CYTOMÉGALOVIRUS

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Le virus et les modalités de l'infection virale

Si la maladie des inclusions cytomégaliques est connue depuis 1904, il a fallu attendre 1956 pour isoler le virus responsable : le cytomégalovirus humain (CMV). Classé dans les Herpesviridae, il possède une structure reconnaissable en microscopie électronique (fig. 1). Il n'existe qu'un seul type viral. Son génome, un ADN double brin linéaire, a été complètement séquencé. C'est le plus long et le plus complexe parmi les herpès virus. Il code environ 180 protéines, dont 35 protéines constitutives de la particule virale (ou virion), les autres protéines intervenant dans la réplication du virus et dans les interactions avec le métabolisme cellulaire.

Cytomégalovirus : structure du virion

Dessin : Cytomégalovirus : structure du virion

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Structure de la particule virale de CMV d'après son observation en microscopie électronique. Visualisé en microscopie électronique, le virion est constitué d'une molécule d'ADN double brin linéaire, associée à des protéines virales entourées d'une capside icosaédrique. La capside est... 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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L'acquisition du virus est suivie d'une phase de dissémination sanguine transitoire, ou virémie, qui permet au virus d'atteindre ses organes cibles, cellules endothéliales des vaisseaux, épithéliales, fibroblastiques, cellules du système immunitaire, moelle osseuse, cellules du système nerveux central. Après la primo-infection, le virus persiste à l'état latent dans l'organisme. Des infections secondaires, réinfections par une souche exogène, ou réactivations du virus endogène, favorisées par une immunodépression ou une stimulation immunitaire allogénique, sont possibles. Au cours des réactivations, survenant chez des sujets séropositifs (c'est-à-dire ayant dans leur sérum des anticorps anti-CMV), le virus excrété au niveau du pharynx et des urines constitue une source potentielle d'infection. La latence virale s'établit essentiellement dans les cellules de l'endothélium des vaisseaux, dans les cellules souches de la moelle osseuse et dans les monocytes du sang périphérique. Les mécanismes moléculaires de maintien de la latence sont encore mal connus.

Ce virus strictement humain est fragile, et donc transmis par contact étroit avec les larmes, la salive, les urines, le lait maternel, le sperme ou les sécrétions génitales d [...]

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Cytomégalovirus : structure du virion

Cytomégalovirus : structure du virion
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Cytomégalovirus : diagnostic

Cytomégalovirus : diagnostic
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Écrit par :

  • : professeure des Universités, praticienne hospitalier
  • : docteur en médecine, docteur d'État ès sciences, professeur des Universités en bactériologie, virologie, hygiène

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Pour citer l’article

Sophie ALAIN, François DENIS, « CYTOMÉGALOVIRUS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 juin 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/cytomegalovirus/