2. Signification des chaînes varisques dans la tectonique globale
Les données paléontologiques, structurales, paléomagnétiques et géochronologiques ont permis de reconstituer à la surface du globe les positions relatives des océans et des continents au cours du Paléozoïque. Ces données s'accordent pour distinguer des plaques majeures Laurentia, Siberia, Baltica et Gondwana et d'autres plaques intermédiaires plus petites comme Avalonia ou Iberia-Armorica (fig. 1).
Au Paléozoïque inférieur, il y a 500 millions d'années (Ma), l'océan Iapetus séparait le Gondwana et la Baltica, au sud, de la Laurentia et de la Siberia au nord. Le tout était entouré par une grande étendue océanique, comme le fait actuellement l'océan Pacifique, la Panthalassa. À partir de l'Ordovicien inférieur (vers 480 Ma), le bloc Avalonia se détache de la bordure nord du Gondwana pour migrer vers la Baltica en ouvrant l'océan Rhéique. La collision de l'Avalonia avec la Baltica (fig. 2) se produit vers 450 Ma (suture de Thor), bloc qui rejoindra la Laurentia vers 420 Ma, pour former une grande plaque lithosphérique : la Laurussia. La formation de la chaîne varisque correspond alors principalement à la convergence de deux grands blocs continentaux (la Laurussia et le Gondwana) et la fermeture des domaines océaniques les séparant. Au Permien, il y a 270 Ma, la collision varisque est achevée, l'accrétion continentale réalisée et la Pangée, continent unique, constituée.
L'histoire de la Pangée sera de relativement courte durée, puisqu'il y a environ 200 Ma ce supercontinent se séparera en deux blocs : la Laurasia et le Gondwana, divisera par une mer d'orientation est-ouest, la Téthys.
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