Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Alain BOUTOT
La science et la philosophie furent longtemps inséparables. Dans l'Antiquité, la philosophie représentait la science suprême, celle « des premiers principes et des premières causes ». Les autres sciences, et notamment la physique, recevaient d'elle leurs fondements. Cette alliance s'est trouvée brisée au xviie siècle, avec… Lire la suiteÉcrit par : Michel PATY
Dans le chapitre "La philosophie des sciences" : … En *contrepoint à son œuvre scientifique et en relation avec elle, d'Alembert a développé une théorie de la connaissance influencée par Locke et le sensualisme de Condillac, mais centrée avant tout sur une épistémologie de la physique newtonienne. C'est à nos sensations que nous devons nos connaissances ; la première est la conscience d'exister, qui… Lire la suiteÉcrit par : Saül KARSZ, François MATHERON
Dans le chapitre "Science, idéologie, pratique sociale" : … On attribue souvent à Althusser le principe d'une séparation tranchée entre *« science » et « idéologie ». Dans Pour Marx et Lire « Le Capital », « science » désigne à la fois le projet marxiste de produire des connaissances objectives et l'inscription de ce projet dans le camp des sciences effectives. D'où l'insistance sur la… Lire la suiteÉcrit par : Guy SAMAMA
… convenu d'appeler « la poétique » de Gaston Bachelard. Son œuvre est un effort pour puiser dans la *science de quoi conférer à la philosophie et à la science la poésie qu'elles méritent. Le rationalisme de Bachelard est appliqué et engagé. Appliqué, il étudie les effets de compréhension d'un esprit sur un autre esprit ; il s'… Lire la suiteÉcrit par : Michèle LE DŒUFF
… les étapes de l'expérimentation. Il faut reconnaître à Bacon le mérite d'avoir insisté sur le fait *que l'expérience scientifique est indissociable du compte rendu d'expérience, d'abord parce qu'on expérimente une plume à la main, sous peine de se perdre dans le labyrinthe de la nature, ensuite parce que l'expérience doit être communiquée à la… Lire la suiteÉcrit par : Camille PERNOT
Dans le chapitre "Le procès de l'intelligence" : … *L'expérience pure, si elle est possible, ne peut être qu'une expérience épurée. Bergson ne cesse d'attirer l'attention sur les confusions, les artifices et les illusions que comportent l'expérience courante et même certains types d'expérience tenus pour scientifiques et qui ne le sont que partiellement. Les prétendues données de ces expériences… Lire la suiteÉcrit par : Jean SEIDENGART
Dans le chapitre "L'infinitisation de l'Univers" : … infigurable » (comme dit le De immenso) qui conditionne en fait toute notre connaissance. *Il a étendu sa réflexion sur les apories de la limitation locale aux dimensions de la cosmologie, en assimilant, semble-t-il, l'œuvre de Copernic à travers une lecture critique et peu orthodoxe d'« un tel savant, désigné par les dieux comme une… Lire la suiteÉcrit par : Françoise ARMENGAUD
… *Philosophe français, né à Paris, Léon Brunschvicg entre, en 1880, à l'École normale supérieure et suit à la Sorbonne les cours de Victor Brochard et d'Émile Boutroux. Sa thèse de doctorat a pour sujet et pour titre La Modalité du jugement (1892). Il fonde, en 1893, la Revue de métaphysique et de morale, avec Xavier Léon et Élie… Lire la suiteÉcrit par : François DELAPORTE
… pendant près d'un demi-siècle, aux progrès contemporains des sciences biologique et médicale. *La réflexion qu'il conduit est, pour l'essentiel, une analyse historique et critique des questions à portée générale comme le problème des rapports entre le normal et le pathologique. Il part de l'erreur pour poser le problème philosophique de la… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GUENANCIA
Dans le chapitre "Une pensée inaugurale" : … s'est engagée simultanément dans la voie de la philosophie première ou métaphysique et dans celle* de la science, et même de presque toutes les sciences connues au temps de Descartes : mathématiques, physique, médecine (anatomie, physiologie). Le cartésianisme peut même se confondre d'abord et primordialement avec l'esprit scientifique : chez lui… Lire la suiteÉcrit par : Paul-Henri BIDEAU
