CONDUCTION DE L'ÉLECTRICITÉ

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Les travaux sur l'électricité de Stephen Gray (1666-1736) marquent la découverte de la conduction électrique. En février 1729, ayant frotté un grand tube de verre fermé par deux bouchons de liège, il constate « qu'il y avait certainement une vertu attractive communiquée au bouchon par le tube excité ». Il parvient à transmettre sur de grandes distances le pouvoir d'attraction en utilisant une ficelle de 80 mètres de longueur environ, suspendue par des fils de soie. Mais l'expérience échoue lorsqu'il remplace les fils de soie par des fils de laiton, et il conclut correctement que, dans ce cas, « l'effluve passait par ces fils aux poutres et ainsi n'allait pas plus loin sur la ligne ». Gray découvre peu après le phénomène d'électrisation par influence, en approchant un tube de verre frotté près d'une ficelle suspendant une masse de plomb et en observant l'effet de ce plomb sur de la limaille de laiton.

Stephen Gray

Stephen Gray

photographie

Gravure montrant le physicien anglais Stephen Gray (1666-1736), qui démontra en 1729 la conductibilité, c'est-à-dire le transport d'énergie à distance, découvrant ainsi l'électrisation par influence. 

Crédits : Hulton Archive/ Getty Images

Afficher

—  Bernard PIRE

Écrit par :

  • : directeur de recherche émérite au CNRS, centre de physique théorique de l'École polytechnique, Palaiseau

Classification


Autres références

«  CONDUCTION DE L'ÉLECTRICITÉ  » est également traité dans :

ARGENT, métal

  • Écrit par 
  • Robert COLLONGUES
  •  • 5 186 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Chimie de l'état solide »  : […] L'argent se distingue très nettement de ses partenaires du groupe I  b . En effet, les coordinations habituelles pour le cuivre et l'or sont 2 et 4, les plus importantes étant 4 pour le cuivre et 2 pour l'or. L'argent adopte indifféremment les coordinations 2, 4 et 6, et la coordination 3 peut aussi exister . Par suite de l'existence d'une coordination 6 possible pour l'argent, un certain nombre […] Lire la suite

ARRHENIUS SVANTE (1859-1927)

  • Écrit par 
  • Jacques GUILLERME
  •  • 1 837 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les antécédents de la théorie d'Arrhenius »  : […] La théorie d'Arrhenius achève en un tout cohérent un demi-siècle d'investigations sur les propriétés des solutions. Propriétés électriques d'abord : on savait de longue date que, si le courant électrique traverse la plupart des conducteurs solides sans les modifier, les conducteurs liquides, notamment les solutions diluées de sels, d'acides ou de bases, sont altérés dans le voisinage des électro […] Lire la suite

BANDES D'ÉNERGIE THÉORIE DES

  • Écrit par 
  • Daniel CALÉCKI
  •  • 949 mots

Dans un atome isolé, les électrons se répartissent, en obéissant au principe de Pauli, entre des niveaux d'énergie bien déterminés, pratiquement sans largeur. Quand on rapproche par la pensée N atomes (avec N  ∼ 10 23 ) pour construire un solide et qu'on oublie l'interaction entre les atomes, on est en droit de dire que chaque niveau atomique d'énergie ε i donne naissance à N niveaux équivalents […] Lire la suite

BOIS

  • Écrit par 
  • Marie Elisabeth BORREDON, 
  • Édouard BOUREAU, 
  • Xavier DÉGLISE, 
  • Carlos VACA-GARCIA
  •  • 9 111 mots
  •  • 11 médias

Dans le chapitre « Conductivité électrique »  : […] Les matériaux bons conducteurs de la chaleur sont également de bons conducteurs de l'électricité. Sec, le bois est isolant, mais sa résistivité (inverse de la conductivité) décroît rapidement si le degré d'humidité augmente, pour demeurer à peu près constante au-delà du point de saturation des fibres. De quelques 10 7  ohm.m à l'état sec à l'air, la résistivité tombe à quelques ohm.m seulement p […] Lire la suite

BRANLY ÉDOUARD (1844-1940)

  • Écrit par 
  • Pierre GOUJON
  •  • 221 mots

Après des études à l'École normale supérieure (1865), Édouard Branly est successivement professeur au collège Rollin puis à l'Institut catholique de Paris. Docteur ès sciences, il est aussi docteur en médecine et, à ce titre, il s'intéresse à l'anatomie du système nerveux et, en particulier, au mécanisme de transmission de l'influx nerveux au niveau des synapses. Ces préoccupations l'amènent à abo […] Lire la suite

