HODLER FERDINAND (1853-1918)

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La Nuit, F. Hodler

La Nuit, F. Hodler
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Le Lac de Thoune et la chaîne du Stockhorn, F. Hodler

Le Lac de Thoune et la chaîne du Stockhorn, F. Hodler
Crédits : AKG

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L'Amour, F. Hodler

L'Amour, F. Hodler
Crédits : AKG

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Portraits et paysage

À partir de 1900, Hodler devient un portraitiste recherché par les collectionneurs tels que Gertrud Müller (1911, Kunstmuseum, Soleure), les poètes et les critiques. Tout au long de sa carrière, il réalise également de nombreux autoportraits, esquissant ainsi une autobiographie faite d'introspection, de doutes et de satisfactions, qui compte quelque deux cents dessins et peintures. En 1914-1915, l'agonie de sa compagne, Valentine Godé-Darel, lui inspire une série de portraits à la brutalité documentaire, où il consigne l'inexorable avancée de la maladie et de la souffrance jusqu'au décès (Valentine sur son lit de mort, 1915, Kunstmuseum, Bâle).

Chez Hodler cependant, le traitement linéaire est parfois en conflit, comme dans L'Amour (1898-1899, coll. Josef Muller, Solothurn), avec la volonté de modeler plastiquement les volumes du corps humain. Ce conflit est particulièrement sensible dans ses dessins (Hodler est un dessinateur infatigable et on connaît de lui environ 9 000 dessins, sans compter près de 12 000 croquis de 230 albums conservés au musée de Genève), où l'association du cerne délimitant les formes et des hachures parallèles subdivisant le volume interne en facettes multiples préfigure l'œuvre dessiné d'Alberto Giacometti, son compatriote. Enfin, par son idéalisme, qui lui fait voir en l'art un moyen d'édification, et non plus, à l'instar des impressionnistes, de simple délectation, et par son attitude à l'égard de la nature, considérée seulement comme une source de symboles, Hodler se rapproche d'artistes, par ailleurs très différents, comme Redon et Toorop, eux aussi invités par les Rose-Croix, et encore, comme Van Gogh, Munch, Ensor. Dans ses paysages des montagnes suisses et du lac de Genève, remarquables par la simplicité de la mise en page et la force évocatrice de la couleur, Hodler part d'un réalisme expressionniste, comme dans l'admirable Soir d'automne (1892, musée de Neuchâtel), pour aboutir à une vision de plus en plus abstraite et cosmique, avec L'Eiger, le Mönch et la Jungfrau au clair de lune (1908, coll. Josef Muller, S [...]

L'Amour, F. Hodler

L'Amour, F. Hodler

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Ferdinand Hodler, «L'Amour», 1907-1908. Huile sur toile, 145 cm × 175 cm. Collection particulière. 

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Pour citer l’article

Pierre GEORGEL, « HODLER FERDINAND - (1853-1918) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ferdinand-hodler/