… *Issu d'une famille d'artisans aisés et cultivés de Leipzig, Carus, dès ses études achevées (1811), enseigne à l'Université l'anatomie comparée et se perfectionne en gynécologie, tout en poursuivant sa formation de peintre. Le typhus, contracté en soignant les blessés de la bataille de Leipzig, le laisse plusieurs jours entre la vie et la mort,… Lire la suiteÉcrit par : Gilbert DURAND
Dans le chapitre "Une symbolique des activités humaines" : … primat de l'être et le primat de la connaissance, entre le primat de l'objet et celui du sujet. La *science présente la réalité comme une synthèse d'objectivité de plus en plus haute ; est « objectif » ce qui est invariant, mais l'invariance se construit lentement par la confrontation et la correction mutuelle des hypothèses. Le mécanisme intime… Lire la suiteÉcrit par : Raymond BOUDON, Marie GAUTIER, Bertrand SAINT-SERNIN
Dans le chapitre "Questions métaphysiques" : … du désordre à l'ordre, du chaos primordial au monde partiellement ordonné dans lequel nous vivons. *La position que prend Platon dans Timée (30 a) a été, pour notre conception de la rationalité scientifique, décisive : « Le Dieu a voulu que toutes choses fussent bonnes : il a exclu, autant qu'il était en son pouvoir, toute imperfection, et… Lire la suiteÉcrit par : Françoise ARMENGAUD
… *Philosophe et logicien français, professeur à l'École normale supérieure, à l'université de Strasbourg et à la Sorbonne. Pendant la Seconde Guerre mondiale, plusieurs fois prisonnier et évadé, il est l'un des premiers et des plus actifs fondateurs de réseaux de résistance. Il a été fusillé par les Allemands en 1944. Son souvenir est évoqué par sa… Lire la suiteÉcrit par : Daniel ANDLER
Dans le chapitre "Fondements : deux grandes approches" : … et aussi de problèmes éthiques. Il faut donc distinguer deux sources de principes fondamentaux :* d'une part, les hypothèses formulées par les scientifiques eux-mêmes, complétées et interprétées par leurs pratiques ; d'autre part, les reconstructions, par les philosophes, visant à expliciter ces hypothèses et ces pratiques, à leur donner une… Lire la suiteÉcrit par : Michaël FOESSEL, Yves GINGRAS, Jean LADRIÈRE
Dans le chapitre "Mise en question de l'idée de représentation" : … ainsi posé, en tant que tel, comme certain ». Selon l'interprétation qui vient d'être évoquée, la *science moderne est fondée sur des présuppositions ontologiques qui sont précisément celles de la métaphysique de la subjectivité. Elle est constituée essentiellement par la représentation. On peut se demander cependant si, dans ses développements… Lire la suiteÉcrit par : Bernard d' ESPAGNAT
… *On regroupe sous ce nom les physiciens théoriciens qui, entre 1920 et 1930, après avoir élaboré la mécanique quantique, mirent en évidence ses aspects les plus révolutionnaires par rapport aux concepts en vigueur jusqu'alors et furent les instigateurs d'un très profond débat épistémologique qui se poursuit encore actuellement. La description… Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
Dans le chapitre "Crise des sciences et crise de l'humanité" : … l'humanité européenne et la philosophie » et, parmi les appendices, « L'origine de la géométrie ». *La Krisis renoue en effet avec la question de l'origine. Le projet grec, qui a donné naissance aux mathématiques et indissociablement, pour Husserl, à la philosophie, c'est-à-dire le projet d'une « humanité issue de la raison », a perdu la… Lire la suiteÉcrit par : Jean LARGEAULT
… La description précède-t-elle toujours l'explication ? Où s'arrête l'une, où commence l'autre ?* Historiquement, les lois de Kepler, qui décrivent la forme des orbites planétaires, sont apparues avant la théorie newtonienne, qui les explique. Il serait difficile d'expliquer une réalité qu'on serait capable de désigner mais pour laquelle on ne… Lire la suiteÉcrit par : Étienne BALIBAR, Pierre MACHEREY
*C'est le xixe siècle, dans la mesure où il a fait de la mécanique l'archétype des sciences expérimentales, sources de toute action technique efficace, qui a pratiquement identifié « science » et « déterminisme ». Lorsque, dans un contexte idéologique bien différent, celui… Lire la suiteÉcrit par : Yvon BELAVAL