CAVENDISH HENRY (1731-1810)

  • Écrit par 
  • Jacques GUILLERME
  •  • 1 847 mots

Dans le chapitre « Électrostatique et courant électrique »  : […] L'œuvre scientifique de Cavendish ne se limite pas à la chimie pneumatique. Doué d'une bonne culture mathématique, il a étudié avec bonheur les phénomènes électriques et dynamiques ; malheureusement, une grande partie de ses recherches sont demeurées inédites, jusqu'à ce que Maxwell attire l'attention des érudits sur ses manuscrits. C'est en se fondant sur le modèle newtonien de l'attraction qu' […] Lire la suite

CIRCUITS INTÉGRÉS

  • Écrit par 
  • Frédéric PÉTROT, 
  • Franck WAJSBÜRT
  •  • 8 965 mots
  •  • 20 médias

Dans le chapitre « Principe du processus de réalisation CMOS »  : […] À partir d'un substrat faiblement dopé P, on effectue différentes étapes. Formation du caisson (fig. 13). Cette première étape consiste à former les caissons N pour l'implantation des transistors P. La démarche est identique à l'obtention d'un substrat dopé : oxydation du substrat, couverture de résine, exposition aux UV du masque des caissons, suppression de la résine non durcie, attaque de l'ox […] Lire la suite

CONDUCTIVITÉ ou CONDUCTIBILITÉ, physique

  • Écrit par 
  • Viorel SERGIESCO
  •  • 679 mots

Grandeur physique caractérisant la propagation, dans un milieu matériel, d'un flux d'électrons (conductivité électrique), d'un flux de chaleur (conductivité thermique) ou d'une perturbation mécanique (conductivité acoustique). Les milieux dans lesquels la propagation est aisée sont dits conducteurs ; ceux dans lesquels elle n'est pas possible (ou difficile, ou très lente) sont dits isolants. La co […] Lire la suite

CONSTANTAN

  • Écrit par 
  • Stanislas de CHAWLOWSKI
  •  • 212 mots

Alliage de cuivre et de nickel caractérisé par une résistance électrique pratiquement indépendante de la température, et convenant donc à la construction de résistances électriques. Le cuivre et le nickel étant deux métaux parfaitement isomorphes, ils sont donc miscibles à l'état liquide en toutes proportions. La courbe des conductivités de l'alliage, en fonction de la proportion de cuivre et de n […] Lire la suite

CUIVRE

  • Écrit par 
  • C.I.C.L.A., 
  • Jean-Louis VIGNES
  •  • 8 199 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Cuivres faiblement alliés »  : […] Renfermant généralement moins de 1 p. 100 d'éléments d'addition, leurs caractéristiques mécaniques sont supérieures à celles du cuivre pur et ils conservent des caractéristiques électriques élevées. Les principaux sont : le cuivre à l'argent (de 0,03 à 0,10 p. 100 d'Ag), dont les caractéristiques mécaniques sont conservées à une température plus élevée de 100  0 C que celle du cuivre pur ; le c […] Lire la suite

DÉSAGULIERS JEAN THÉOPHILE (1683-1744)

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 321 mots

Physicien français, Jean Théophile Désaguliers est né à La Rochelle le 13 mars 1683 et mort à Londres le 29 février 1744. Fils d'un pasteur protestant émigré à Londres lors de la révocation de l’édit de Nantes, il étudia à l'université d'Oxford puis devint professeur au collège de Hart Hall. Il assista Isaac Newton dans ses travaux expérimentaux de 1713 à 1727, année de la mort de Newton. Chapelai […] Lire la suite

ÉLECTRICITÉ - Lois et applications

  • Écrit par 
  • Jean-Marie DONNINI, 
  • Lucien QUARANTA
  •  • 4 779 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « La conduction, les générateurs, la loi d'Ohm »  : […] Les charges présentes dans la matière sont plus ou moins liées. Dans le cas des métaux, on trouve un grand nombre d'électrons quasi libres de se déplacer à l'intérieur du matériau ; les métaux sont de bons conducteurs de l'électricité. Il existe à l'inverse des corps où les charges sont complètement liées, ce sont les isolants. Entre ces deux extrêmes, on trouve les semi-conducteurs (composés for […] Lire la suite

