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Polycystines ou Radiolaires vrais

Les Polycystines, ou Radiolaires vrais (fig. 6), sont généralement pourvus de magnifiques squelettes géométriques extrêmement complexes, formés de plusieurs coques concentriques, qui en font les plus beaux et les plus surprenants représentants du plancton marin (Haeckel, 1887).

Radiolaires

Diaporama : Radiolaires

Radiolaires (d'après Haeckel). 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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La classification est fondée sur le mode de perforation de la capsule centrale. L'ordre le plus primitif, Spumellaria, renferme toutes les espèces munies d'une capsule centrale sphérique qui est régulièrement perforée sur toute sa surface. Chez les polycystines appartenant à l'ordre des Nassellaria, la capsule centrale est percée d'un seul groupe de pores.

Cytologie

La grande complexité des radiolaires et la difficulté de comprendre leur organisation sont telles que le plus célèbre des précurseurs, le biologiste allemand Ernst Haeckel, a longtemps cru que ces organismes étaient multicellulaires.

Les radiolaires, tous marins, vivent pour la plupart à l'état d'individus isolés. Il existe cependant des formes coloniales, pouvant atteindre une grande taille (jusqu'à 5 m), comportant de très nombreux individus noyés au sein d'une masse gélatineuse. Tous les radiolaires présentent un corps protoplasmique divisé en deux parties, ectoplasme et endoplasme, qui sont séparées par une membrane capsulaire.

Le squelette est le seul élément d'étude pour le micropaléontologue. Il est inclus dans la couche ectoplasmique et est constitué de silice sous forme d'opale amorphe. Bien qu'une connaissance exacte de la croissance du squelette présente un grand intérêt pour le taxonomiste, les données restent fragmentaires en raison des difficultés d'élevage des radiolaires. Ainsi, pour la très grande majorité des espèces, l'identification des formes juvéniles et l'analyse de leur transformation vers les stades adultes font toujours partie du domaine des recherches à entreprendre. Les coques ne se forment qu'à un moment bien précis de la croissance de l'organisme. Le dépôt de silice est un phénomène rapide. La croissance, centrifuge, s'effectue de façon discontinue puisque des phases de précipitation du squelette alternent avec des périodes de repos. Les périodes de fixation de la silice résultent plus de la physiologie propre de l'organisme que de l'environnement. En outre, la croissance du squelette requiert parfois (sinon toujours) des fenêtres précises de température tout en supportant des variations importantes de salinité.

Biologie

Reproduction

Deux types de multiplication sont maintenant connus : la partition et la sporogenèse.

Lorsque des radiolaires sont cultivés en laboratoire pendant quelques jours, une multiplication se produit par simple fission binaire. Le dimorphisme observé chez quelques radiolaires est attribué, par l'Américain Stanley A. Kling (1971), à un dimorphisme sexuel et pourrait résulter de générations alternées (sexuée et asexuée) dans le cycle reproductif (comme c'est le cas chez les Foraminifères). Lors de la fission binaire, la cellule mère partagerait son cytoplasme entre les deux cellules filles mais seule l'une d'elles hériterait du squelette, l'autre devant en sécréter un nouveau. Il y aurait parfois, d'après Earl D. Hanson (1977), multiplication par fissions multiples avant que ne se reforme le nouveau squelette. Bien des points du cycle reproductif des radiolaires restent donc obscurs.

Lors de la sporogenèse, le noyau commence par augmenter de taille puis se subdivise en milliers de petites « spores » qui sont des fragments de noyau avec une gouttelette lipidique, deux flagelles... Le radiolaire finit par éclater, libérant tous les éléments dans l'environnement. On ne connaît pas le devenir de ces éléments ; on suppose cependant qu'ils s'apparient pour former de nouveaux individus, à l'instar de ce que l'on connaît chez les Foraminifères.

Nutrition

Les radiolaires, prédateurs flottants, attendent le contact fortuit avec des proies ou avec des particules nutritives de leur environnement. Leurs habitudes et préférences alimentaires sont cependant encore méconnues (R. O. Anderson, 1983). Des algues symbiotiques et des bactéries vivant dans l'ectoplasme contribuent aussi à la nutrition des radiolaires. La forte interdépendance avec les symbiontes semble ancienne car la diversité des radiolaires au cours des temps géologiques est la même que celle qui existe dans le phytoplancton, notamment celle des acritarches-dinoflagellés.

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Patrick DE WEVER, Robert GAUMONT, « ACTINOPODES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 janvier 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/actinopodes/