Dans le chapitre "La philosophie" : … À l'évidence cartésienne, jugée trop subjective, on préférera la certitude expérimentale. *Il en résulte que le philosophe doit s'inspirer de la science ou, mieux, des sciences. Or les sciences ne s'éclairent que par des théories qui dépassent les sens. Ces théories ne sont pas celles qu'imaginent les savants pour faire progresser leurs… Lire la suiteÉcrit par : Michel PATY
Dans le chapitre "Le philosophe des sciences" : … *Tout en poursuivant ses travaux en physique, Pierre Duhem s'est de plus en plus préoccupé de philosophie et d'histoire des sciences, surtout à partir de 1893 pour la première discipline et de 1904 pour la seconde. La Théorie physique rassemble dans un ouvrage riche et original, dont l'importance a également été récemment découverte –… Lire la suiteÉcrit par : Jacques MERLEAU-PONTY
Dans le chapitre "Le système eddingtonien" : … *La philosophie d'Eddington, sous des apparences assez déconcertantes et à travers une présentation peu systématique, s'ordonne entre deux pôles : une réflexion sur la science contemporaine et les importants changements de perspective qu'elle impose par rapport à la science classique ; une exigence éthique, la défense de valeurs spirituelles et… Lire la suiteÉcrit par : Gilles Gaston GRANGER
… on traduit par notre mot « science » le mot grec ἐπιστήμη, l'épistémologie est, étymologiquement,* la théorie de la science. Bien que la forme anglaise du vocable ait existé avant que le français ne l'assimile, c'est pourtant avec le sens différent et plus large de « théorie de la connaissance » qu'il est généralement utilisé par les Anglo-Saxons… Lire la suiteÉcrit par : Michel PATY
… ; quant aux bosons neutres, ils sont l'objet des recherches les plus ambitieuses de la discipline. *La parution sous sa plume, en 1965, d'un livre intitulé Conceptions de la physique contemporaine inaugure une nouvelle phase de ses recherches, consacrées désormais à ces questions où science et philosophie se rejoignent. Il y présente, en… Lire la suiteÉcrit par : Mikel DUFRENNE
… peut revendiquer un monopole, et le véritable esthéticien serait celui qui les maîtriserait toutes. *Le premier problème, encore préalable, est celui-ci : où classer l'esthétique ? Dans la philosophie ou dans la science ? On l'a généralement résolu en ménageant les susceptibilités. La revue allemande s'appelle « Revue d'esthétique et de science… Lire la suiteÉcrit par : Hubert FAES
… procèdent les uns des autres, et interprète tous les phénomènes biologiques dans cette perspective. *Une telle acception ne rend cependant pas compte d'un système de pensée beaucoup plus vaste dans lequel on peut voir, au-delà de toute théorie scientifique et au-delà de la biologie, une philosophie, une idéologie, une vision du monde – peut-être… Lire la suiteÉcrit par : Pascal ENGEL
Dans le chapitre "L'empirisme logique et la construction logique du monde" : … transcendantale. Son inspiration initiale provient plutôt de Russell, qui avait cherché, dans* « Sur les relations des données sensibles à la physique » (1914, in Russell, 1918), à analyser la matière et les objets physiques comme des complexes de données sensorielles (sense data), définies comme des atomes de sensation. Les… Lire la suiteÉcrit par : Alban BOUVIER
… ici percutantes et décapantes, animées d'un évident bon sens empiriste dans la description de la *science effective, dont Feyerabend n'a pas de mal à convaincre qu'elle ne progresse pas comme Popper l'expose ni comme la plupart des philosophes la reconstruisent idéalement. Exemples à l'appui, Feyerabend veut montrer que les scientifiques les plus… Lire la suiteÉcrit par : Pierre COSTABEL
Dans le chapitre "Les sentiers de la gloire" : … accueil flatteur de l'Accademia dei Lincei et du Collège romain, la puissante institution jésuite. *Mais le Discours sur les corps flottants qu'il publia en 1612 après d'âpres discussions avec les professeurs aristotéliciens de Pise manifesta l'étendue des difficultés dans lesquelles il était engagé en fait par rapport à la science… Lire la suiteÉcrit par : Fabio MINAZZI
