Lakhdar Hamina se voit récompensé pour des raisons extra-cinématographiques.

Silvana Mangano dans Mort à Venise

Silvana Mangano dans Mort à Venise

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Silvana Mangano (1930-1989), dans Mort à Venise (1971), de Luchino Visconti, d'après la nouvelle de Thomas Mann. 

Crédits : Istituto Geografico De Agostini

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Apocalypse Now, de F. F. Coppola, 1979 : M. Brando et M. Sheen

Apocalypse Now, de F. F. Coppola, 1979 : M. Brando et M. Sheen

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La guerre comme un spectacle : cette formule trouve sa pleine vérité avec Apocalypse Now (1979), très libre adaptation de Au cœur des ténèbres, de Joseph Conrad, dont F.F. Coppola conserve surtout la dernière partie : la rencontre de Kurtz (interprété par Marlon Brando, ici, à gauche,... 

Crédits : Hulton Getty

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Par contre, les palmes d'or décernées à Taxi Driver de Martin Scorsese (1976) et à L'Arbre aux sabots d'Ermanno Olmi (1978) ne soulèvent aucune objection, non plus que le grand prix spécial enfin accordé à Éric Rohmer pour La Marquise d'O (1976).

À partir des années 1980, le rôle pionnier du festival s'estompe au profit d'un conformisme croissant, tendance qui s'inversera à partir de 1989-1990. Conformisme : ce sont les récompenses venues bien tard pour Kurosawa (Kagemusha, 1980) ou Wajda (L'Homme de fer, 1981), l'académisme qui concerne les œuvres de Roland Joffé (Mission, 1986), Bille August (Pelle le conquérant, 1988), ou le geste purement politique que constitue la demi-palme d'or attribuée en 1982 à Yilmaz Güney, alors emprisonné, pour Yol, réalisé en réalité par Serif Goren à partir des indications du metteur en scène. Pendant la même période, Tarkovski (Le Sacrifice, 1986) ou Kiesłowski (Tu ne tueras point, 1988) se contenteront de prix spéciaux du jury. Dans cette semi-léthargie, surgissent parfois quelques beaux coups d'éclat, tels La Ballade de Narayama de Imamura Shōhei (1983) et Sous le soleil de Satan de Maurice Pialat (1987). Enfin, depuis 1979, avec [...]

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Écrit par :

  • : historien du cinéma, ancien chargé de mission et conseiller technique du directeur général du Centre national de la cinématographie, ancien administrateur général du palais de Tōkyō (Maison du cinéma)

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Pour citer l’article

Philippe d' HUGUES, « CANNES FESTIVAL DE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/festival-de-cannes/