ASTROCHIMIE

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Milieu interstellaire

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Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Formes carbonées existant probablement dans l'espace interstellaire

Formes carbonées existant probablement dans l'espace interstellaire
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Molécules du milieu interstellaire

Molécules du milieu interstellaire
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Chimie du carbone et chaînes carbonées

Ce n'est pas un hasard si la plupart des molécules interstellaires contiennent du carbone : il s'agit du quatrième élément chimique en nombre dans l'Univers. C'est aussi le plus « souple » : il se combine facilement aux autres atomes, et de plusieurs façons possibles, pour former de nombreuses molécules. Ces propriétés rendent la chimie du carbone, ou chimie organique, très riche. On la rencontre dans des environnements divers : sur la Terre, où presque tous les organismes vivants se développent sur la chimie du carbone, mais aussi dans des atmosphères planétaires – parmi lesquelles celles de Jupiter, de Saturne et de son satellite Titan –, dans les comètes, dans une classe de météorites (les chondrites carbonées) et enfin, bien sûr, dans le gaz interstellaire. Sauf sur la Terre, les molécules organiques identifiées ne proviennent cependant pas d'organismes vivants. Compte tenu de leur réactivité, des molécules typiques de l'espace interstellaire comme les chaînes et cycles carbonés seraient même tout à fait néfastes à la vie. Comment alors se forment ces étranges molécules organiques ?

Une partie de la réponse se cache dans la constellation du Taureau. En 1977, on découvrit dans un nuage dense de cette région, baptisé TMC-1 (Taurus Molecular Cloud-1), la molécule de cyanodiacétylène (HC5N). Il s'agissait de la plus grosse molécule interstellaire connue à l'époque. Cette trouvaille focalisa de nombreuses recherches de molécules sur ce nuage, qui se révéla avec le temps d'une grande richesse chimique. TMC-1 abrite la plupart des molécules les plus complexes jamais détectées dans l'espace, dont de nombreuses chaînes carbonées comme les cyanopolyynes (jusqu'à HC11N) ou les chaînes acétyléniques (depuis C2H jusque C8H), ainsi que bien d'autres molécules organiques dont les radicaux cycliques c-C3H et c-C3H2. C'est pourquoi [...]


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Écrit par :

  • : chercheur au Laboratoire d'étude du rayonnement et de la matière en astrophysique (L.E.R.M.A.), C.N.R.S., Observatoire de Paris, École normale supérieure et université de Paris-VI-Pierre-et-Marie-Curie
  • : journaliste scientifique

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Pour citer l’article

Maryvonne GERIN, David FOSSÉ, « ASTROCHIMIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 10 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/astrochimie/