… de B. Croce et de G. Gentile et défend la pleine valeur culturelle (et philosophique) de la *science comme la validité du positivisme d'Auguste Comte au regard de celui de H. Spencer. À la fin de 1934, obligé de quitter la place d'assistant d'analyse infinitésimale à la faculté des sciences de Turin parce qu'il n'est pas inscrit au Parti… Lire la suiteÉcrit par : Anne-Françoise SCHMID
… (1915). Professeur à l'université de Berne (1919), puis à l'École polytechnique de Zurich (1929), *il adjoignit bientôt à sa chaire de mathématiques supérieures un cours de philosophie des sciences. Dès 1938, il organisa les « entretiens de Zurich », rencontres internationales de philosophie des sciences. En 1947, il fonda Dialectica,… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre CHRÉTIEN-GONI
Ce* terme de méthodologie scientifique qualifie tous les outils intellectuels, tous les procédés et plus généralement toutes les démarches favorisant la découverte – c'est la racine grecque du mot – ou l'invention dans les sciences. On a pu également désigner par là, d'une manière plus globale, l'… Lire la suiteÉcrit par : Alphonse DE WAELHENS
Dans le chapitre "La raison et la science" : … *L'aube des temps modernes coïncide avec un accroissement considérable du sentiment de la puissance de l'homme. En tout domaine, le champ de ses possibilités s'élargit, pour paraître bientôt sans limites. Le développement inouï et continu de la science, qui s'amorce alors, ne fera jamais que renforcer ce sentiment, rendu sensible à tous par le… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul THOMAS
Dans le chapitre "Degré d'explicitation d'une hypothèse" : … Œrsted est incontestablement guidé par des idées, mais celles-ci changent et se précisent. *Des idées philosophiques jouent un certain rôle. Elles concernent l'analogie, voire l'identité du magnétisme et de l'électricité. Lecteur de Schelling et de Goethe, Œrsted emprunte à la philosophie de la nature ce thème général. Mais ses idées sont… Lire la suiteÉcrit par : Jean LARGEAULT
Dans le chapitre "L'idéalisme et la philosophie de la physique" : … *On rencontre fréquemment deux opinions : que le réalisme est naturel aux sciences ; que la philosophie est nécessairement idéaliste. La première de ces affirmations a pu être vraie pour certaines théories. Émile Meyerson a soutenu qu'elle est vraie et que les thèses positivistes-idéalistes vont à contre-fil de la pratique des savants. Par exemple,… Lire la suiteÉcrit par : Dominique LECOURT
Dans le chapitre "La défaite de l'immédiat" : … ». On ne s'étonnera pas de ce double geste : rejeter les unes, c'était s'affranchir de l'autre. *Ce que Bachelard découvrait, c'est que les couples d'oppositions philosophiques sujet-objet, abstrait-concret, etc., ne parvenaient pas à rendre compte des derniers progrès de la microphysique. Partant de ce fait, il lui donna une portée générale : l… Lire la suiteÉcrit par : Jeanne HERSCH
Dans le chapitre "Existence et transcendance" : … homme au-delà de la scission sujet-objet, et donc des conditions de la connaissance scientifique. *La science n'en est pas moins non seulement une activité nécessaire, mais aussi une des conditions indispensables de toute quête philosophique authentique. Explorant l'ordonnance d'un univers dont la totalité lui échappe mais l'inspire et la guide,… Lire la suiteÉcrit par : Louis GUILLERMIT
Dans le chapitre "Une nouvelle conception de la philosophie" : … une bonne fois du sort de la métaphysique, de s'assurer qu'elle est possible et d'en faire une *science. Ce nom de métaphysique formulait une prétention à acquérir la connaissance d'objets qui se situent au-delà de la nature, dont l'expérience sensible permet à la physique de faire la science : cet être de tous les êtres et qui en est la… Lire la suiteÉcrit par : Françoise ARMENGAUD
… *Philosophe et historien des sciences, né en Russie, Alexandre Koyré, de 1908 à 1911, a suivi à Göttingen les cours de Husserl et de Hilbert, puis à Paris ceux de Bergson et de Brunschvicg. Sa carrière de chercheur et d'enseignant s'est déroulée depuis 1930 à la VIe section de l'École pratique des hautes études, avec de nombreux séjours à… Lire la suiteÉcrit par : Jean Marie GOULEMOT
