ANIMAUX MODÈLES, biologie

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

C'est de l'art que vient le mot « modèle », à l'origine figure destinée à être reproduite. Ce sens se retrouve en biologie, par exemple dans le choix de l'animal ou du paysage reproduit par le dessinateur ou le photographe. Cependant, de nombreux sens dérivés se sont construits avec le temps. Ainsi, les contenus qu'on donne en science au mot « modèle » varient selon les domaines et parfois au sein d'une même discipline. Dans le cas de la biologie animale, le mot « modèle » recouvre également des sens différents selon le contexte épistémologique, voire les tendances scientifiques du moment, mais son usage se réfère presque invariablement à l'animal choisi pour expérimenter. Néanmoins, une certaine irréductibilité humaine se fait jour : une réponse chez la souris ou le lapin ne sera pas nécessairement la même que chez l’homme. En outre l’expérimentatiion animale a mauvaise presse dans l’opinion publique. On cherche donc des substituts aux modèles animaux issus cette fois-ci de cellules et de tissus humains. Le recours à l’animal reste nécessaire à plusieurs niveaux de l’expérimentation, mais il se fait moins présent.

L’animal modèle et l’expérimentation in vivo

Modèle : une notion polysémique

Cette question s'inscrit dans la relation ambiguë que l'homme entretient avec les autres membres d'un monde animal étranger et si proche à la fois. Sur le plan de la démarche expérimentale en biologie et médecine, des animaux ont été utilisés, sans que soit posée la question de leur valeur en tant que modèle, pour des recherches qu'on ne pouvait pratiquer sur des humains. Les grenouilles de Spallanzani et de Helmholtz, les chiens de Pavlov ou la drosophile de Morgan sont des exemples bien connus de l'utilisation d'animaux pour étudier le rôle des spermatozoïdes, la conduction de l'influx nerveux, le conditionnement ou enfin la fonction des chromosomes dans l'hérédité. Dans c [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 15 pages

Médias de l’article

Tatou à neuf bandes

Tatou à neuf bandes
Crédits : K. Thornsley/ NASA

photographie

Xénope du Cap

Xénope du Cap
Crédits : T. Vinckers

photographie

Structure d’un sphéroïde multicellulaire tumoral

Structure d’un sphéroïde multicellulaire tumoral
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Organoïde intestinal

Organoïde intestinal
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Afficher les 8 médias de l'article


Écrit par :

  • : chercheur en histoire des sciences, université Paris-VII-Denis-Diderot, ancien chef de service à l'Institut Pasteur
  • : docteure, post-doctorante, Kennedy Institute, Oxford University, Oxford (Royaume-uni)

Autres références

«  ANIMAUX MODÈLES, biologie  » est également traité dans :

TÉRATOMES ET TÉRATOCARCINOMES

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 1 084 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Biologie expérimentale des embryons »  : […] Ce sont précisément ces cellules capables de toutes différenciations (totipotentes) qui ont attiré l'attention des biologistes à partir des années 1960. En effet, si les tératomes ont été décrits par les médecins vers 1890, leur étude expérimentale débute vers 1955 lorsque LeRoy Stevens, chercheur au Jackson Laboratory dans le Maine (États-Unis), caractérise une souche de souris qui développe un […] Lire la suite

Voir aussi

Pour citer l’article

Gabriel GACHELIN, Emmanuelle SIDOT, « ANIMAUX MODÈLES, biologie », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 26 octobre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/animaux-modeles-biologie/