Élizabeth BINE

maître ès lettres

ACCIUS (170 av. J.-C.-? 86 av. J.-C.)

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  • Élizabeth BINE
  •  • 193 mots

Lucius Accius (parfois aussi écrit Attius) est, sans nul doute, le plus grand poète tragique romain. Il était fils d'un affranchi qui avait reçu un lot de terre près de Pisaurum, en Ombrie. On pense qu'il connut Pacuvius et qu'il lui aurait lu, à Tarente, le texte de sa première tragédie. Il ne fréquenta pas le cercle des Scipions ; mais, en revanche, il appartint au collège des poètes où son auto […] Lire la suite

ARNOBE (260?-? 327)

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  •  • 305 mots

Vivant à l'époque de l'empereur Dioclétien, Arnobe se range parmi les apologistes chrétiens. Après avoir longtemps enseigné la rhétorique à Sicca Veneria, en Afrique proconsulaire, il se convertit tardivement au christianisme, vers soixante ans. L'évêque dont il dépendait conçut quelques doutes sur la foi de ce nouveau-venu ; pour prouver sa sincérité, Arnobe composa un ouvrage, en sept livres […] Lire la suite

AURELIUS VICTOR (IVe s.)

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  •  • 168 mots

Sextus Aurelius Victor Afer appartient à l'ère de la renaissance constantino-théodosienne, époque où apparaissent dans les lettres latines les abréviateurs, historiens qui écrivent des résumés. Préfet de Rome sous Théodose (empereur en 379), Aurelius Victor est un abréviateur qui garde cependant certains caractères de l'historien ; dans les biographies, par exemple, il cherche à dégager les faits […] Lire la suite

COLUMELLE, lat. LUCIUS JUNIUS MODERATUS CAIUS (Ier s.)

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  •  • 326 mots

Écrivain latin, Columelle fut contemporain des règnes de Claude et de Néron. Après avoir été tribun militaire dans la VIe légion, la « légion de fer », cet Espagnol se retire dans son pays, non loin de Gadès (Cadix), sur un vaste domaine où il se consacre à sa passion pour l'agronomie. Son œuvre littéraire est étroitement liée à cet amour pour la terre. Il écrit, en effet, u […] Lire la suite

COMMODIANUS ou COMMODIEN DE GAZA (IIIe-IVe s.)

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  •  • 220 mots

La critique n'a pas réussi à déterminer avec certitude l'époque où a vécu Commodien de Gaza. La thèse qui plaçait son œuvre après 440 a été controversée ; on parle tantôt du iiie siècle, tantôt du ive (et même du ve), mais la discussion reste ouverte. Pourquo […] Lire la suite

FIRMICUS MATERNUS JULIUS (IVe s.)

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  • Élizabeth BINE
  •  • 384 mots

Prosateur chrétien dont nous connaissons deux ouvrages de caractère tout à fait différent : un manuel d'astrologie (Matheseos libri VIII) et un traité particulièrement violent « sur l'erreur des religions profanes » (De errore profanarum religionum). S'agit-il dans les deux cas du même Firmicus ? Tout le laisse supp […] Lire la suite

FRONTON, MARCUS CORNELIUS FRONTO, consul (143)

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  •  • 147 mots

Africain, originaire de Cirta, en Numidie, né probablement en 100, consul en 143. Orateur très admiré, Fronton fut le maître de l'empereur Marc Aurèle et jouit de ce fait d'une réputation au moins égale à celle de Quintilien. On le considéra longtemps comme le plus grand orateur après Cicéron. De ses œuvres, on ne […] Lire la suite

MARTIAL MARCUS VALERIUS (40?-? 104)

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  •  • 696 mots

C'est dans une petite ville de Tarraconaise, Bilbilis (aujourd'hui Bambola) près de Catalayud, que Marcus Valerius Martialis voit le jour. Ses parents devaient être aisés, puisqu'il put recevoir une bonne éducation. Vers l'âge de vingt-cinq ans, il décide d'aller achever ses études à Rome, et il y reste. Les amis qu'ils se fait alors, Sénèque et […] Lire la suite

PACUVIUS MARCUS (env. 220-env. 130 av. J.-C.)

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  •  • 108 mots

Né à Brindes vers ~ 220, selon Cicéron, neveu et élève d'Ennius, qui l'emmena à Rome, Pacuvius fut à la fois peintre et poète tragique ; sur la fin de sa vie, il se retira à Tarente, où il mourut. En tant qu'auteur dramatique Pacuvius eut, de son vivant, un succès considérable ; Cicéron le met au premier rang et Horace le qualifiait de doctus (celui qui connaît son métier). Il […] Lire la suite

PERSE (34-62)

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  •  • 514 mots

Né en Étrurie, à Volaterrae, dans une famille appartenant à l'ordre équestre, Perse (lat. Aulus Persius Flaccus) est encore petit enfant lorsqu'il perd son père, et dès lors il est élevé par sa mère. Ses études sont des plus studieuses, tout d'abord à Volaterrae, puis à Rome, chez le grammairien Remmius Palaemon et chez le rhéteur Virginius Flaccus. À l'âge de seize ans, Perse se lie d'une grande […] Lire la suite

POMPONIUS MELA (Ier s. env.)

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  •  • 119 mots

Apparenté aux Sénèque, originaire de Tingentera (en Espagne), Pomponius Mela a écrit sous les règnes de Caligula et de Claude. Il est l'auteur d'une géographie en trois livres, De chorographia. Cette œuvre est composée comme la relation d'un voyage qui débuterait en Mauritanie (Maroc), passerait par les pays riverains de la Méditerranée ( […] Lire la suite

STACE, lat. PUBLIUS PAPINIUS STATIUS (40 env.-apr. 95)

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  • Élizabeth BINE
  •  • 565 mots

Publius Papinius Statius naît à Naples, en Grande-Grèce. Son père, venu de Velia, où sa famille avait perdu la fortune censitaire et, par là même, le rang équestre, s'y était installé et y vivait de son métier de grammairien, tout en étant également poète. C'est donc par son père que Stace, dès l'enfance, fut initié à la poésie, et nulle part il ne dit avoir […] Lire la suite