Dans le chapitre "La mesure, fondement de la connaissance" : … avec d'Alembert (1769), Diderot définit aussi la matière par l'étendue, donc le mesurable. *Le goût de l'expérimentation, l'utilisation continuelle de cautions scientifiques – on se veut le « Newton de la morale » – peuvent prêter à sourire. Quelle valeur attribuer aux expériences de Montesquieu sur la langue de mouton pour élaborer sa… Lire la suiteÉcrit par : Michel PATY
Dans le chapitre "La philosophie de la connaissance de Mach" : … *Mach écrivait, dans la préface à L'Analyse des sensations : « La même considération sous-tend mes écrits d'épistémologie de la physique et mes recherches en physiologie des sensations, celle que l'on doit éliminer tout élément métaphysique comme superflu et contraire à l'économie de la science. » C'est autour de cette exigence centrale que… Lire la suiteÉcrit par : Georges GUSDORF
… la spéculation occidentale. Refoulée à l'arrière-plan par la culture chrétienne de l'âge médiéval, *elle se réaffirme avec force après la Renaissance, et semble dès lors avoir partie liée avec le développement de la science moderne. Le matérialisme demeure par excellence jusqu'à nos jours une philosophie à référence, ou à prétention, scientifique.… Lire la suiteÉcrit par : Jacques GUILLERME, Hélène VÉRIN
… du corps pâtissant, chair corruptible dont les intimes dérangements brisent net les élans de l'âme. *La sérénité requise du physicien ou du chimiste qui règle ses expérimentations sur les exigences d'un savoir méthodique, pour retenir, au plus près du concept de matière, les effets observables de ses manipulations, cette sérénité est bien le fruit d… Lire la suiteÉcrit par : Joseph BEAUDE
Dans le chapitre "L'expansion" : … *L'importance du mécanisme dans l'histoire de la pensée est considérable ; grâce à lui, s'est ouverte l'ère de la science classique. Mais l'influence des premiers mécanistes est beaucoup moins due aux résultats qu'ils ont obtenus dans les disciplines scientifiques particulières qu'au changement de mentalité qu'ils ont provoqué ou, pour mieux dire, à… Lire la suiteÉcrit par : Alphonse DE WAELHENS
Dans le chapitre "Désaveu de la science" : … horizon ontologique qui favorise les progrès de la découverte et leur fournisse un cadre adéquat. *On retrouve ici une démarche qui n'est pas sans analogie avec la réduction phénoménologique de Husserl, encore que tournée cette fois, quasi explicitement, contre l'objectivisme chosiste et physicaliste de la pensée scientifique naïve. Tel est le… Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
… *D'origine polonaise, Émile Meyerson a reçu une formation de chimiste, d'abord à Heidelberg, comme élève de Bunsen, puis en France, où il s'installe en 1881. Ruiné par l'industrie, il devient rédacteur de l'agence Havas pour la politique étrangère, puis (1891) directeur de la Jewish Colonization Association pour l'Europe et l'Asie Mineure.… Lire la suiteÉcrit par : Henry DUMÉRY
Dans le chapitre "Les théologiens, l'explication naturelle et la foi chrétienne" : … cercle des causes. Mais ce raisonnement lâche la topique religieuse ; il s'égare sur un terrain de *science, de fausse science ; car personne, ni savant, ni philosophe, ni mystique, personne ne peut dire de quoi la nature est capable (le médecin, qui assure que Dieu seul peut faire mieux que lui, a une moins haute idée de Dieu que de lui-… Lire la suiteÉcrit par : Raymond BOUDON, Hubert DAMISCH, Jean GOGUEL, Sylvanie GUINAND, Bernard JAULIN, Noël MOULOUD, Jean-François RICHARD, Bernard VICTORRI
Dans le chapitre "Les fonctions de la modélisation" : … des fins de la connaissance ; on aura remarqué que les spécialistes des diverses méthodes de la *science parlent des modèles en termes de réalisations « optimales » et qu'ils marquent les rôles mutuellement complémentaires que jouent les modèles : les qualités mêmes auxquelles satisfont les modèles valables sont multiples et reflètent de quelque… Lire la suiteÉcrit par : Maurice ÉLIE
Dans le chapitre "Physique et philosophies de la nature" : … D'un point de vue historique, *il semble que cette distinction n'ait pas toujours existé, si l'on admet que les penseurs présocratiques furent indissolublement physiciens et philosophes de la nature, eux qui cherchèrent l'Archè, le principe des choses, s'interrogèrent sur leurs éléments, terre, air, eau ou feu, ainsi que sur leurs modes de… Lire la suiteÉcrit par : Gilles Gaston GRANGER
