SOFFICI ARDENGO (1879-1964)

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Après un séjour prolongé à Paris, au début du siècle, Soffici fonde avec Papini Lacerba, qui devait durer jusqu'en 1915 : cette revue fera connaître en Italie les expériences littéraires françaises les plus avancées de l'époque (Apollinaire et Jacob). Marinetti et les futuristes y donnent des textes audacieux et fondamentaux, mais aussi des apologies exaltées du nationalisme et de la guerre ; c'est d'ailleurs cette propagande interventionniste qui provoque le vieillissement et la mort de la revue. Soffici publie, en 1915, un recueil de poèmes, Chimismi lirici, où l'influence de Rimbaud et les provocations futuristes se complètent (expériences poétiques que Sanguineti a revalorisées il y a quelques années). Mais c'est surtout dans la narration autobiographique qu'il réalisera véritablement sa personnalité d'écrivain. Une autobiographie qui se divise en deux moments : Giornale di bordo (1915) et Autoritratto di artista italiano nel quadro del suo tempo (en quatre volumes publiés de 1951 à 1955), ainsi que Diario (1962). L'écrivain et le peintre s'y livrent avec leurs expériences et leurs rencontres : une œuvre picturale tout à fait honorable qui se situe entre le cubisme et le futurisme, une enfance dans la province toscane et, plus tard, un choix, lorsque l'auteur adhère, avec les fascistes les plus durs, à la République de Salò. Ses récits publiés dans l'après-guerre sont accueillis sans enthousiasme, et l'intérêt de la critique se fixe principalement sur le chroniqueur talentueux et fidèle d'événements et de personnalités qui s'illustrèrent dans l'Europe du xxe siècle. Il est d'ailleurs le premier à parler du cubisme en Italie à l'occasion d'un article paru dans la revue La Voce, dont il fut l'un des collaborateurs les plus célèbres avant l'existence de Lacerba.

—  Giovanni IOPPOLO

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Pour citer l’article

Giovanni IOPPOLO, « SOFFICI ARDENGO - (1879-1964) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ardengo-soffici/