ÉLECTROCHIMIE

  • Écrit par 
  • Jacques SIMONET
  •  • 6 283 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « Connaissance et utilisation des électrolytes »  : […] Dans une cellule ou une pile, l'espace séparant deux électrodes de polarité opposée doit être suffisamment conducteur pour que le passage du courant soit assuré. Le courant se propage grâce au mouvement des ions qui se déplacent principalement sous l'effet d'un champ électrique. Ce processus implique au préalable une dissociation suffisante de l' électrolyte dissous dans le solvant choisi. L'eau […] Lire la suite

ÉLECTROLYTES

  • Écrit par 
  • Georges KAYAS
  •  • 641 mots

On classe sous ce vocable l'ensemble des conducteurs ayant la propriété de conduire le courant électrique par transport simultané de matière vers les électrodes. Appartiennent à ce groupe les acides, les bases et les sels, à l'état fondu ou en solution, ainsi que certains cristaux dit ioniques. Dans le cas des solutions, il s'agit le plus souvent de solutions aqueuses, mais un grand nombre d'autre […] Lire la suite

FROID, physique

  • Écrit par 
  • Jean MATRICON, 
  • Georges WAYSAND
  •  • 4 032 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Deux états paradoxaux : supraconductivité et superfluidité »  : […] L'état supraconducteur fut découvert en 1911 par Kamerlingh Onnes au cours d'une expérience où il étudiait l'effet des très basses températures, que venait de lui rendre accessible la liquéfaction de l'hélium, sur la conductivité électrique des métaux. À 4,19 K, la résistance au courant électrique du mercure devient nulle, c'est-à-dire indécelable à quelque précision que ce soit. Cet effet specta […] Lire la suite

MACDIARMID ALAN G. (1927-2007)

  • Écrit par 
  • Pierre LASZLO
  •  • 880 mots

La carrière du chimiste néo-zélandais et américain Alan MacDiarmid, né à Masterton (Nouvelle-Zélande) le 14 avril 1927 et mort à Drexel Hill (Pennsylvanie) le 7 février 2007, illustre l'ambivalence de maintes découvertes scientifiques, à la fois fortuites et ancrées dans des faits acquis. Cet inventeur de nouveaux matériaux se vit décerner le prix Nobel de chimie en 2000, conjointement avec Alan […] Lire la suite

MATIÈRE (physique) - État solide

  • Écrit par 
  • Daniel CALÉCKI
  •  • 8 602 mots
  •  • 13 médias

Dans le chapitre « Liaisons et propriétés physiques »  : […] Le mode de liaison influe naturellement sur la température de fusion, sur la dureté ou sur les conductivités électrique et thermique. Plus l'énergie de liaison est élevée, plus il est difficile de détruire l'ordonnancement des atomes. De ce point de vue, la liaison de Van der Waals est la moins forte et cela explique les faibles températures de fusion des solides de gaz rares (84 kelvins pour l’a […] Lire la suite

MÉTALLOGRAPHIE - Essais physiques

  • Écrit par 
  • Georges CIZERON
  •  • 7 347 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Cas d'un échantillon inséré dans un système de palpage »  : […] Un tel système de palpage comprend un support, fixé au bâti de l'appareil, dont une partie constitue une butée contre laquelle prend appui l'échantillon ; l'autre extrémité de l'éprouvette est en contact avec un poussoir qui transmet les variations dimensionnelles à un dispositif de mesure . Le poussoir et le support sont constitués du même matériau (généralement de la silice jusqu'à 1 000  0 C, d […] Lire la suite

MOTT NEVILL (1905-1996)

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 444 mots

Né à Leeds (Grande-Bretagne) le 30 septembre 1905 et mort le 8 août 1996 à Milton Keynes (Grande-Bretagne), Nevill Francis Mott est le fils de deux physiciens au célèbre laboratoire Cavendish de Cambridge et l'arrière-petit-fils d'un explorateur des régions arctiques, sir John Richardson. Après des études à Cambridge, Mott commence ses recherches dans le domaine de la physique nucléaire et séjourn […] Lire la suite

Pour citer l’article

Bernard PIRE, « CONDUCTION DE L'ÉLECTRICITÉ », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 02 juillet 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/conduction-de-l-electricite/