BRUXELLES CAPITALE DE LA BANDE DESSINÉE (expositions)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

À l'automne de 2009, alors que Lutèce fêtait le cinquantenaire de la création d'Astérix (cérémonie à l'université de Paris-XIII, apposition d'une plaque sur l'immeuble HLM de Bobigny où, en août 1959, René Goscinny et Albert Uderzo eurent l'idée du personnage, exposition de planches originales dans les thermes gallo-romains du musée de Cluny), la Gaule belgique célébrait l'âge d'or de sa bande dessinée. L'événement le plus médiatique fut l'ouverture au public, le 2 juin 2009, à Louvain-la-Neuve, du musée Hergé, conçu par son architecte, Christian de Portzamparc, comme « un prisme allongé qui semble flotter dans la forêt de vieux arbres ». On accède au lieu par une passerelle longue de 75 mètres qui part de la Grand-Place de la ville et conduit les visiteurs au niveau supérieur du musée. Le bâtiment, qui comporte huit salles réparties sur trois niveaux (soit 2 000 m2 d'exposition) présente en permanence 80 planches originales et 800 croquis ou crayonnés (les œuvres étant renouvelées régulièrement). Depuis la mort d'Hergé en 1983, la création de ce musée était l'objectif prioritaire de Fanny Rodwell, la seconde épouse d'Hergé, qui a investi dans cette entreprise environ vingt millions d'euros sur fonds propres. Le musée, qui s'attache à présenter sous ses différentes facettes l'ensemble de l'œuvre, et non seulement de Tintin, espère attirer 200 000 visiteurs par an. Il aura à surmonter deux handicaps, celui de l'éloignement (il se situe à trente kilomètres du centre de Bruxelles), et celui d'un parti pris culturel : peu ludique, il ravira les connaisseurs mais pourrait décevoir un public plus large, en particulier celui des enfants, pour qui le monde d'Hergé est déjà lointain.

La ville d'Hergé, c'est bien sûr Bruxelles et son Centre belge de la B.D. créé en 1989. La capitale belge est depuis longtemps acquise à la mise en valeur de sa bande dessinée, comme le démontrent aussi bien les fresques murales que les effigies géantes de Tintin et Milou, qui depuis 1958 tourne [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 2 pages




Écrit par :

Classification

Pour citer l’article

Dominique PETITFAUX, « BRUXELLES CAPITALE DE LA BANDE DESSINÉE (expositions) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/bruxelles-capitale-de-la-bande-dessinee/