CYTOMÉGALOVIRUS

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Cytomégalovirus : structure du virion

Cytomégalovirus : structure du virion
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Cytomégalovirus : diagnostic

Cytomégalovirus : diagnostic
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Aspects cliniques

Chez le sujet immunocompétent, l'infection à CMV est inapparente dans 90 p. 100 des cas et bien tolérée lorsqu'elle est symptomatique. Les manifestations cliniques – syndrome mononucléosique, associé à une fièvre prolongée (3 semaines), des céphalées, des myalgies, apparaissant après une incubation longue (30 jours) – sont observées essentiellement au cours des primo-infections. Les formes graves (pneumopathie, colite) nécessitant un traitement sont exceptionnelles en dehors d'un déficit immunitaire sous-jacent (corticothérapie, maladie inflammatoire, cancer). Une fois infecté, le sujet reste porteur du virus à l'état latent.

Chez les personnes immunodéprimées, la gravité de l'infection et ses manifestations cliniques dépendent du type d'immunodépression et de l'importance du déficit immunitaire. Le plus souvent le virus profite de l'immunodépression pour se réactiver. Lorsque la dissémination virale est associée à une fièvre persistante, manifestation la plus fréquente, ou à l'atteinte clinique d'un organe cible (pneumopathie, rétinite, encéphalite, colite...), on parle de maladie à CMV. Un traitement curatif est alors entrepris. La pneumopathie est une manifestation fréquente et redoutable de la maladie à CMV après allogreffe de moelle. Elle survient à un stade d'immunosuppression majeure, dans les trois mois suivant la greffe, et qui conduit au décès dans 70 p. 100 des cas en l'absence de traitement. Après transplantation d'organe, la maladie à CMV peut compromettre la survie du greffon ; chez les personnes infectées par le VIH (dont près de 90 p. 100 sont infectées par le CMV), elle est potentiellement grave, touchant les personnes fortement immunodéprimées (3,5 p. 100 des personnes ayant moins de 100 lymphocytes CD4+/mm3). Le pronostic des manifestations redoutables que sont la rétinite ou l'encéphalite a été amélioré par les traitements antiviraux spécifiques et les trithérapies anti-VIH ont fait régresser de 80 p. 100 l'incidence de l'infection à CMV chez ces patients.

Dans le cadre materno-fœtal et périnatal, les femmes les plus exposées à l [...]

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Écrit par :

  • : docteur en médecine, docteur d'État ès sciences, professeur des Universités en bactériologie, virologie, hygiène
  • : professeure des Universités, praticienne hospitalier

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Pour citer l’article

François DENIS, Sophie ALAIN, « CYTOMÉGALOVIRUS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/cytomegalovirus/