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CALCUL ET RATIONALISATION (repères chronologiques)

1623 L'astronome allemand Wilhelm Schickard invente une « horloge à calcul ». Mais celle-ci disparaît dans un incendie et Schickard ne poursuit pas ce projet qui n'aura donc aucune influence historique.

1637 René Descartes, dans le Discours de la méthode, définit la méthode rationnelle de résolution des problèmes : diviser chaque difficulté en opérations ou en éléments aussi simples que possible. C'est la base de l'algorithmique.

1642 Blaise Pascal conçoit et fait construire une machine à calculer capable, selon les modèles, d'additionner, de soustraire et de convertir les monnaies complexes de l'époque. La Pascaline est peu fiable mais elle démontre la faisabilité du calcul mécanique.

1679 Gottfried Wilhelm Leibniz, qui connaît les travaux de Pascal, réalise suivant un principe différent une machine capable d'effectuer les quatre opérations (addition, soustraction, multiplication, division), pour libérer les savants, notamment les astronomes, de leurs fastidieux calculs.

1725-1728 Basile Bouchon et Jean-Baptiste Falcon inventent un métier à tisser la soie où des cartes perforées programment les séquences d'opérations à exécuter. Jacques Vaucanson et Joseph-Marie Jacquard perfectionneront ensuite cette technique.

1791 Gaspard Riche de Prony, ingénieur des Ponts et Chaussées nommé directeur du Cadastre, organise scientifiquement la production des tables de logarithmes et crée le premier service de calcul. Charles Babbage s'en inspirera.

1820 Charles Xavier Thomas de Colmar invente l'arithmomètre, machine à calculer capable d'effectuer les quatre opérations. Achevée en 1822, elle sera, après 1850, la première calculatrice produite en quantité importante (plus de 2 000 exemplaires).

1822 Joseph Fourier publie sa Théorie analytique de la chaleur, posant les bases de l'analyse harmonique qui deviendra une méthode générale de recherche dans les problèmes physiques et techniques.

1832 Charles Babbage publie son ouvrage sur la mécanisation des processus, On the Economy of Machinery and Manufactures.

1834 Charles Babbage met au point la machine analytique. Elle est considérée comme l'ancêtre de l'ordinateur, auquel son architecture la rend comparable à certains égards (distinction entre organe de calcul, mémoire et programmation). En fait, il n'est pas question de software dans ce calculateur, lequel, destiné à être entraîné par une machine à vapeur, est un précurseur des automates programmables.

1842 Didier Roth met au point l'additionneur-automate, perfectionnement de la machine de Pascal et première machine à calculer produite en petite série.

1853 Les Suédois Pehr Georg et Edvard Scheutz, soutenus par l'Académie royale des sciences de Suède, réalisent des « machines à différences », inspirées de celles de Charles Babbage, qui trouveront quelques clients, notamment dans les assurances.

1854 George Boole publie son ouvrage sur les lois de la pensée et l'analyse mathématique de la logique (An Investigation into the Laws of Thought, on Which Are Founded the Mathematical Theories of Logic and Probabilities). L'algèbre binaire qu'il y expose restera une spéculation relevant de la logique pure, jusqu'aux années 1930 quand émergera l'idée qu'elle convient à la conception des machines à calculer.

1874 Lord Kelvin construit le premier calculateur analogique, un prédicteur de marées mécanique appliquant les principes de l'analyse harmonique. Cette filière de calcul se développera pendant un siècle, parallèlement au calcul numérique.

1887 Hermann Hollerith met au point la machine à statistiques utilisant des cartes perforées. Chaque trou de la carte laisse passer une impulsion électrique, qui fait avancer un compteur d'une unité. Ainsi mécanisé, le recensement des États-Unis de 1890 est traité beaucoup plus vite qu'avec les anciens[...]

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. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )

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