BEOWULF (VIIIe s.)

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Ce long poème héroïque de plus de trois mille vers repose sur une légende scandinave du haut Moyen Âge et représente l'un des sommets de la poésie vieil-anglaise. Cependant, la geste tragique de Beowulf est célébrée par un poète chrétien s'adressant à un auditoire cultivé et attentif aux leçons convergentes du christianisme et de la tradition germanique. Mythologie et folklore, recherche du merveilleux et de l'inouï, lais et discours, épisodes pathétiques ou euphoriques s'unissent ou se succèdent pour donner à ce poème élégiaque les dimensions d'une fresque où le héros allie la vertu de courage au goût passionné de l'aventure.

Beowulf

Beowulf

Photographie

Épopée anonyme en langue saxonne, Beowulf (VIII e siècle), qui relate les exploits d'un prince scandinave, fonde une tradition germanique exaltant le surnaturel et la puissance guerrière, et des valeurs chrétiennes incarnées dans la figure du bon souverain. Première page du manuscrit de... 

Crédits : British Library/ AKG

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Un héros germanique

Beowulf, jeune neveu de Hygelac, roi des Geats (tribu de la Suède méridionale), apprend qu'un monstre cannibale nommé Grendel terrorise chaque nuit les habitants du château de Heorot (demeure de Hrothgar, roi des Danois). Il se rend au Danemark, tue Grendel, puis, après une lutte sous-marine, la mère du monstre. La victoire de Beowulf, qu'on croyait mort, vaut au héros les éloges et les présents de ses amis. Beowulf s'en retourne chez les siens, et, à la suite de guerres meurtrières, accède à la couronne. Il connaît un règne illustre depuis cinquante années lorsqu'un dragon menace son peuple. Âgé, pressentant que le combat avec le monstre lui coûtera la vie, il n'hésite pas à affronter le reptile et le terrasse, grâce à l'aide de son ami Wiglaf. Blessé mortellement, il succombe après avoir pu contempler les richesses que gardait le dragon. Sa dépouille, consumée par les flammes d'un bûcher, repose sous un tertre au milieu de trésors qu'ont offerts les guerriers éplorés. L'élégie finale commande une rétrospective en deux phases (jeunesse intrépide et vieillesse héroïque de Beowulf) et assure l'unité d'une œuvre qui célèbre l'ascension et la fin tragique d'un héros germanique.


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Écrit par :

  • : agrégé de l'Université, docteur ès lettres, professeur à l'université de Paris-Sorbonne

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Pour citer l’article

Paul BACQUET, « BEOWULF (VIIIe s.) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/beowulf/