CRISE DE L'UNION EUROPÉENNE

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Au printemps de 2005, l'Union européenne entre dans une crise politique grave, d'autant plus marquante que cette dernière vient contredire une dynamique apparemment irrésistible. Un an plus tôt, en effet, l'U.E. semblait être parvenue à mener de front les processus d'élargissement et d'approfondissement, deux axes majeurs de la construction européenne depuis l'origine. Passée le 1er mai 2004 de quinze à vingt-cinq membres, l'Union intégrait ainsi la plupart des anciennes démocraties populaires d'Europe centrale et orientale et donnait rendez-vous en 2007 à la Roumanie et à la Bulgarie, tout en décidant d'ouvrir avec la Turquie des négociations d'adhésion à long terme. Par ailleurs, en juin 2004, les vingt-cinq chefs d'État et de gouvernement réunis à Bruxelles parvenaient à adopter, au prix d'ultimes compromis, le texte du traité constitutionnel sur lequel ils n'étaient pas parvenus à s'entendre en 2003. Cependant, le processus de ratification bute en 2005 sur un net rejet du texte par les électeurs français (près de 55 p. 100) précédant de quelques jours un non massif des Néerlandais également consultés par référendum (près de 62 p. 100). Le sommet européen de Bruxelles qui fait suite, en juin, à ce double coup d'arrêt consacre la crise politique : les Vingt-Cinq se séparent sans accord sur le budget de l'Union pour la période 2007-2013 ; surtout, l'opposition ouverte entre le Royaume-Uni, rejoint par les Pays-Bas, la Suède, la Finlande et l'Espagne d'un côté, La France, l'Allemagne et tous les autres États membres de l'autre, à propos de la Politique agricole commune et de la ristourne obtenue par Londres en 1984 semble symboliser deux conceptions incompatibles du projet européen.

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« CRISE DE L'UNION EUROPÉENNE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/crise-de-l-union-europeenne/