… 1905 et 1930, comparés au déroulement incertain de la philosophie contemporaine, ils estiment que* l'âge scientifique n'a pas la philosophie qu'il mérite. Cependant, aucune orthodoxie véritable ne lie les membres du groupe viennois, qui, dès 1931, commence à essaimer, avec R. Carnap et P. Frank, nommés à l'université de Prague pour occuper… Lire la suiteÉcrit par : Michel PATY
Dans le chapitre "La philosophie naturelle" : … *Newton concevait son travail scientifique comme faisant partie de ce qu'il appelait la « philosophie naturelle », qui n'est pas une simple reprise du thème galiléen du livre de la nature, mais s'insère dans le courant néoplatonicien de Cambridge. S'il s'inspire de Descartes, par une certaine conception de la raison et du rôle des mathématiques, c'… Lire la suiteÉcrit par : Gilles Gaston GRANGER
Dans le chapitre "Les objets mathématiques" : … qu'individus réalisés hic et nunc, mais en tant que concepts déterminés, car ils ne sont pas saisissables comme tels dans une expérience sensible.* Les philosophes ont pris à leur égard des positions très variées, qu'on peut cependant répartir entre quelques grandes orientations ; nous présenterons cette classification sommaire de deux points de vue… Lire la suiteÉcrit par : Paul RICŒUR
Dans le chapitre "Science et ontologie" : … n'est donc pas seulement la métaphysique. On voudrait montrer, dans cette deuxième partie, comment* la science elle-même engendre sans cesse à nouveau l'interrogation ontologique. En effet, ce n'est pas de façon métaphysique, mais bien physique, que la science rencontre la question de l'être. Entendons : la question de l'être, pour la science, c'… Lire la suiteÉcrit par : Jacques BILLARD, Jean LEFRANC, Jean-Jacques WUNENBURGER
Dans le chapitre "Rationalité critique" : … que sont issues d'abord la philosophie, puis les diverses sciences qui se sont détachées d'elle ? *Le doute scientifique n'est-il pas l'héritier du doute philosophique, comme le disait Claude Bernard, mais avec la fécondité en plus ? Dernières à avoir acquis leur indépendance et leur positivité, les sciences humaines semblent avoir repris à la… Lire la suiteÉcrit par : Roland OMNÈS
Dans le chapitre "Physique et réalité" : … dans un exposé relatif à la physique, car c'est sans doute là que les questions se posent de la manière la plus nette avec le plus de données. Parmi les physiciens et les* spécialistes de la philosophie des sciences, il semble qu'on puisse distinguer trois positions principales que l'on désignera comme pragmatique, néo-positiviste et réaliste… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marc LÉVY-LEBLOND
Dans le chapitre "Les mathématiques, langage de la physique ?" : … nature-homme, expérience-théorie, concret-abstrait, faits (scientifiques)-lois (scientifiques). *Suivant le poids assigné à l'un ou l'autre pôle de ces couples, on obtient une infinité de positions se rattachant à des philosophies de type positiviste, nominaliste, conventionnaliste, pragmatiste, etc., qui appartiennent toutes au spectre… Lire la suiteÉcrit par : Monique DIXSAUT
Dans le chapitre "La question du savoir" : … est donc la connaissance de la connaissance de soi-même, le savoir du savoir qu'il incarne. Cette *science étant accordée, il est impossible qu'elle soit science de rien. Comme les autres sciences se partagent l'ensemble des objets et des domaines spécifiques de connaissance, elle ne peut avoir que celles-ci pour objet. Connaître les autres… Lire la suiteÉcrit par : Bertrand SAINT-SERNIN
… *Né à Saigon, reçu premier à l'agrégation de philosophie en 1922, licencié en droit, pensionnaire à la fondation Thiers, René Poirier enseigna au lycée Janson-de-Sailly à Paris et au lycée de Chartres, puis aux universités de Montpellier (1931-1932) et d'Alger (1932-1937). Il fut élu à la Sorbonne en 1937. Envoyé au Brésil en 1939 pour participer à… Lire la suiteÉcrit par : Raymond THOMAS
