DYSCHROMIES

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Modifications de la teinte normale des téguments. On peut qualifier d'hyperchromies l'apparition de teintes foncées au niveau de la peau. Les dyschromies sont dues au dépôt de substances étrangères introduites par voie externe (tatouage) ou par voie interne (or, argent). Elles peuvent relever aussi de l'accumulation de divers pigments, hémosidérine, ochronose et surtout mélanine, responsable des mélanoses (hyperpigmentation localisée) et des mélanodermies (hyperpigmentation diffuse) dont les causes sont innombrables.

Les unes sont en rapport avec une maladie « interne », telles les mélanodermies endocriniennes notamment surrénalienne (maladie d'Addison) mais aussi ovarienne (chloasma), thyroïdienne, hypophysaire ; ou encore les mélanodermies des hémochromatoses primitives (diabète bronzé) ou secondaires des anémies hémolytiques. Certaines mélanoses péribuccales sont en rapport avec des troubles digestifs.

Certaines pigmentations sont provoquées par des agents physiques : lumière, chaleur, rayons X, ou chimiques, notamment l'arsenic, les antipaludéens ; elles se développent aussi à la suite d'un type particulier de toxidermies : l'érythème pigmenté fixe. Dans un autre ordre de faits, l'hyperpigmentation peut être la séquelle de très nombreuses dermatoses inflammatoires et notamment le lichen plan, les érythrodermies d'étiologie diverses, les tréponématoses (pian, carate, syphilis) où la roséole peut laisser, comme séquelle, le classique « collier de Vénus ».

La pigmentation peut être le symptôme dominant ou exclusif de certaines dermatoses telles que l'urticaire pigmentaire, l'acanthosis nigricans dont une variété accompagne un cancer viscéral, la mélanose de Riehl, mélanisme facial observé au cours des guerres mondiales en liaison avec des facteurs étiologiques complexes.

Il est enfin des hyperpigmentations congénitales : les naevi pigmentaires risquant de dégénérer en mélanome malin, l'incontinentia pigmenti du nourrisson laissant des taches pi [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 2 pages


Écrit par :

Classification


Autres références

«  DYSCHROMIES  » est également traité dans :

PINTA

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 136 mots

La pinta est une maladie tropicale chronique débutant par la survenue de papules sèches, squameuses, suivies, plusieurs années plus tard, de plaques colorées dénommées pintides de Blanco. Ces dernières sont soit blanches lorsque la maladie a détruit les mélanocytes, soit bleues, rouges ou roses. La pinta sévit essentiellement en Amérique centrale et en Amérique du Sud d'où elle est originaire. E […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pinta/#i_42100

VITILIGO

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 164 mots
  •  • 1 média

Le vitiligo, également dénommé leucodermie , correspond à un déficit héréditaire en mélanine, pigment de la peau. La structure des mélanocytes (cellules pigmentaires de la peau) n'est pas modifiée, mais ils ont perdu leur capacité à réaliser la synthèse de la mélanine. L'étiologie du vitiligo n'est pas connue. L'examen clinique montre de petites taches achromiques ovales, irrégulières, d'un blanc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vitiligo/#i_42100

Pour citer l’article

Pierre de GRACIANSKY, « DYSCHROMIES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/dyschromies/