EMPIRISME, sociologie

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John Locke

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David Hume

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Theodor Adorno, 1935

Theodor Adorno, 1935
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Karl Popper

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L’empirisme désigne une théorie de la connaissance qui accorde un rôle fondamental à l’expérience sensible dans la genèse et la justification des connaissances : à l’exception des vérités logiques et mathématiques, celles-ci sont fondées sur les sens (selon Aristote, « rien n’est dans l’esprit qui n’ait été auparavant dans les sens »). Les auteurs de référence sont John Locke et David Hume auxquels on oppose les représentants du rationalisme comme Platon, René Descartes et Emmanuel Kant pour qui l’expérience est impuissante à rendre compte de certains éléments de la connaissance qui ont un caractère a priori ou intelligible.

John Locke

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L'Essai sur l'entendement humain (1690) de John Locke (1632-1704) s'oppose à l'innéisme de Descartes en établissant empiriquement les fondements de la connaissance. Ces thèses ont eu une importance considérable dans la constitution de l'esprit des Lumières. Portrait de John Locke,... 

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David Hume

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Critiquant les notions de substance et de causalité, David Hume (1711-1776) voit dans l'expérience et son instrument conceptuel, la critique, la source de notre savoir: une mise en question de la métaphysique qui fait de lui un des fondateurs de la philosophie moderne. Allan Ramsay, Portrait... 

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Les sociologues n’ont pas, en tant que tels, à prendre directement parti dans ce type de débat. Outre que leur préoccupation première n’est pas d’expliciter les présupposés de questions relativement éloignées de leur pratique scientifique, l’expérience qui les concerne n’est pas celle qui se rapporte au monde sensible dont traitent les théories philosophiques, mais celle qui concerne le monde social : or celui-ci affecte l’esprit, non pas à travers les sensations, mais par la médiation de signes, linguistiques ou autres.

Toutefois, l’alternative philosophique en matière de théorie de la connaissance n’est pas complètement étrangère à ces disciplines. On parlera d’empirisme pour qualifier la priorité accordée à l’observation des faits et à la collecte des données par rapport à l’élaboration d’une théorie. En un sens, il est un moment indispensable de toute recherche : il enferme une incitation à enquêter, un respect pour les faits qui sont indépendants de nos croyances et de nos désirs, un refus des visions de surplomb. Les partisans de l’empirisme soutiendront que tout autre option conduit à la spéculation et à la métaphysique. On peut ne pas être convaincu par l’argument. En parlant, à la suite de Taine, d’« empirisme rationaliste » pour caractériser sa conception de la sociologie, Émile Durkheim entendait récuser la séparati [...]

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BOLTANSKI LUC (1940-    )

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  • Mohamed NACHI
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Dans le chapitre « Une sociologie pragmatique de la critique »  : […] s’est développée en se diversifiant, associant fréquemment l’analyse des données empiriques, à partir d’une méthodologie rigoureuse, et l’élaboration théorique. Récusant la spécialisation dans un domaine précis de la sociologie, Boltanski a élaboré une œuvre qui relève de domaines variés : sociologie de l’éducation, de la culture, de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/luc-boltanski/#i_55869

Pour citer l’article

Louis PINTO, « EMPIRISME, sociologie », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 août 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/empirisme-sociologie/