Dans la plupart des molécules organiques, les atomes voisins sont liés les uns aux autres par des liaisons covalentes, c'est-à-dire fondées sur l'appariement naturel des électrons de vecteur magnétique ou « spin » opposé. Lors d'une irradiation, de l'exposition à une source d'énergie lumineuse ou thermique d'intensité suffisante, ou de réactions chimiques d'oxydoréduction, le couple électronique peut être rompu. La molécule ou l'atome se trouve de ce fait porter un ou plusieurs électrons « célibataires » sur son orbitale externe et est désigné sous le terme de « radical libre ». La tendance naturelle des électrons non appariés à interagir avec les électrons de molécules ou d'atomes voisins, pour reformer des liaisons chimiques covalentes, confère aux radicaux libres une très grande instabilité, une extrême réactivité et la capacité de déclencher la néoformation et la propagation en chaîne d'autres espèces radicalaires. C'est ce processus de transfert et de propagation des radicaux libres que l'on désigne parfois sous le terme évocateur de « cascade radicalaire », et qui, au sein de la matière vivante, peut aboutir à la destruction partielle ou complète des structures cellulaires […]
Autres références
« RADICAUX LIBRES » est également traité dans :
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ALCANES
Auteur :
Jacques METZGER
Dans le chapitre "Craquage et isomérisation" : …
Sous l'action de la température se produit la coupure homolytique de liaisons C−C qui conduit à des *radicaux libres dont la réaction avec d'autres molécules et d'autres radicaux est responsable de la formation des molécules plus courtes, saturées ou non (réactions 1). La rupture des liaisons C−C se produit préférentiellement à celle des liaisons C−…
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ANTIOXYGÈNES
Auteur :
Robert PANICO
Dans le chapitre "Mécanisme" : …
pratiquement négligeable. La vitesse de la réaction croît ensuite rapidement puis se stabilise. Ces* faits s'accordent avec le mécanisme d'une réaction radicalaire en chaîne. Si l'on représente le composé autoxydable par la formule R—H, la liaison covalente entre l'hydrogène et le groupe R résulte de la mise en commun de deux électrons, l'un étant…
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ATHÉROSCLÉROSE
Auteur :
Loïc CAPRON
Dans le chapitre " Mécanismes de l'athérosclérose" : …
est l'oxydation : l'inflammation est génératrice de petites molécules contenant de l'oxygène activé *(radicaux libres), capables d'oxyder les molécules avoisinantes ; l'oxydation des complexes lipidiques présents dans l'intima artérielle (lipoprotéines porteuses de cholestérol venues du sang) perturbe leur destin métabolique, aboutissant à leur…
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CATALYSE - Catalyse homogène
Auteur :
Igor TKATCHENKO
Dans le chapitre "Catalyse redox" : …
pas apparié sont le siège de processus de transferts monoélectroniques et catalysent essentiellement* des réactions d'oxydation radicalaires. On compte au nombre de ces réactions l'autoxydation par l'oxygène moléculaire des aldéhydes et des hydrocarbures. L'oxydation de l'éthanal, CH3CHO, est une des voies d'obtention d'acide acétique, CH…
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CINÉTIQUE CHIMIQUE
Auteur :
Lucien SAJUS
Dans le chapitre "Les radicaux" : …
Certaines* formes actives résultent de la scission d'une molécule, chaque fragment conservant un électron du couple d'électrons qui assurait la liaison dans la molécule ; c'est une scission homolytique donnant deux radicaux, comportant chacun un électron non apparié. De tels radicaux sont extrêmement réactionnels et permettent en particulier des…
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Bibliographie
C. Deby & J. Princemail, « Toxicité de l'oxygène, radicaux libres et moyens de défense », in Presse méd., no 15, pp. 1468-1474, 1986
A. M. Michelson, J. M. Mc Cord & I. Fridovich, Superoxide and Superoxide Dismutases, Acad. Press, Londres, 1977
G. Milon & B. Descamps-Latscha, Les Cellules phagocytaires, in J. F. Bach dir., Immunologie, 4e éd., Flammarion, Paris, 1989
G. Rotillo, Superoxide and Superoxide Dismutase in Chemistry, Biology and Medicine, Elsevier Science Publ., 1986.
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