FĀRĀBĪ AL- (872-950)

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Le retour à l'Un et ses étapes

Les végétaux avaient une faculté nutritive. Chez les animaux, il y a en outre une faculté sensitive et, à côté d'elle, une faculté désidérative (qui chez l'homme sera à la base de l'affectivité, et aussi de la volonté). À partir d'un certain degré d'évolution apparaît, chez les animaux, l'imagination. L'homme, enfin, a l'exclusivité de la « faculté parlante », ou « logique ». Autour d'elle se fera l'unité des autres facultés, qui progresseront en même temps qu'elle. Les astres continueront à gérer le bas monde et à assurer génération et corruption de ses êtres. Mais, dès la manifestation d'une « âme parlante », l'intellect actif la prend en charge, pour tenter de la libérer de la matière et d'assurer son salut (agissant aussi, en cas de besoin, sur le corps). L'âme parlante se partage, d'une part, en « faculté parlante pratique » (elle-même divisée en « faculté professionnelle » et en « faculté cogitative », ou « réflexion », appliquée à ce qu'on doit faire dans son intérêt personnel, ou pour le bien général, le « beau ») et, d'autre part, en « faculté parlante théorique » (qui s'adonnera à la spéculation philosophique et métaphysique). Cette faculté parlante, appelée aussi « intellect patient », peut franchir trois étapes : 1. L'« intellect patient en puissance » ; il peut prendre toutes les formes, mais ne les a pas encore. 2. L'« intellect patient en acte » ; sous l'influx de l'intellect actif, les sensations accumulées dans l'imagination deviennent, dans l'intellect patient, les « intelligibles premiers », et, progressivement, les formes du monde extérieur lui deviennent intelligibles en acte ; la réflexion en fait la synthèse ; il acquiert peu à peu la maîtrise du monde extérieur, et sa volonté, devenant « libre arbitre », peut choisir entre bien et mal. 3. L'« intellect acquis » ; mettant en œuvre imagination et raisonnements pratique et spéculatif, un homme d'exception peut se livrer à l'introspection, intelliger une deuxième fois les intelligible [...]


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Écrit par :

  • : docteur ès lettres, professeur honoraire des Universités

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ISLAM (La civilisation islamique) - La philosophie

  • Écrit par 
  • Christian JAMBET, 
  • Jean JOLIVET
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Dans le chapitre « Fārābī »  : […] La mort de Kindī coïncide, ou peu s'en faut, avec la naissance de celui qui inaugure vraiment la lignée classique des grands e̱alāsifa  : c'est Abū Naṣr Muḥammad b. Muḥammad b. Ṭaraẖān b. Ūsaluġ al-Fārābī, mort, selon l'avis le plus courant, en 339/950. On remarque avant tout chez lui un puissant intérêt pour la logique, à laquelle il a consacré un bon nombre d'ouvrages (commentaires et paraphras […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/islam-la-civilisation-islamique-la-philosophie/#i_9757

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Pour citer l’article

Yves MARQUET, « FĀRĀBĪ AL- - (872-950) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 11 janvier 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-farabi/