… vivante ; elle a publié de nombreux ouvrages sur les divers aspects de la pensée de Polanyi. Son* œuvre intéresse tous les domaines de l'activité humaine, de la philosophie aux techniques les plus variées, en passant par les sciences et les arts. Il montre d'abord que la racine profonde de la téléologie, qui, bien qu'ouvertement bannie comme… Lire la suiteÉcrit par : Angèle KREMER-MARIETTI
*Le rapport du positivisme aux sciences positives est fondamentalement affirmé par Littré et confirmé par Auguste Comte. Littré écrit dans son Dictionnaire de la langue française (1863-1870) : « Philosophie positive : se dit d'un système philosophique émané de l'ensemble des sciences… Lire la suiteÉcrit par : Françoise ARMENGAUD
Dans le chapitre "Une certaine idée de la philosophie" : … est une affaire sérieuse qui, avec son degré de maturité, constitue « une partie intégrante de la *science », tant par ses méthodes que par ses intérêts et ses contenus. « La tâche, écrit Quine à ce propos dans Word and Object, est de rendre explicite ce qui a été laissé tacite et de rendre précis ce qui a été laissé vague ; la tâche est… Lire la suiteÉcrit par : Éric WEIL
Dans le chapitre "Le discours métaphysique" : … qu'un schéma du monde tel qu'il est en lui-même, c'est-à-dire dans l'esprit divin, peut être tracé. *Ce qui donne à la raison tant de confiance en elle-même c'est la série ininterrompue des succès que, en tant que calculatrice, elle remporte en physique et en cosmologie. Le monde naturel n'est pas seulement rationnel en soi en tant qu'œuvre d'une… Lire la suiteÉcrit par : Jean LARGEAULT
Dans le chapitre "Historique" : … Les esprits se passionnent donc pour ou contre les théories. On peut se réjouir que science et *philosophie se rencontrent. Le plus souvent, elles s'ignorent. Les conjectures touchant l'évolution et la nécessité offrent l'occasion de rencontres, mais erreurs et sophismes se mettent du même coup à prospérer. Certains pensent que ces sujets sont… Lire la suiteÉcrit par : Alexis BIENVENU
… *Hans Reichenbach fut à Berlin, dans l'entre-deux-guerres, puis lors de son exil à Istanbul et Los Angeles, le principal représentant de l'empirisme logique, mouvement philosophique apparenté au positivisme logique du cercle de Vienne. Fondateur de la Société de philosophie empirique, il défend comme les Viennois une « conception scientifique du… Lire la suiteÉcrit par : Jacques TESTART
Dans le chapitre "Qui est responsable ? Et de quoi ?" : … noyau de la matière (physique nucléaire) ou le noyau de la cellule vivante (génétique), ont amené *le philosophe allemand Hans Jonas à s'interroger (Le Principe responsabilité, 1990) : « La terre nouvelle de la pratique collective, dans laquelle nous sommes entrés avec la technologie de pointe, est encore une terre vierge de la théorie… Lire la suiteÉcrit par : Jean LADRIÈRE
… mêmes. La science, au cours de son histoire, s'est rendue parfaitement autonome à l'égard de la *philosophie. Elle pose toutefois à la philosophie des problèmes fondamentaux : comment le savoir scientifique est-il possible ? comment s'explique l'accord, au moins partiel, enregistré par la démarche scientifique, entre les opérations de l'esprit… Lire la suiteÉcrit par : Georges CANGUILHEM
*« Qui sait si la première notion de biologie que l'homme a pu se former n'est point celle-ci : il est possible de donner la mort. » Cette réflexion de Valéry dans son Discours aux chirurgiens (1938) va plus loin que sa destination première. Peut-être n'est-il pas possible, encore aujourd'hui, de… Lire la suiteÉcrit par : Gilles Gaston GRANGER
*On appelle « cercle de Vienne » (Wiener Kreis) un groupement de savants et de philosophes formé à Vienne à partir de 1923 autour de Schlick, en vue de développer une nouvelle philosophie de la science dans un esprit de rigueur, et en excluant toute considération métaphysique. Les thèmes directeurs… Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
… Gueroult aura été l'inspirateur de ses travaux et le maître dont il se reconnaîtra le disciple. *„L'histoire de la philosophie peut être une science“, „la philosophie est elle-même une science“ – tels sont les deux postulats que Jules Vuillemin inscrit au seuil de Physique et métaphysique kantiennes (1955). Il serait faux, toutefois, de… Lire la suite
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