AMPÈRE ANDRÉ-MARIE (1775-1836)

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Le précurseur

L'hypothèse d'Avogadro-Ampère

À l'encontre de la plupart des chimistes de son temps, imbus des vieilles idées sur le phlogistique, Ampère, avec sa lucidité habituelle, est un atomiste fervent, comme avaient pu l'être par une simple vue de l'esprit Épicure et Lucrèce, comme le sont aujourd'hui tous les chimistes par une expérimentation devenue maintenant possible et féconde.

Reprenant une observation de Gay-Lussac sur « la combinaison des substances gazeuses entre elles », il conçoit l'égalité du nombre de molécules dans des volumes égaux de gaz de natures différentes, mais mesurés dans les mêmes conditions de température et de pression.

Comme lors de l'expérience d'Œrsted, Ampère ne s'arrête pas à l'énoncé de cette loi ; il cherche à en déduire la forme et l'arrangement des atomes pour prévoir leurs combinaisons, leurs substitutions. Il conçoit ce que l'on appelle aujourd'hui la stéréochimie qui, à son époque, ne fut considérée que comme « une fantaisie révolutionnaire ».

L'hypothèse des courants particulaires

Dans son Mémoire sur la théorie mathématique des phénomènes électrodynamiques, uniquement déduite de l'expérience (1827), Ampère montre que les propriétés magnétiques de l'aimant peuvent être expliquées par des courants ayant leur siège dans la matière. Il les appelle « courants particulaires ». Il pressent ainsi les orbites électroniques de l'atome.


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Pour citer l’article

Louis POUDENSAN, « AMPÈRE ANDRÉ-MARIE - (1775-1836) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/andre-marie-ampere/